Blog du Club République Sociale,association régie par la loi du 1er Juillet 1901 et fondée en 1997. "Sans la République, le Socialisme est impuissant, Sans le Socialisme; la République est vide". Les membres du Club République Sociale se réfèrent aux Droits de l'Homme et du Citoyen, à la Séparation des Églises et de l'État, aux valeurs cardinales de la République( Liberté, Égalité, Fraternité) que seule la République Sociale peut réaliser.
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mardi 8 mars 2016
Rencontre RM « La République et la nation » (le 30/03 à l’Assemblée nationale)
Rencontre RM « La République et la nation » (le 30/03 à l’Assemblée nationale): Après les attentats de Paris en 2015, nous sommes sortis de l’univers libéral-libertaire pour entrer dans une nouvelle ère idéologique où les concepts de nation, de frontières, d’autorité, et des emblèmes comme la Marseillaise, le drapeau, reprennent une signification. Les Français se sont rassemblés autour de la Nation, autour du patriotisme républicain et de ses…
jeudi 30 octobre 2014
Neuvième cérémonie de remise du Prix de la Laïcité du Comité Laïcité République, en les salons de l’Hôtel de Ville de Paris
LETTRES ELECTRONIQUES N°Extraordinaire 72 Nancy, le 30/10/2014
Octobre Novembre Décembre 2014
AUX MEMBRES ET SYMPATHISANTS
Octobre-Novembre-Décembre 2014 : Spéciale Laïcité-CLR
Le club RÉPUBLIQUE SOCIALE remercie le COMITÉ LAICITÉ RÉPUBLIQUE de son invitation et salue son
Président du Comité Laïcité République - 27 octobre
Mes premiers mots s’adressent au Maire de Paris, Anne Hidalgo, pour la remercier d’accueillir la 9e édition de la
cérémonie de remise des prix de la Laïcité, organisée par le Comité Laïcité République.
Il y a un an, nous formulions des voeux. Aujourd’hui, c’est chose faite. Anne est maire de Paris, maire de la capitale
de la République laïque. Ce fut pour nous une grande joie. C’est aussi un grand espoir pour les principes et les
valeurs que nous partageons. C’est grâce à Anne Hidalgo que nous nous retrouvons à nouveau dans cette
somptueuse salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Paris pour cette manifestation qui constitue désormais un rendez-vous
Nous nous connaissons depuis longtemps. Je sais que tu as toujours été une amie de la laïcité, de la liberté de
conscience, de l’égalité des droits. En témoigne le patronage laïque mis en place sous ta responsabilité dans le XVe
arrondissement avec notre ami disparu cette année, le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, auquel je
souhaite rendre un hommage empreint d’émotion.
Je souhaite également saluer la présence de Patrick Klugman, Adjoint à la Mairie de Paris, chargé des relations
internationales et de la Francophonie, Bruno Julliard, Adjoint à la mairie de Paris, chargé de la culture et de Pierre
Bergé, membre fondateur du CLR, toujours fidèle dans son engagement.
Je souhaite également remercier Jean Glavany, député, ancien ministre, ancien chef de cabinet du président
Mitterrand, défenseur de la laïcité dans un contexte pas toujours facile, qui a accepté cette année de présider le Jury
du Prix de la Laïcité.
A vous tous, chers amis, bienvenue.
Vous êtes 587 à vous être inscrits, parfois venus de loin, de nos régions métropolitaines et d’Outre-mer, de
Belgique, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Suisse, de Turquie, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Congo, du
Gabon, du Benin, du Québec, d’Haïti et même d’Afghanistan.
Ce qui témoigne s’il en était besoin que la laïcité n’est pas franco-française, qu’elle est porteuse de valeurs
universelles, même si elle peut prendre des formes juridiques diverses dans chaque pays.
Votre présence massive et diverse montre également que la France demeure de ce point de vue, non pas l’exemple
que nous voudrions imposer, mais la référence éthique qui a nourri les grands mouvements d’indépendance et se
pose aujourd’hui en alternative à la barbarie qui se développe sous nos yeux. Qui menace d’engager l’humanité
dans une terrible régression obscurantiste. Une barbarie nourrie de haine, pétrie d’obscurantisme qui désigne
l’autre, l’alter - la femme en premier lieu - comme l’ennemi à humilier, à souiller, à avilir, à torturer, à exterminer.
Une barbarie en légitimant une autre, il n’est cette fois pas exagéré de citer Brecht et de dire que "le ventre est
encore fécond d’où est sortie la bête immonde".
De nombreux élus sont présents ou excusés : Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat ; Christian Bataille, député,
président de la Fraternelle parlementaire ; Françoise Laborde, sénatrice ; Odile Saugues, députée ; Gérard Delfau,
ancien sénateur ; André Bellon, ancien député ; Michel Hannoun, ancien député.
Plusieurs anciens ministres sont également parmi nous ou nous ont adressé un message de solidarité : Jean-Michel
Baylet, Alain Vivien, Guy Lengagne, André Henry, Michel Charasse, Anicet Le Pors, Yvette Roudy, Dominique
Nimi-Madingou, ancien ministre du Congo, Prudent Victor Topanou, ancien Garde des Sceaux, Porte-parole du
gouvernement du Bénin, Anne-Marie Lizin, ancienne Présidente du Sénat de Belgique et ancien ministre, et Jacques
Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits à qui nous souhaitons bonne chance pour ses nouvelles et
importantes responsabilités.
Parmi vous ou excusés, plusieurs préfets et sous-préfets, recteurs et anciens recteurs, membres de cabinets
ministériels, conseillers du Président de la République, du Premier ministre et du Président de l’Assemblée
Nationale.
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| Remise du Prix Laïcité 2013, en présence de Monsieur Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur |
Je souhaite également la bienvenue à :
Daniel Keller, Grand Maître du GODF, accompagné de Christophe Habas, Premier Grand Maître adjoint chargé de
la laïcité, et d’une importante délégation du Conseil de l’Ordre du GODF, et d’anciens conseillers ; des anciens
Grands Maîtres du GODF Gilbert Abergel, Guy Arcizet, Bernard Brandmeyer, Philippe Gugliemi, Jacques Lafouge,
Jean-Robert Ragache, Jean-Michel Quillardet, Bernard Brandmeyer et José Gulino ; Pierre-Henri Gouttière, ancien
Premier Grand Maître adjoint ; Jean Pierre Cordier et Jean-Pierre Catala qui président respectivement le Grand
Collège des Rites et le Grand Chapitre de France ; Michel Meley, Président du Droit Humain ; Catherine Jeannin-
Naltet, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, accompagnée de Denise Oberlin, ancienne
présidente ; de Jean Verdun, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France ; et aux représentants de nombreuses
autres obédiences maçonniques impliquées dans la défense de la laïcité que je ne peux toutes citer : la Grande Loge
Mixte de France, la Grande Loge Mixte Universelle, le Grand Orient latino-américain, le Grand Orient et Loges
réunies du Congo, la Grande Loge de Turquie, le Grand Orient du Portugal.
Parmi vous également, de nombreux responsables et militants des associations laïques et syndicales. Sont ainsi
représentés : les 25 associations laïques du Collectif des associations laïques :
La CNPL ; SOS Racisme ; Ni putes,ni soumises ; la Ligue de l’Enseignement ; l’association Egales ; Regards de femmes ; Laïcité-Libertés ; Libres Mariannes ; la Ligue du droit international des femmes ; l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives
La CNPL ; SOS Racisme ; Ni putes,ni soumises ; la Ligue de l’Enseignement ; l’association Egales ; Regards de femmes ; Laïcité-Libertés ; Libres Mariannes ; la Ligue du droit international des femmes ; l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives
communautaires ; le Comité 1905 ; le CAEDEL ; la Licra ; l’Unsa ; Force ouvrière ; le Comité d’action laïque de
Belgique ; la Libre Pensée ; l’UFAL ; le CNAFAL ; Solidarité laïque ; l’Association des Libres Penseurs de France ;
la Clef, coordination française pour le lobby européen des femmes ; l’association égalité-justice ; Europe et Laïcité ;
Agir pour l’Afrique ; République sociale ; le Cercle Ramadier ; le Centre d’action laïque de Bruxelles ; l’association
Fontenay-Laïcité ; le réseau féministe Ruptures ; l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)...
Je souhaite enfin saluer ou présenter les excuses d’amis engagés sur nos chantiers communs : Louis Astre, Elisabeth
Badinter, George-Marc Benamou, Abdenour Bidar, Roland Castro, Charb, Eddy Khaldi, Guillaume Lecointre,
Samuel Mayol, Bernard Pignerol, Jean-Paul Scot, Malka Markovitch, Richard Malka, Albert Memmi, Gilles
Schilnecht, Malika Sorel, Alain Simon, Maya Surduts, Claude Vaillant, Linda Weil-Curiel.
Enfin, je souhaite tout particulièrement la bienvenue à trois grands comédiens : Jean-Claude Drouot, Pierre Santini
et Florence Roche, qui interprètent une formidable pièce de Bruno FuligniClemenceau-Jaurès, qui pose la question
"Quelle République voulons-nous ?" que je vous invite à visionner le lundi 10 novembre à 20h30 sur la chaine
parlementaire (LCP).
Enfin, en votre nom à tous, je souhaite saluer celle à qui, voilà deux ans, nous décernions le Prix national de la
laïcité, la courageuse directrice de la crèche Baby-Loup, Natalia Baleato.
L’an dernier, à cette tribune, Manuel Valls - devenu depuis Premier ministre - avait expliqué en quoi le destin de Baby Loup constitue un symbole déterminant pour la laïcité. Après avoir emporté une première victoire juridique,
partielle mais réelle, avec la décision de la Cour d’appel de Paris, cet été, la bataille s’est déplacée sur le plan politique puisque, vous le savez, la crèche laïque est désormais menacée financièrement, dès lors que la nouvelle
municipalité de Conflans-Saint-Honorine ne couvre pas les engagements pris par la précédente.
Une réunion importante aura lieu jeudi mais je lance à tous un nouvel appel à la solidarité financière pour permettre à Natalia et à son équipe de faire vivre Baby Loup.
Une réunion importante aura lieu jeudi mais je lance à tous un nouvel appel à la solidarité financière pour permettre à Natalia et à son équipe de faire vivre Baby Loup.
Il y un deux ans, ici même, nous faisions le triste constat d’une laïcité malmenée, vilipendée, détournée. Et ce, au moment où le pays en a le plus besoin.
Nous avions mis en garde contre la montée des communautarismes qui, disions-nous, fragilisent la paix civile.
La volonté de quelques-uns, cet été, d’importer en France la guerre entre le Hamas et Israël, la banalisation de l’antisémitisme et du racisme, montrent, s’il en était besoin, que nos inquiétudes étaient fondées.
La volonté de quelques-uns, cet été, d’importer en France la guerre entre le Hamas et Israël, la banalisation de l’antisémitisme et du racisme, montrent, s’il en était besoin, que nos inquiétudes étaient fondées.
Ce sont les principes de la citoyenneté républicaine qui sont attaqués et en tout premier lieu celui, fondateur, qui affirme que toutes les femmes et tous les hommes, quels que soient leur origines, la couleur de leur peau, leurs appartenances philosophiques, politiques, religieuses, sexuelles sont des citoyens libres et égaux en droits. Parler de
laïcité au coeur d’un certain tohu-bohu relève tout simplement de salubrité publique.
Il y a un an, nous dénoncions la très inquiétante tentative de hold-up de l’extrême-droite sur la laïcité. Nous avions
peut-être tort d’avoir raison trop tôt. L’actualité de l’année nous a malheureusement donné raison. Le Front national
est désormais le premier parti de France et se donne comme le meilleur défenseur de la citoyenneté et de la laïcité !
Ceci prêterait à rire si les choses n’étaient aussi graves.
Cela a été rendu possible parce que les républicains des deux rives ne se sont pas donnés les moyens de défendre
ces principes qui font la République, la laïcité en premier lieu. Parce que nous avons laissé s’installer la confusion
dans les têtes.
Nous constations le lourd bilan du quinquennat précédent en matière de laïcité : le discours de Latran qui plaçait
l’instituteur en-dessous du prêtre, la loi Carle mettant en place la parité du financement public entre écoles
publiques et confessionnelles, quand il y a encore 500 communes en France sans école publique, les tentatives de
révision de la loi de 1905... Arrêtons-la ce triste florilège.
L’an dernier, nous nous sommes félicités de la campagne présidentielle de François Hollande et de son discours du
Bourget, célébrant les retrouvailles de la gauche et de la Laïcité, alors que depuis des années, une partie de la
gauche avait fait preuve d’atermoiements coupables à l’égard du communautarisme et de peu d’intérêt pour une
Laïcité pourtant inscrite dans son histoire et sa culture.
Depuis, le président n’a pas manqué d’affirmer à plusieurs reprises son attachement à la laïcité. Des étapes
importantes ont été franchies avec le "mariage pour tous", la révision des lois bioéthiques, la réalisation d’une
charte de la laïcité à l’école publique - qui mérite d’être confortée -, la mise en place de l’Observatoire de la laïcité
qui, je l’espère, montera en puissance pour proposer des remèdes aux problèmes qui se posent à la laïcité en France.
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| Patrick Kessel, Commandeur dans l'Ordre de la Légion d'Honneur,président du CLR et Jean Glavany, ancien ministre, membre de l'Observatoire de la Laïcité au titre du contingent parlementaire |
Beaucoup reste à faire. D’abord pour s’assurer que la laïcité est réellement appliquée dans le service public, les
écoles, les hôpitaux, la police...
Ensuite, il faut prendre la mesure des risques que la montée des communautarismes religieux dans les entreprises
privées fait peser sur la paix civile. La loi ne prévoit pas que la laïcité doive s’y appliquer. Peut-on, parce que le
sujet est délicat, refuser de le poser et mettre la cendre sous le tapis au risque de l’enflammer ? Des entreprises, telle
Paprec, dont je salue le président, Jean-Luc Petithuguenin, ont pris des initiatives comme une charte de la laïcité,
votée à l’unanimité des collaborateurs.
Pour autant, cette méthode tiendrait-elle juridiquement si elle était attaquée ? Pas certain. Faut-il dès lors légiférer
ou à tout le moins adapter le code du travail ? Le débat doit être ouvert, sauf à laisser une nouvelle fois l’extrême
droite se nourrir des hésitations des républicains et mettre en place des syndicats "jaunes" comme ce fut le cas dans
les années 1960.
Aussi le Comité Laïcité République organisera-t-il un colloque sur le thème "Laïcité et entreprises", qui se tiendra
le samedi 13 décembre, toute la journée, à l’Assemblée nationale, et auquel je vous invite tous et vous demande de
vous inscrire au plus tôt auprès de la secrétaire générale.
La situation se dégrade également dans certaines universités et certains établissements d’enseignement supérieur.
Que faire ? La mission Laïcité de l’ancien Haut Conseil à l’Intégration (HCI) avait formulé 12 propositions, qui
méritent d’être analysées, débattues et non rejetées sans discussion.
Cette mission n’était en aucune sorte composée d’extrémistes et d’islamophobes comme certains veulent le faire
croire. Leurs propositions ne visaient pas à stigmatiser mais à assurer la paix sociale sur les lieux d’enseignement.
Je souhaite saluer l’animateur de cette commission Alain Seksig, injustement pris à parti cette année. Le Comité
Laïcité République organisera un second colloque sur “Laïcité et enseignement supérieur” au 1er semestre 2015,
également à l’Assemblée nationale.
Beaucoup reste à faire d’ici la fin du quinquennat. Je pense en particulier
au droit à mourir dans la dignité que souhaitent 85 % des Français,
à l’instauration d’une journée nationale de la laïcité permettant de faire connaître le sens de la Laïcité, qu’ignorent
beaucoup de nos concitoyens.
Nombre d’autres sujets mériteraient d’être étudiés que je ne peux tous citer.
Je pense au problème que pose le financement public d’associations qui se disent culturelles mais qui sont en vérité
le faux-nez d’associations cultuelles et communautaristes.
Je pense au Condordat pour lequel le collectif des associations laïques a proposé une transition concertée afin
d’aller vers le retour au droit commun.
Au coeur de la tourmente, chacun sent bien que si les questions économiques et sociales sont déterminantes, le lien
social doit se ressourcer aux principes républicains, en particulier à l’égalité et à la fraternité. La Laïcité constitue le
meilleur rempart contre l’extrême-droite et le racisme. Parce qu’elle fonde une communauté de destin, une
Fraternité citoyenne. Ce sont ces valeurs et ces principes que nous avons voulu honorer en créant ce prix de la
Laïcité.
Le jury indépendant a été notamment présidé par Elisabeth Badinter, Pierre Bergé, Jean-Pierre Changeux, Odile
Saugues, Charb, et, l’an dernier, par Boualem Samsal, écrivain courageux. Cette année, c’est Jean Glavany qui a
bien voulu assumer cette responsabilité. On sait son engagement en faveur de la laïcité, à un moment où il faut
convaincre ses adversaires mais aussi, parfois, certains de ses propres amis. Qu’il en soit remercié ainsi que tous les
membres du Jury.
Avant de laisser la parole à Jean, je souhaite remercier les personnels techniques de la Mairie, mes amis du CLR, en
particulier notre secrétaire générale Florence Sautereau. Vous le savez peut-être, tout ce travail a été réalisé
bénévolement puisque le CLR ne dispose d’aucune subvention et ne vit que des cotisations de ses membres.
Raison de plus, si vous le souhaitez, pour adhérer nombreux!!
Merci de votre présence. Et sans plus attendre, je cède la parole au Président du jury du Prix de la Laïcité 2014.
Une femme afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes, lauréats du Prix
2014 de la Laïcité
Une militante afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes sont les lauréats de la9e édition du Prix
de la Laïcité, décerné ce lundi 27 octobre 2014 à la Mairie de Paris, en présence de la Maire de Paris, Mme Anne
Hidalgo, du Président du jury, Jean Glavany, député et ancien ministre, et de Patrick Kessel, Président du Comité
Laïcité République, organisateur de la manifestation.
Le « Grand Prix international » a été attribué à Mme Shoukria Haïdar, présidente de l’association NEGAR de
soutien aux femmes afghanes, défenseure de la laïcité, de l’égalité entre hommes et femmes, de l’éducation pour
tous, et en particulier des filles, et des droits des femmes.
Le « Grand Prix national » a été décerné à M. Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de
4500 personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Cette charte a été adoptée par un
vote à l’unanimité des salariés et contribue à un réel vivre ensemble au travail.
Le jury a par ailleurs attribué deux prix spéciaux à deux philosophes pour la force de leur oeuvre en faveur de la
laïcité. Il s’agit de :
Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université Charles de Gaulle Lille III, Vice-Présidente de la Société
française de philosophie (dernier ouvrage paru :Penser la laïcité, Ed. Minerve 2014),
Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris (dernier ouvrage
paru : Dictionnaire amoureux de la Laïcité, ed Plon 2014).
Prix de la laïcité 2014. Discours de clôture, par Philippe Foussier (Paris, 27 oct. 14)
Président délégué du Comité Laïcité République -
Finalement, les choix sont simples. Et nous sommes à un moment particulier, où il est peut-être encore temps
d’éviter dans les années qui viennent à notre pays une expérience politique funeste. Le 25 mai est passé par là, qui a placé le Front national en tête des partis de France.
Allons-nous laisser prospérer ceux qui exaltent encore et toujours les différences ?
Ceux qui veulent d’abord insister sur ce qui nous distingue les uns des autres ?
Ceux qui veulent toujours mettre en avant les soi-disant identités ?Ceux qui veulent toujours se définir ou définir les
autres par leur couleur de peau ? Par leur religion, réelle ou supposée ? Par leur origine ethnique ? Par leurs racines,
par les liens du sang, par leurs gênes, par leur héritage biologique ? Ceux qui pratiquent l’amalgame permanent,
notamment vis-à-vis de la religion musulmane ? Ceux qui postulent que parce qu’on a un nom à consonance arabe
on est nécessairement musulman et pire, on est obligatoirement croyant et pratiquant ?
Mais n’a t-on pas le droit aussi dans cette tradition d’être agnostique, d’être athée, d’être critique vis-à-vis des religions, y compris la sienne, de blasphémer ? Il faut croire que non, et l’enfermement communautaire,l’assignation identitaire, ils sont certes l’oeuvre de l’extrême droite - qui en douterait, toute son histoire le démontre ! - mais ils sont aussi l’oeuvre de courants différentialistes, essentialistes, communautaristes,
« multiculturalistes » disent-ils pour faire « joli », qu’on trouve tout autant à gauche, à l’extrême gauche qu’à
l’extrême droite.
Oui, il faut le dire nettement parce que nous sommes à une période importante en termes de choix de société.
Certains préparent le terrain pour l’extrême droite en accréditant ses thèses différentialistes, certains légitiment son
discours en postulant une prétendue irréductible différence entre les hommes de culture, de religion ou d’ethnies
distinctes.
Rappelons-nous, cela n’a pas été inventé par les Afrikaners du régime d’apartheid, cela n’est pas né au Club de
l’Horloge, au GRECE ou au FN : il y a précisément 3 ans, au printemps 2011, une Fondation distinguée qui, dit-on,
aurait une influence dans certains courants de gauche, proposait d’édifier en France une « citoyenneté musulmane ».
Rien moins.
Mais les mots ont un sens ! Une citoyenneté musulmane pour les musulmans de France, c’est donc logiquement une
citoyenneté protestante, juive, catholique, orthodoxe pour tous les croyants de notre pays ! Pourquoi certains et pas
d’autres ? Et que fait-on des agnostiques et des athées ? J’arrête là tant nous voyons bien que la confusion des
principes gagne y compris –et peut être surtout- certaines de nos élites intellectuelles et médiatiques.
Face à cela, qu’avons-nous à dire ? Tout simplement que nous refusons cette logique de l’exaltation des différences,
de la mise en exergue des distinctions, du port en bandoulière de son appartenance à tel ou tel groupe. Voulons-nous
être des citoyens ou des membres d’une communauté, astreints à l’assignation identitaire ?
Nous avons choisi ! Nous voulons être des citoyens, dans l’esprit défini par la Déclaration des droits de l’homme et
du citoyen à laquelle se réfèrent tous ceux qui dans le monde savent ce qu’elle signifie, et qui le paient parfois très
cher. Nous ne sommes pas sots. Nous savons que l’héritage des Lumières est contesté bien au-delà des courants
réactionnaires.
Pour nous, les choses sont claires. Nous refusons l’apartheid, qu’il soit pensé par des théoriciens de la Nouvelle
droite ou par ceux d’une hypothétique Nouvelle gauche. Nous refusons l’assignation identitaire, le postulat selon
lequel parce que nous avons tel ou tel héritage culturel ou cultuel nous y serions cantonnés pour l’existence entière.
Nous voulons être des femmes et des hommes libres et égaux en droits. Il y a pour cela des principes intemporels et
simples à comprendre et à défendre, sauf pour ceux qui y sont opposés, bien sûr.
Ils ont pour nom Humanisme, Universalisme et Laïcité.
POUR CEUX QUI DOUTENT, ENCORE, DE L'IMPORTANCE DU COMBAT POUR LA LAÏCITÉ, un simple fait divers, à Vernon, Eure,
Commune où les Maire (de Gauche comme de la droite extrême, ignore les servitudes qu'impose LA LAÏCITÉ À UNE COMMUNE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE !!!
POUR CEUX QUI DOUTENT, ENCORE, DE L'IMPORTANCE DU COMBAT POUR LA LAÏCITÉ, un simple fait divers, à Vernon, Eure,
Commune où les Maire (de Gauche comme de la droite extrême, ignore les servitudes qu'impose LA LAÏCITÉ À UNE COMMUNE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE !!!
Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com
Merci au CLR et à son Président
Le président du club RS
dimanche 6 avril 2014
Valls à Matignon, la Laïcité au coeur du quinquennat,Patrick Kessel, président du CLR
COMITE
LAICITE
REPUBLIQUE
![]() |
| Monsieur Manuel Valls lors de la dernière remise des prix Laïcités du CLR, en l'Hôtel de Ville de Paris |
Valls à Matignon, la Laïcité au coeur du quinquennat.
Laïque exigeant, sous-entendu sectaire, laïcard, républicaniste, sous-entendu
conservateur, c'est dans ces termes que les tenants du communautarisme, de droite
comme de gauche, ont accueilli la désignation de Manuel Valls comme Premier Ministre.
On peut comprendre l'acidité de ces réactions puisqu'il est vrai que l'ancien Ministre de
l'Intérieur et des Cultes n'a jamais caché son attachement aux principes républicains et
notamment à une laïcité sans qualificatif.
Ce qui, dans la confusion idéologique qui pèse sur nos têtes, suffit à en faire quasiment un réactionnaire !
Après cinq ans de mauvais coups continus portés à la laïcité sous la présidence
sarkoziste et en dépit des engagements clairs de François Hollande, les tenants du
communautarisme se sont employés à peser sur le pouvoir, qu'il s'agisse de l'affaire de la
crèche Baby Loup, des propositions sur l'intégration envisageant l'abrogation de la loi sur
les signes religieux à l'école, de l'accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées.
Un grand quotidien du soir a présenté le nouveau Premier Ministre comme un héritier de
Clemenceau, partisan d'une "laïcité exigeante", lui reprochant "un passé lourd avec les
musulmans" et des "relations tendues" avec les catholiques! Une lettre communautariste a
écrit que l'homme qui a soutenu les lois sur les signes religieux à l'école et l'interdiction de
la burqa dans la rue divise les citoyens !
Quel délicieux remake de l"arroseur arrosé"!
Quels crimes a donc commis le nouveau chef du gouvernement pour mériter un tel
opprobre?
Il a indéniablement critiqué les manifestations contre le mariage pour tous, s'est
prononcé en faveur de la loi sur le port du voile dans l'espace public et a estimé que les
propositions de la mission laïcité de l'ancien Haut Conseil à l'Intégration - dont une sur 12
envisageait l'interdiction du voile dans les salles de travail des universités - méritaient
d'être examinées plutôt que d'être jetées aux poubelles de l'Histoire! Il a eu le courage, et
ils n'étaient pas nombreux parmi les élus, de soutenir, dès le début, la crèche Baby Loup
afin que soit respectée la liberté de conscience des enfants.
Politiquement incorrect pour ceux qui militent afin que les lois s'adaptent aux traditions des communautés plutôt que
l'inverse !
A-t' il porté atteinte à la liberté de pratiquer un culte, menacé la paix civile?
Qui défend la laïcité et l'universalisme des valeurs de la République serait donc irréligieux,
liberticide, dangereux !
Bientôt, c'est tout l'héritage des Lumières qu'ils jetteront par dessus-bord.
L'opération est d'ailleurs malheureusement bien engagée !
La modération sur ce sujet nous vient du quotidien catholique "La Croix", qui rappelle que
le temps de son ministère à Beauvau, le ministre de l'Intérieur et des cultes a inauguré
deux mosquées, une synagogue, participé à trois messes, une béatification, une
canonisation, une rupture de jeune du Ramadan et à une cérémonie de Kippour !
Pour un homme suspect de laïcité trop ferme, voilà un bilan qui résonne comme un démenti,
ridiculisant ses détracteurs.
Qu'eussent d'ailleurs pensé nos anciens, à une époque où les élus de la République se faisaient devoir de ne pas participer publiquement à des cultes et réservaient leur présence à titre privé ?
Ils auraient estimé que le ministre prenait des libertés avec la neutralité de sa fonction et de la République.
Que signifient donc ces cris d'orfraie sinon la crainte d'un rééquilibrage, alors que les
réseaux communautaristes pèsent déjà fortement dans les sphères du pouvoir comme on
l'a constaté à l'occasion des débats sur le mariage pour tous, le droit à mourir dans la
dignité, les crèches bénéficiant de subventions publiques ou bien les accompagnements
scolaires.
Chacun est bien évidemment libre de critiquer le parcours et les orientations politiques ou
économiques du nouveau Premier Ministre. Le Comité Laïcité République se garde bien
d'intervenir sur ce champ laissant à chacun de ses membres la pleine liberté. Mais il est
malhonnête de faire de la défense de la laïcité, vertu républicaine, un acte d'accusation
fondé sur des préjugés d'un autre temps.
La France, et c'est sa chance, est de plus en plus diverse. Aussi a-t'elle besoin de plus de
laïcité pour vivre réellement ensemble. Elle a besoin de citoyenneté renforcée afin que
toutes les femmes et tous les hommes soient libres et égaux en droits, quelles que soient
leurs origines, la couleur de leur peau, leurs appartenances. Libres de construire librement
leur vie dans le respect de la liberté des autres mais aussi de la loi commune. Libres de
croire ou de ne pas croire, de changer de religion, de n'en avoir aucune, de les critiquer
toutes. Elle a besoin de République et la République a besoin de solidarité pour donner
sens à la Fraternité. C'est cela aussi la laïcité.
Au lendemain d'une bérésina électorale historique, le moment est venu de prendre la
mesure du message adressé par les électeurs. Mécontentements liés à la fracture sociale,
à la mondialisation économique, à la communication médiatique qui transforme la politique
en mauvais spectacle. Mais la crise est aussi de l'ordre de la déchirure culturelle, de la
perte de repères communs, du repli sur des identités différencialistes.
Nos concitoyens ont besoin de repères et de valeurs communes, d'une représentation
imaginaire de la société qui fasse sens, d'un projet qui porte l'envie de faire Nation
ensemble, avec nos différences mais dans l'égalité des droits et des devoirs. Tel est
l'enjeu du ressourcement aux valeurs républicaines que nous appelons de nos voeux.
La Gauche, tout particulièrement, a rendez-vous avec sa mémoire, son projet, son
identité, sa raison d'être. Combien savent encore que Jean Jaurès n'avait pas d'état d'âme
pour affirmer que "le socialisme c'est la République jusqu'au bout" ?
Mais peut-être, pour certains, cette citation est-elle devenue politiquement incorrecte?
Au milieu du quinquennat, la Laïcité constitue un enjeu essentiel pour notre démocratie,
pour la paix civile. Elle en est la clé de voûte, le ciment, en même temps qu'elle constitue
un des meilleurs outils pour lutter contre toutes les formes de discrimination et de racisme,
pour lutter contre la banalisation de l'extrême-droite.
Les chantiers ne manquent pas pour une République plus sociale et plus laïque.
Paraphrasant Danton, souhaitons au Premier ministre de l'audace, encore de l'audace,
toujours de l'audace !
Patrick Kessel,
Président du Comité Laïcité République
Avril 2014
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| Alain Rey-Hartmann, Vice-président et secrétaire général du Club République sociale, photographiant Monsieur Manuel Valls, lors de la remise du Prix Laïcité du CLR à des responsables de la Crèche Baby Loup Sur un sujet connexe |
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dimanche 3 novembre 2013
Remise, en l'Hôtel de Ville de Paris, du Prix Laïcité 2013 du Comité Laïcité République
Octobre 2013
Au nom du Club République Sociale, Alain REY-HARTMANN et moi-même remercions Patrick KESSEL, Président du Ccomité Laïcité République, ancien grand maitre du GODF, d'avoir invité le Club République Sociale à cette cérémonie qui réunissait toutes les forces Laïques de France. Eric TOLLENAERE.
- LIEN pour le site du Comité Laïcité République : http://www.laicite-republique.org/#&panel1-2
VIDÉOS DE LA CÉRÉMONIE EN L'HÔTEL DE VILLE DE PARIS :
- Lien pour la vidéo du discours de Madame Jeannette Bougrab
- Lien pour la vidéo du discours de Monsieur Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur et des Cultes
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VIDÉOS DE LA CÉRÉMONIE EN L'HÔTEL DE VILLE DE PARIS :
- Lien pour la vidéo du discours de Madame Jeannette Bougrab
- Lien pour la vidéo du discours de Monsieur Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur et des Cultes
- Lien pour la vidéo du discours de Monsieur Patrick Kessel, Commandeur dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, président du Comité Laïcité République
- Lien pour la vidéo du discours de Monsieur Philippe Foussier, secrétaire général du Comité Laïcité République
- Lien pour la vidéo du discours de Monsieur Philippe Foussier, secrétaire général du Comité Laïcité République
Communiqué du CLR
Le Prix national et le Prix international de la Laïcité, décernés pour sa 8em édition, par le Comité Laïcité République, ont été remis à Jeannette Bougrab et Jürgen Wertheimer, lundi 21 octobre 2013, à la Mairie de Paris, devant plus de 400 personnes.
Le jury indépendant, présidé cette année par Boualem Sansal, écrivain algérien, en honorant Jeannette Bougrab, a voulu distinguer le combat d'une femme courageuse, fille d'immigrés devenue maître des requêtes au Conseil d'Etat, ancienne ministre dont les convictions ont parfois heurté le gouvernement auquel elle appartenait, qui eut à mener des batailles difficiles comme présidente de la HALDE, toujours fidèle au combat de l'équipe de la crèche Baby Loup et qui, dans son livre paru il y a quelques mois "Ma République se meurt", dénonce le communautarisme religieux et plaide avec passion et raison pour le respect des principes républicains et laïques".
Il a également voulu distinguer Jürgen Wertheimer pour son engagement pour la démocratie, la laïcité et la coopération internationale qui s’est concrétisé dans le projet « Wertewelten » (Valeurs, en français), un réseau mondial de chercheurs dans divers domaines, arts, littérature, droit, etc, provenant de différentes parties du monde, qui se réunissent en cercles de
discussion où sont abordées des thématiques variées avec pour objectif de développer un regard différencié sur le sujet complexe des « valeurs ». Ces travaux sont diffusés à travers le réseau et donnent lieu à des publications universitaires et à destination du public.
Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire, a souligné l'importance de la laïcité au coeur du vivre ensemble. Patrick Kessel, président du CLR, a déclaré que la laïcité constitue le meilleur rempart contre l'extrême droite, laquelle se nourrit des faiblesses de la République, en particulier face aux communautarismes. Concernant la question des crèches, il a souligné que, dans l'hypothèse ou la Cour d'appel ne rendrait pas une décision favorable à Baby Loup, le CLR et le Collectif des associations laïques prônaient une loi afin de garantir à la petite enfance la même liberté de conscience que pour les enfants de l'école publique. Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a souligné l'importance de la laïcité dans la lutte contre l'extrême droite. Engagé depuis le début en faveur de la crèche Baby Loup, il a indiqué que ce dossier avait valeur de symbole national.
Le Comité Laïcité République
23 octobre 2013
mercredi 17 juillet 2013
MRC, intervention d'Eric Tollenaere le 15 décembre 2012 , à Paris
Paris, le 15 décembre 2012 – 12h
CONGRES NATIONAL DU M.R.C. – PARIS
Chers Camarades,
Je vous amène le salut fraternel des LORRAINS du M.R.C.
Le congrès de la région Lorraine a fondé l'entité Union Régionale rassemblant les 4 départements LORRAINS
→ La Meurthe et Moselle
→ La Moselle
→ La Meuse
→ Les Vosges (département).
L'Alsace était aussi représentée par le Haut Rhin.
La boussole républicaine pour la Gauche et pour la France, en Lorraine, a été déclinée en 2 axes :
La question sociale – La question laïque.
Je tiens à saluer WILFRID ROUX-MARCHAND, réélu 1er secrétaire de notre Union Régionale.
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I) Question Sociale,
Le dernier rapport de l'Organisation internationale du travail sur les salaires confirme que « la part des salaires dans le revenu national s'est rétrécie dans la plupart des pays,... pour dire simplement, davantage du gâteau national est allé aux profits, et moins aux salariés ». Le partage Capital / Travail se fait toujours un peu plus en défaveur du salariat. Le combat contre la finance était, à juste titre, au centre de la campagne de François Hollande. Il ne faut pas maintenant reculer.
Au troisième trimestre 2012, 41 700 emplois ont encore été détruits selon l'INSEE. Les intérimaires sont les premiers touchés et les plans sociaux s'accumulent. Dans ce cadre, la question d'Arcelor-Mittal est l'exemple même d'une occasion ratée d'un signe politique fort que le gouvernement aurait dû envoyer. Cette nationalisation reste pourtant d'actualité, comme le soulignent les salariés de Florange dans une pétition qui est massivement signée ! Le choix par le gouvernement diffère l'affrontement avec le patronat, mais il inquiète nombre de militants syndicaux et politiques de gauche. L'idée que la nationalisation est un outil de planification et de défense des emplois dans notre pays est revenu au premier plan.
Le congrès Régional du M.R.C. réaffirme : la Lorraine gardera son cœur d'acier.
Ce n'est pas seulement l'emploi qu'il faut sauver à Florange, c'est aussi le bel avenir de l'acier nouveau qu'il nous faut commencer à reconstruire dans notre grande région.
De liège (Arcelor à Seraing) à Nancy (Riva à Neuves-Maisons), en passant par le Luxembourg (Arcelor à Belva et Differdange) ; Arcelor à Florange, Arcelor-Recherche à Maizières-les-Metz et Saint-Gobain à Pont-à-Mousson, ce n'est plus à la grande communauté de l'Acier européen – inauguré par Jean Monnet à Esch-sur-Alzette en 1953 – que nous assistons, mais bien au chaos du grand marché financier mondialisé installé sous nos yeux et à nos dépends depuis plus de 30 ans !..
Réunis à Metz le 8 décembre pour le congrès fondateur de leur Union Régionale, les militants Lorrains du M.R.C. avec leurs élus et leurs responsables, sont clairement engagés dans la réussite du Président Hollande. Ils agissent pour modifier les lignes politiques qui devront évoluer sérieusement pour rendre cet avenir industriel possible.
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II) Question Laïque,
J'ai déposé une contribution Nationale sur la Laïcité.
Celle-ci est sur l'internet sur le site National du M.R.C.
La Laïcité de l'école, mais aussi la Laïcité de l'État.
Deux conceptions de la cité s'opposent : l'une est fondée sur le communautarisme, et l'autre sur l'égalité en droits des citoyens dans le cadre d'une République une, indivisible et laïque ; cette question traverse la société et la gauche en particulier.
Certains ont tenté une sorte de compris avec le concept de « la laïcité ouverte » : tentative vouée à l'échec, car sur quoi « ouvrir » la laïcité, sinon sur ce qui n'est pas laïque ? Il ne faut pas confondre laïcité avec œcuménisme.
Si la loi de Séparation des Églises et de l’État garantit la liberté de conscience et l'exercice des cultes, elle considère que le choix d'une religion relève de la vie privée de chacun(e).
Des droits politiques, les acquis sociaux, la liberté de conscience, de pensée et d 'expression ont été obtenus au prix de luttes difficiles, parfois de Révolutions, et bien souvent dans le même mouvement.
Ils sont différents aspects du progrès humain, et l'objectif reste de le faire partager par tous.
La question laïque et la question sociale ne se séparent pas.
L'élection de François Hollande, doit être l'occasion de défendre et de promouvoir la laïcité, durement mise à mal ces dernières années. Sous prétexte de « toilettage » la loi de 1905 est continuellement vidée de son contenu. Un sursaut laïque et républicain est indispensable.
Dans ce contexte, nous sommes favorables à la constitutionnalisation des principes énoncés dans les articles 1 et 22 de la loi de 1905 : liberté de conscience, principe de séparation (non reconnaissance et non subventionnement public des cultes).
Le congrès Lorrain du M.R.C. rejette toute forme de constitutionnalisation du concordat d'Alsace Moselle.
Le congrès Régional Lorraine du M.R.C. (le samedi 8 décembre 2012) a adopté la motion suivante :
Le congrès Régional Lorraine du M.R.C. Auquel s'associe l'Alsace, se réclame de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État.
Le congrès ne peut pas admettre l'inscription dans la constitution du concordat d'Alsace-Moselle.
Le congrès Régional Lorraine du M.R.C. auquel s'associe l'Alsace, se réclame de l'égalité de tous les citoyens garantie par constitution.
Votée à l'Unanimité par les délégués du congrès régional.
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En conséquence nous proposons à l'unanimité l'amendement suivante, à la motion nationale : « Le congrès ne peut pas admettre l'inscription dans la constitution du concordat d'Alsace-Moselle. »
Il me semble que le congrès national doit constituer un secrétariat à la laïcité et je suis candidat au poste de Secrétaire National pour mettre en place cette orientation.
Chers Camarades, je vous remercie de votre attention.
Eric Tollénaère Secrétaire Régional Lorraine chargé des élections. 06.72.20.02.08
mercredi 3 juillet 2013
UNION RÉGIONALE LORRAINE DU MRC, INTERVENTION D' ÉRIC TOLLENAERE AU CONSEIL NATIONAL DU MRC
Union Régionale Lorraine du MRC
Eric TOLLENAERE
Secrétaire Régional aux élections Premier Secrétaire suppléant Membre du Conseil National Ancien Élu local PS
Discours du dimanche 30 juin 2013 au C.N du MRC
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Eric Tollenaere
MRC LORRAINE, Secrétaire Régional aux élections, Premier Secrétaire suppléant, Membre du Conseil National, Ancien Élu local PS
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Le comité de l'Union Régionale Lorraine du MRC s'est tenu le samedi 15 juin et a abordé trois points dans ses travaux :
- Un débat sur le projet de texte préparatoire à la convention Européenne du samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre.
- Un débat sur les retraites et ce que personne n'avait encore lu, le rapport Moreau.
-L'organisation de nos différentes tâches liées aux « municipales ».
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| JEAN-LUC LAURENT, président du MRC, député-maire du Kremlin-Bicêtre (94) |
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| JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT, président d'honneur du MRC, sénateur du Territoire de Belfort (Franche-Comté) |
Premier point :
Le projet de texte préparatoire à la convention Européenne nous améne à proposer deux amendements :
Argument 1 : si le mot laïcité ne se traduit pas, la liberté de conscience est compréhensible même là où existent des monarchies constitutionnelles.
Premier amendement : après extrême droite dans toute l'Europe (page 2)
« L'émancipation individuelle et collective substitue le droit à la force, le principe de raison à celui du formatage des consciences. AINSI pour le MRC, la laïcité doit être un principe affirmé en Europe : celui de la liberté absolue de conscience. »
Argument 2 : Le front de gauche oppose l'Europe des peuples à l'Europe des Nations, le front National dans l'Europe des Nations ne met pas le même contenu que nous. Deuxième amendement : après le peuple et de négocier en son nom. (page 1) « Nous n'opposons pas l'Europe des nations à celle des peuples, nous défendons l'idée de l'Europe des nations représentante des peuples »
Deuxième point :
Remettre en cause une nouvelle fois les retraites garantirait-il leur équilibre ? Les contre réformes succéssives de la droite mais aussi des sociaux libéraux des partis socialistes et sociaux démocrates prises au nom d'un prétendu déficit a comme origine le capitalisme financier et les fraudes à l'impôt. La spéculation amène la destruction des emplois et du salaire « différé des retraites pour exsonérer le grand capital et les banquiers. J'entends que certains veulent travailler plus longtemps : tant mieux ! si ils ne sont pas usés par leur travail ... ils devraient savoir qu'il peuvent travailler aujourd’hui jusqu'à soixante sept ans. Par ailleurs les républicains et citoyens socialistes du MRC savent que la République n'est pas une addition d'intêrets particuliers mais l'intêret général de la Cité. La conférence sociale a-t-elle retenu l'intêret général en soutenant la réforme du marché du travail, l'acte III de la décentralisation, l'offensive contre le statut des fonctionnaires, et la contre-réforme des retraites ? Est-ce la solution pour le salariat en activité, au chômage, à la retraite ? Les résultats aux trois élections législatives partielles nous donnent la réponse : absention massive et défaite des trois candidats de la gauche dont un des le premier tour. Cahusac et le front de gauche ne sont pas les principales raisons . Le Mouvement Républicain et Citoyen sait que la vérité révélée n'existe pas en politique, en revenche l'intérêt général de la Nation et du peuple consiste à dire dans notre Conseil National : Que le marché dans la concurrence dite « libre et non faussée » ne fait pas rejaillir le bonheur sur les peuples d'Europe, la Gréce, le Portugal, l'Espagne , l'Italie, pas plus d'ailleurs que sur ceux du monde, le Brésil le confirme.
Assainir les finances publiques ne consiste pas à avaler les diktats de BARROSO et MERKEL et nous oblige à s'attaquer réellement -Je parle du gouvernement en particulier – à la fraude fiscale : soixante milliards d'euros en France en 2012 alors qu'il y a treize milliards d'euros de déficit à la sécurité sociale selon « cash investigation » émission diffusée le 11 Juin 2013 sur france 2.
La sécurité Sociale, les retraites, la santé, l'éducation Nationale peuvent être financées si l'impôt est prélevé correctement sur le secteur financier et bancaire. Une réforme fiscale et une réforme bancaire permétrait de ne pas faire payer encore plus les classes populaires et les classes moyennes. « Les banques privées ont industrialisé non pas le pays mais la fraude fiscale » Selon Pierre Condamin-Gerbier, l'ancien banquier suisse qui en sait beaucoup sur le sujet.
Troisième point :
Il nous faut ressérer notre organisation interne :
L'organisation concentre la politique, notre orientation politique. Nous avons besoin de tracts nationaux, d'affiches, de badges, de liens informatiques, de bulletins, même modestes.
L'organisation concentre la politique, notre orientation politique. Nous avons besoin de tracts nationaux, d'affiches, de badges, de liens informatiques, de bulletins, même modestes.
Les liens renforcés avec le secrétariat national aux fédérations et le secrétariat national aux élections sont une des conditions pour préparer les élections municipales, les élections européennes également. Des camarades vont s'investir dans leurs communes, il faut les aider car ils vont rencontrer des adversaires mais aussi des amis socialistes pas très coopératifs. En Lorraine, le PS ne fait rien pour intégrer le MRC, d'autres Unions Régionales et Départementales sont dans le même cas.
Cher(e)s camarades, je vous remercie de votre écoute et vous apporte le salut de Wilfrid ROUX-MARCHAND, le premier secrétaire de l'Union Régionale de Lorraine.
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Eric TOLLENAERE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : e.tollenaere@netcourrier.com Mobile : 06-72-20-02-08
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