samedi 9 août 2014

La lettre du Club République Sociale










ASSOCIATION REGIE PAR LA LOI DU le` JUILLET 1901 « Sans la République, le Socialisme est impuissant,
Club fondé en 1997 Sans le Socialisme, la République est vide » J Jaurès
LETTRES ELECTRONIQUES N°67-68 Nancy, le 03/07/2014
Juillet- Août-Septembre 2014
AUX MEMBRES ET SYMPATHISANTS
Juillet-Août-Septembre 2014

La lettre électronique de notre club revient de façon trimestrielle et le bulletin de façon semestrielle sous
forme papier.

AU SOMMAIRE : 

- A) JOLI MOIS DE JUIN POUR LA LAÏCITÉ
Par Patrick KESSEL
Président du Comité Laïcité République

- B) CONTRIBUTION AU DÉBAT
Par Éric TOLLENAERE
Président du Club République Sociale (fondé en 1997)
1er Secrétaire Régional suppléant-Lorraine et membre du Conseil National du MRC


  

- A) JOLI MOIS DE JUIN POUR LA LAÏCITÉ

Par Patrick KESSEL
Président du Comité Laïcité République

Quel joli mois de juin ! Les occasions de se réjouir en matière de laïcité sont assez rares pour que nous ne
boudions pas notre plaisir. La décision de la Cour de Cassation concernant la crèche Baby-Loup marque
indéniablement une victoire de la laïcité sur un sujet devenu, au fil des ans, symbolique de l’importance
des enjeux. Une victoire juridique, une victoire culturelle, philosophique et un début de victoire politique.
C’est une décision essentielle du point de vue juridique qui va faire jurisprudence, notamment
s’agissant de l’ouverture de crèches laïques, et qui permettra à toute entreprise du secteur privé de faire
prévaloir la neutralité religieuse (dès lors qu’elle dispose des motifs légitimes pour le faire).
Mais il ne s’agit que d’une victoire d’étape. Le domaine d’application de la laïcité, jusque là limité au secteur public, ne se retrouve pas étendu à tout le privé. Pourtant, la montée des revendications communautaristes dans les entreprises ne fait que progresser, suscitant parfois des situations de grande tension. Pour y faire face, le responsable de l’entreprise Paprec a eu l’audace de proposer à son personnel une charte de la laïcité. Celle-ci, adoptée à l’unanimité, garantit notamment l’égalité entre hommes et
femmes. Le CLR s’en est félicité.
Mais il ne sera bientôt plus possible de traiter les situations au cas par cas. Un jour ou l’autre, il
conviendra de légiférer ou à tout le moins d’adapter le code du travail pour porter remède à des situations
inacceptables qui ouvrent la voie à des réactions populistes dans le monde du travail.
  


La victoire est aussi culturelle. La décision de la Cour a été prise dans un contexte où, après des années
de confusion idéologique, se manifeste une certaine prise de conscience des dangers de la situation. Le
communautarisme se développe désormais dans toutes les sphères de la société : écoles, crèches,
universités, hôpitaux, prisons, armée, police, activités sportives, entreprises privées.
La vie politique elle-même est sous pression, ce dont témoignent les financements croissants
d’associations soi-disant culturelles, en fait souvent cultuelles, par les conseils régionaux, généraux et
municipaux. On croit acheter avec des subventions la tranquillité des quartiers, la paix sociale. On croit
intégrer. En fait, on fragilise la citoyenneté. On croit faire du social. On fait du sociétal.

C’est la raison pour laquelle le CLR et de nombreuses associations laïques avaient demandé au candidat
François Hollande d’intégrer dans la Constitution les principes de la loi de 1905 (notamment son article
qui stipule que la République ne reconnaît, ni ne subventionne aucun culte). Ce qu’il s’engagea à faire,
mais le Conseil Constitutionnel en décida autrement.
Cet arrêt de la Cour est culturellement important alors que les thèses communautaristes ont conquis
des positions fortes, y compris au sein d’une partie de la gauche et des Verts. Natalia Baleato, la
courageuse directrice de la crèche Baby-Loup, autrefois emprisonnée dans les geôles de Pinochet, fut
ainsi menacée, traînée dans la boue, traitée de « raciste » et d’ « islamophobe », par de belles âmes
"progressistes" pour qui le droit de porter le voile dans la crèche passait avant le respect de la conscience
des enfants !
Le combat contre le racisme est ainsi instrumentalisé. La liberté de religion est dressée contre la laïcité
alors que si la liberté de croire (ou de ne pas croire) est totale, la liberté d’exprimer publiquement sa foi
peut-être encadrée par la loi. Le Procureur de la République a ainsi rappelé devant la Cour de Cassation
qu’il est des cas où la loi met des limites à la liberté individuelle parce que tel est l’intérêt du vivre
ensemble. Il en est ainsi, a-t-il dit, de l’interdiction de la vente publique d’alcool aux mineurs. Il ne
viendrait à l’idée de personne de dénoncer ce principe de protection de la jeunesse en y dénonçant une
intolérable discrimination !

En ce sens, la décision de la Cour est philosophiquement décisive car elle désavoue ceux qui ont voulu
exploiter l’affaire Baby-Loup pour retourner la laïcité contre elle-même en la présentant comme
attentatoire à la liberté, quand elle en est la condition.

Cette décision de la Cour marque enfin une première victoire politique, modeste mais réelle. Car
l’extrême droite se nourrit de ces mal-vivre que le déni ne suffit à masquer. Ainsi a-t-elle atteint, cet
hiver, les inquiétants scores électoraux que l’on sait. Les causes économiques et sociales sont
déterminantes pour expliquer que le peuple, en particulier celui qui longtemps vota à gauche, puisse
partiellement apporter ses voix au Front national. Le spectacle désolant des relations entre la politique et
l’argent n’arrange rien. Mais ces raisons n’expliquent pas tout. La déchirure est aussi culturelle. Le repli
identitaire sur les communautés d’origine nourrit la réaction xénophobe et nationaliste.

L’institution judiciaire a eu le courage de défendre la laïcité au moment où elle semblait fragilisée. Il
importe que cette volonté se traduise au plan politique. Les élus sauront-ils à leur tour prendre leurs
responsabilités et l’initiative de lois lorsqu’elles s’avèrent nécessaires ? 
Car c’est à la représentation
nationale de s’exprimer au nom du peuple tout entier.



- Joli mois de juin qui a vu également la Cour européenne des Droits de l’Homme valider l’interdiction du
port de la burqa en France. Même si cette loi n’a pas été adoptée au nom de la laïcité mais de la dignité
des femmes et de la sécurité publique, la décision européenne contribue à son tour à limiter les
revendications des communautaristes qui entendent se servir de l’Europe pour contourner et combattre
l’égalité et la laïcité.

- Joli mois de juin encore avec la publication du rapport annuel du Collectif des associations
laïques auquel le CLR a apporté une contribution importante. 
Un rapport qui plaide pour "une meilleure application de la laïcité en France". Contestant l’idée selon laquelle il n’y aurait pas de problèmes de laïcité en France , le Collectif appelle à un sursaut face à la progression de la fracture identitaire et religieuse et au renoncement croissant aux principes laïcs qui permettraient d’y faire face.

- Joli mois de juin enfin avec la publication à la Une de Marianne (n° 897 du 27 juin au 3 juillet
2014) du Manifeste "Laïcité : il est temps de se ressaisir" . Un appel lancé par des dizaines de femmes
et d’hommes d’horizons différents qui se déclarent "inquiets de voir à quel point, face à l’action engagée
par diverses mouvances religieuses et politico-religieuses pour attenter à la laïcité républicaine, la réponse
politique demeure faible". Il faut dire que ce dossier qui autrefois opposait la gauche laïque à la droite
cléricale, divise désormais chaque rive de la République. "Il y a, sur la laïcité, une gauche Badinter et
une gauche Bianco, une gauche Comité Laïcité République et une gauche Terra Nova, ce think
tank multiculturaliste qui plaide pour une « citoyenneté musulmane »", écrit ainsi Eric Conan dans un
brillant article qui accompagne la publication du Manifeste par Marianne.
L’"affaire Baby-Loup" et la décision de la Cour de Cassation auront-elles contribué à une prise de
conscience salutaire et durable en matière de laïcité ? Rien n’est certain et la mobilisation sera
indispensable à la rentrée, qu’il s’agisse, parmi d’autres sujets, des mères voilées accompagnatrices de
sorties scolaires, du Concordat, du droit à mourir dans la dignité, que soutient une immense majorité de
Français mais contre lequel les autorités religieuses exercent une forte pression.

D’ici là, et en attendant la cérémonie de remise des prix de la Laïcité qui aura lieu fin octobre à la Mairie
de Paris et dont le jury est cette année présidé par Jean Glavany, député, ancien ministre, faites le plein
d’énergies laïques.
À cette fin, je vous recommande la lecture de deux ouvrages majeurs : Penser la Laïcité de Catherine
Kintzler (Ed. Minerve) et le Dictionnaire amoureux de la Laïcité d’Henri Peña-Ruiz (Ed. Plon) ,
sans oublier une passionnante Enquête sur les créationnismes de Cyrille Baudoin et Olivier Brosseau (Ed.
Belin), préfacé par Guillaume Lecointre.

Bonnes lectures.
Patrick Kessel
président du Comité Laïcité République


 B) CONTRIBUTION AU DÉBAT DU  MRC

Par Éric TOLLENAERE

Président du Club République Sociale (fondé en 1997)
1er Secrétaire Régional suppléant-Lorraine et membre du Conseil National du MRC


Chers camarades,

Le Comité de l'Union Régionale Lorraine du MRC s'est tenu le samedi 21 juin le matin en commun avec
le MUP de Robert Hue et a abordé de nombreuses questions dans ses travaux.
Le Conseil National s'est réuni le dimanche 29 juin 2014.

Je voudrais revenir sur les trois points suivants :

- 1) La situation internationale à travers la question de l'Ukraine et celle de la Thaïlande.
- 2) La situation nationale à travers les réformes de la SNCF et des territoires régionaux.
- 3) L'avenir de notre mouvement, comment répondre à la crise politique ?

Premier point :  La situation internationale à travers la question de l'Ukraine et celle de la Thaïlande.

- Première partie : L'Ukraine

Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la
police ukrainienne dans des opérations contre les séparatistes pro-russe, affirme le journal allemand Bild
am Sonntag (BamS). Selon des informations, basées sur des communications radio entre des centres de
commandement de l'armée russe, interceptées par agence de surveillance américain coordonnent et
dirigent des opérations de guérilla contre les séparatistes pro-russes autour de l'enclave de Slaviansk.

Deuxième partie : La Thaïlande

En Thaïlande, les USA via leur ambassade ont nourri la crise depuis le mois d'octobre qui a vu les
élections législatives de novembre invalidées et la destitution de la première ministre.
Après le coup d'État, il y a certains groupes, qui perdent leur avantages, veulent créer des troubles pour
disqualifier les militaires. Ils essaient d' harceler et de séduire, ou même financer ceux qui manifestent
contre le coup d'État. La majorité des Thaïs soutient la prise du pouvoir par la junte militaire.

1. La prise du pouvoir est selon eux, la première étape de développement de la démocratie en Thaïlande,
la paix et l'ordre public. Alors la plupart des Thaïs sont d'accord avec l'armée Thaïlandaise qui a décrété la
loi martiale.
2. Des soldats militaires ont été déployés dans le centre de Bangkok pour restaurer la paix et l'ordre public
sans le système Thaksin.

Il me semble que le MRC sur ce sujet a quelque chose à dire : la question nationale et l'indépendance des
nations est ici posée en Thaïlande, comme en Ukraine.
***
Deuxième point : La situation nationale à travers les réformes de la SNCF et des territoires régionaux.

- Première partie : La réforme de la SNCF

Nous avons dit en votant à l'Assemblée Nationale, la réforme ferroviaire : La nouvelle SNCF ne réussira
que si elle est libérée de la dette ferroviaire.
En Lorraine, la suppression de la dette passe par celles de lignes inter-régionales, et une diminution des
connexions entre Paris et Metz ou Nancy, une quasi-condamnation de la desserte de Lyon par Dijon, un
passage par Strasbourg ou Paris. Les habitants d'Épinal iraient à Lyon en passant par Nancy, Cheminot et
Strasbourg, ou par Lunéville et Sarrebourg qui serait desservi par TER et non plus par TGV… les liaisons
rails vers L'Allemagne seraient diminuées, vers Paris via Reims également...
Notre pays a besoin d’un service public ferroviaire fret et voyageurs de qualité, dans le respect du
développement durable, et sur l’ensemble du territoire. L’ouverture à la concurrence privée et la
recherche de la rentabilité financière ne le permettra pas.
Les questions du désendettement et du financement de ces transports doivent être effectivement traitées
mais de manière à permettre le développement nécessaire du système ferroviaire tout en assurant la
qualité et la sécurité du réseau dans une logique de service public.

Deuxième partie : La réforme territoriale

C'est un projet de loi qui met la République en danger : la réforme territoriale des régions.
"Depuis la Révolution française, la République s’est construite sur le triptyque commune / département /
État.
On veut lui substituer un autre triptyque : intercommunalités / métropoles / grandes régions".
Selon le magazine Marianne :
« Avec de super-régions, de super-intercommunalités la nouvelle architecture institutionnelle s’annonce
déflagratrice pour la République. Sous couvert de clarification, de simplification et d’économies à
réaliser, la réforme territoriale s’attaque en réalité aux fondements mêmes de l’organisation républicaine
de notre pays, héritée de la Révolution française et de notre histoire démocratique. C’est la mort
programmée des communes et des départements, au profit d’une organisation dictée par la vision
économique libérale et une mise en concurrence conforme aux dogmes qui guident l’Union européenne.
Alors que la question essentielle est celle de l’aménagement du territoire, les disparités vont encore
s’accroître au prix d’une compétition toujours plus féroce entre territoires et d’une déstabilisation des
services de proximité. C’est une France des territoires à plusieurs vitesses qui se dessine.
Avec des régions « de taille européenne » disposant du pouvoir réglementaire d’adapter les normes au
plan local, cette landerisation rampante répond clairement à la volonté de la Commission européenne
d’affaiblir encore un peu plus l’échelon étatique pour entretenir des liens directs avec les régions. C’est un
sinistre pas vers l’Europe des régions. »

L’organisation du territoire est un des éléments du pacte républicain qui se trouve ainsi remis en cause,
l’État n’étant plus en mesure de garantir l’égalité républicaine et l’égalité territoriale par la loi ou la
redistribution. Tous les républicains, quelles que soient leurs sensibilités, devraient s’en alarmer :

La réforme menace à terme l’unité et l’indivisibilité de la République Alors qu’il y aurait urgence à
répondre à la gravité de la crise politique, le big bang annoncé ne fera que l’amplifier et l’aggraver.

Les enjeux dépassent largement la seule refonte de la carte régionale. Le problème n’est pas technique
mais éminemment politique : qu’il soit donc permis de s’interroger sur la véritable portée de ce qui est
proposé et de prendre le temps d’une réflexion aussi approfondie que concertée.
***
Troisième point : L'avenir de notre mouvement, comment répondre à la crise politique ?

Les élections municipales et européennes ont ouvert en France une situation de crise politique.
L'abstention massive et l'implosion du bipartisme révèlent un rejet de l'Union européenne telle qu'elle se
construit et, plus généralement, une grande défiance vis-à-vis de l'action politique.
Chômage, inégalités, perte de pouvoir d'achat, etc : la crise s'approfondit et nos conditions de vie et de
travail continuent à se dégrader.
Dans ce contexte, la politique gouvernementale suscite à gauche des questionnements, de l'incertitude, de
l'indignation voire de la colère. Aujourd'hui, 'est l'avenir de la gauche et des fondements de notre modèle
social et républicain qui sont mis en question.
J'entends que la Gauche et la Droite seraient des concepts dépassés.
Qui sommes nous vraiment ? Il me semble que nous sommes, certes pas tout seul, à la foi la Gauche et la
République.
Nous allons insisté plus sur la question sociale : Nous sommes donc la Gauche Républicaine et Sociale.
Pourquoi opposer les deux ?
Allions à la fois le vote et l'engagement, les résultats concrets et l'action globale, n'opposons pas la
République au social.
Je terminerai mon propos en citant Jean Jaurès «Sans la République, le socialisme est impuissant » MAIS
« sans le Socialisme, la République est vide »

Pour ma part, je pense que ce que nous avons à reconstruire, c'est la GAUCHE RÉPUBLICAINE.

Le 29 juin 2014
Par Éric TOLLENAERE
Président du Club République Sociale (fondé en 1997)
1er Secrétaire Régional suppléant-Lorraine et membre du Conseil National du MRC

Bonnes lectures, bonnes vacances et bonne rentrée.

Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com

lundi 5 mai 2014

NON À LA DIFFAMATION DE NOTRE PRÉSIDENT ÉRIC TOLLENAERE !


Le président du Club République Sociale est, depuis les dernières municipales, victime d'insinuations calomnieuses qui mettent en cause sa probité dans l'exercice de sa profession d'enseignant (Éric est professeur au Lycée Emmanuel Héré, depuis septembre 1996)  , ce qui lui cause aussi  préjudice dans sa vie de militant associatif et, bien plus encore, dans celle de Militant politique du MRC et ce bien au-delà du cercle, dès plus restreint, des Édiles de sa commune de Malzévile.

POUR DÉNONCER CES COMPORTEMENTS HONTEUX, QUI RENVOIENT AUX DRAMES  QUE LA FRANCE A SUBI DANS L'ENTRE-DEUX-GUERRES, IL FAUT (MAIS IL SUFFIT !) SE REPORTER À LA LECTURE DE LA DERNIÈRE EXPÉDITION DU CASIER JUDICIAIRE NATIONAL DE MONSIEUR TOLLENAERE, CASIER VIERGE, ce qui n'est pas le cas de tous les élus et anciens élus de Lorraine !!!



POUR ALLER PLUS LOIN, sur la Notion de DIFFAMATION PUBLIQUE, le lecteur "Honnête Citoyen" de notre République Française pourra se reporter à une étude du Courrier des Maires QUE TOUT ÉDILE DE NOTRE RÉPUBLIQUE FRANÇAISE SE DOIT DE LIRE AVANT D'INTERVENIR DANS LA DÉBAT POLITQUE ! 

Le lecteur qui dispose de peu de temps peut aussi se reporter à l'excellent résumé des textes régissant la diffamation publique, publié DANS SON BLOG PAR MONSIEUR JEAN-LUC MÉLENCHON

Article connexe, dans un autre Blog

mercredi 30 avril 2014

La Commune de Paris




La Commune de Paris, plus qu’un simple chapitre d’histoire nationale occupe une place fondatrice dans la Franc-maçonnerie contemporaine et plus particulièrement dans le Grand Orient de France qui a vu ses Frères parisiens se rallier au combat désespéré des insurgés du printemps 1871, contre le gouvernement
de Versailles aux mains de Monsieur Thiers.


 Certes, nous savons qu’elle n’a pas fait l’unanimité au sein du Grand Orient, mais avec le temps, elle est devenue un symbole essentiel de son idéal laïque et social, tant les maçons y furent impliqués.


Tout commence 18 mars 1871 par une décision maladroite de Thiers lorsqu’il
veut reprendre les canons, entreposés sur la butte Montmartre.


 Alors Paris entre en insurrection se déclare « Commune Libre », indépendante du
gouvernement.


 Le quart des élus de la Commune sont francs-maçons !

Quant à la politique suivie par la Commune dans les domaines, de la laïcité,
de la solidarité, de l’école, semble moins inspirée par le marxisme que par la
franc-maçonnerie. Il s’agit pour les Communards, de supprimer les injustices,
d’améliorer la vie quotidienne du peuple, par des réformes envisagées dans
les travaux des Loges du Second Empire.
Dès le 2 avril, les premières mesures, prises en assemblée générale sont : la
séparation de l’Eglise et de l’Etat et la suppression du budget des Cultes. Le
Frère Raoul Rigault se montre particulièrement actif dans la laïcisation des
services publics, notamment des hôpitaux, où les salles portant des noms de
saints sont débaptisées, les crucifix enlevés. Il faudra attendre 34 ans, le
9 décembre 1905, pour que se réalise enfin la séparation sous l’impulsion du
Frère Emile Combes.
Dans le domaine scolaire, beaucoup considèrent le Frère Edouard Vaillant
comme le véritable fondateur de l’école laïque, dont il jette les bases par
son arrêté du 22 mai, instituant la gratuité, créant les premières écoles
primaires de filles et les collèges professionnels. Son oeuvre, détruite par
Mac Mahon, sera reprise douze ans plus tard par le Frère Jules Ferry.
En matière sociale, les Frères Adolphe Assi et Benoît Malon proposent
des coopératives de production. La solidarité envers les plus démunis trouve
tout son sens dans l’interdiction des expulsions pour loyers impayés et le
décret du Frère Jour de daté du 7 mai, permettant aux débiteurs de retirer du
Mont de piété les objets de petite valeur, vêtements meubles, outils de travail.


Cependant, Thiers compte écraser cette expérience sociale qui fait
tache d’huile, à Lyon, Marseille, Toulouse, Narbonne. Il regroupe des troupes
autourde Paris.
Afin d’éviter un bain de sang, la maçonnerie s’unit pour tenter une démarche
conciliatrice entre Versailles et Paris. A l’initiative de la Loge « Les Disciples
du Progrès », un manifeste invite les adversaires :
« A poser les bases d’une paix définitive, qui soit l’aurore d’un avenir nouveau »
Mais, les tentatives de conciliations échouent face à l’intransigeance de Thiers
et les Loges parisiennes se rallient à la Commune et les maçons parisiens,
dans une réunion au Châtelet, dont le directeur est le Frère Tassy, prennent
une décision unique et historique de faire une dernière démarche en allant
planter leurs bannières sur les remparts de Paris, qu’une seule balle vienne à
les toucher, ils marcheraient d’un seul élan vers l’ennemi commun.


Et le 29 avril, plusieurs milliers de francs-maçons décorés de leurs cordons,
traversent le pont de Neuilly et plantent leurs bannières Porte Maillot, face aux
batteries versaillaises.


 A la vue des étendards maçonniques les canons se taisent. 
Thiers reçoit une délégation, affichant son mépris des arguments maçonniques.
 Le lendemain le feu reprend. Un premier franc-maçon tombe.
Formés en bataillon, les Frères, se saisissent de leurs épées, s’arment de
fusils, se battent jusqu’au bout, tombent par centaines…


Pendant la « Semaine Sanglante », du 21 au 28 mai, les troupes versaillaises
entrées dans Paris, tuent partout : sur les barricades, sous les portes cochères,
on achève les blessés à coup de crosse. Au siège du Grand Orient de France,
Rue Cadet, transformé en hôpital pour blessés, s’alignent, chaque jour un peu
plus, des cercueils de communards sur lesquels sont posés leurs insignes
maçonniques.
Dans la nuit du 27 mai, il y a des francs-maçons parmi les derniers à résister
dans les allées du Père-Lachaise.


 A l’aube il ne reste que 147 Fédérés que l’on exécute contre un mur.
C’était le dimanche 28 mai, un beau dimanche de printemps. Le massacre
s’était achevé suffisamment tôt pour permettre aux tueurs d’assister à la
messe.


 L’ordre régnait dans Paris...

Pour aller plus loin, cliquez sur ce lien

mardi 15 avril 2014

Hommage aux Martyrs de la Commune de Paris le 1er mai


 
ACTUALITES
 
Circulaire n°827, du 11 avril 2014 - Hommage aux Martyrs de la Commune de Paris
le 1er mai

AUX VV.'. MM.'. DES LL.'. DE L’OBÉDIENCE
 

ATTENTION
 
RENDEZ-VOUS 9H30
Sur le PARKING du COLOMBARIUM-CRÉMATORIUM du Père LACHAISE
Entrée par la rue des Rondeaux Paris 20ème (métro : Gambetta)
 
 
 
V.'. M.'.,
Mon T.'.C.'.F.'., ma T.'. C.'. S.'.,
 
J’ai le plaisir de t’inviter au traditionnel rassemblement commémoratif du 1er mai, sous la bannière du Grand Orient de France.
 
Cette année, le point de rassemblement est changé. En effet, il aura lieu au niveau du parking du Colombarium-Crématorium, avenue des Combattants Étrangers morts pour la France à partir de 9h30.

L’accès à cet endroit se situe par la rue des Rondeaux, Paris XXème (métro Gambetta).

 
Le départ du cortège est fixé à 10h00,  à pied, du Colombarium-Crématorium. Il s’arrêtera devant la case du F.'. Pierre Brossolette, devant la tombe d’Eugène Pottier, puis, devant un des mémoriaux de la déportation et, enfin, au Mur des Fédérés. La Col.'. d’Harmonie vivante de Dunkerque interprétera les chants traditionnels de cette manifestation.
 
Le G.'. M.'., Président du Conseil de l’Ordre, Daniel KELLER, déposera une gerbe au pied des monuments précités et au Mur des Fédérés où il prendra la parole aux côtés de l’Adjoint au Maire du 20ème arrondissement de Paris.
 
Les SS.'. et les FF.'. peuvent porter leurs cordons. Les bannières des Loges sont les bienvenues.
 
Je sais pouvoir compter sur ta présence.
 
Je te prie de croire, V.'. M.'., mon T.'. C.'. F.'., ma T.'. C.'. S.'., à l’assurance de mes sentiments les plus fraternels.

                                       
 
Luc GUILBERT
Grand Secrétaire aux Affaires Intérieures


dimanche 6 avril 2014

Valls à Matignon, la Laïcité au coeur du quinquennat,Patrick Kessel, président du CLR


COMITE
LAICITE
REPUBLIQUE
Monsieur Manuel Valls lors de la dernière remise des prix Laïcités du CLR, en l'Hôtel de Ville de Paris

Valls à Matignon, la Laïcité au coeur du quinquennat.

Laïque exigeant, sous-entendu sectaire, laïcard, républicaniste, sous-entendu
conservateur, c'est dans ces termes que les tenants du communautarisme, de droite
comme de gauche, ont accueilli la désignation de Manuel Valls comme Premier Ministre.
On peut comprendre l'acidité de ces réactions puisqu'il est vrai que l'ancien Ministre de
l'Intérieur et des Cultes n'a jamais caché son attachement aux principes républicains et
notamment à une laïcité sans qualificatif.
 Ce qui, dans la confusion idéologique qui pèse sur nos têtes, suffit à en faire quasiment un réactionnaire !

Après cinq ans de mauvais coups continus portés à la laïcité sous la présidence
sarkoziste et en dépit des engagements clairs de François Hollande, les tenants du
communautarisme se sont employés à peser sur le pouvoir, qu'il s'agisse de l'affaire de la
crèche Baby Loup, des propositions sur l'intégration envisageant l'abrogation de la loi sur
les signes religieux à l'école, de l'accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées.

Un grand quotidien du soir a présenté le nouveau Premier Ministre comme un héritier de
Clemenceau, partisan d'une "laïcité exigeante", lui reprochant "un passé lourd avec les
musulmans" et des "relations tendues" avec les catholiques! Une lettre communautariste a
écrit que l'homme qui a soutenu les lois sur les signes religieux à l'école et l'interdiction de
la burqa dans la rue divise les citoyens ! 

Quel délicieux remake de l"arroseur arrosé"!

Quels crimes a donc commis le nouveau chef du gouvernement pour mériter un tel
opprobre?
 Il a indéniablement critiqué les manifestations contre le mariage pour tous, s'est
prononcé en faveur de la loi sur le port du voile dans l'espace public et a estimé que les
propositions de la mission laïcité de l'ancien Haut Conseil à l'Intégration - dont une sur 12
envisageait l'interdiction du voile dans les salles de travail des universités - méritaient
d'être examinées plutôt que d'être jetées aux poubelles de l'Histoire! Il a eu le courage, et
ils n'étaient pas nombreux parmi les élus, de soutenir, dès le début, la crèche Baby Loup
afin que soit respectée la liberté de conscience des enfants.

 Politiquement incorrect pour ceux qui militent afin que les lois s'adaptent aux traditions des communautés plutôt que
l'inverse !  
A-t' il porté atteinte à la liberté de pratiquer un culte, menacé la paix civile?

Qui défend la laïcité et l'universalisme des valeurs de la République serait donc irréligieux,
liberticide, dangereux ! 

Bientôt, c'est tout l'héritage des Lumières qu'ils jetteront par dessus-bord. 
L'opération est d'ailleurs malheureusement bien engagée !

La modération sur ce sujet nous vient du quotidien catholique "La Croix", qui rappelle que
le temps de son ministère à Beauvau, le ministre de l'Intérieur et des cultes a inauguré
deux mosquées, une synagogue, participé à trois messes, une béatification, une
canonisation, une rupture de jeune du Ramadan et à une cérémonie de Kippour ! 

Pour un homme suspect de laïcité trop ferme, voilà un bilan qui résonne comme un démenti,
ridiculisant ses détracteurs.

 Qu'eussent d'ailleurs pensé nos anciens, à une époque où les élus de la République se faisaient devoir de ne pas participer publiquement à des cultes et réservaient leur présence à titre privé ?
Ils auraient estimé que le ministre prenait des libertés avec la neutralité de sa fonction et de la République.

Que signifient donc ces cris d'orfraie sinon la crainte d'un rééquilibrage, alors que les
réseaux communautaristes pèsent déjà fortement dans les sphères du pouvoir comme on
l'a constaté à l'occasion des débats sur le mariage pour tous, le droit à mourir dans la
dignité, les crèches bénéficiant de subventions publiques ou bien les accompagnements
scolaires.
Chacun est bien évidemment libre de critiquer le parcours et les orientations politiques ou
économiques du nouveau Premier Ministre. Le Comité Laïcité République se garde bien
d'intervenir sur ce champ laissant à chacun de ses membres la pleine liberté. Mais il est
malhonnête de faire de la défense de la laïcité, vertu républicaine, un acte d'accusation
fondé sur des préjugés d'un autre temps.

La France, et c'est sa chance, est de plus en plus diverse. Aussi a-t'elle besoin de plus de
laïcité pour vivre réellement ensemble. Elle a besoin de citoyenneté renforcée afin que
toutes les femmes et tous les hommes soient libres et égaux en droits, quelles que soient
leurs origines, la couleur de leur peau, leurs appartenances. Libres de construire librement
leur vie dans le respect de la liberté des autres mais aussi de la loi commune. Libres de
croire ou de ne pas croire, de changer de religion, de n'en avoir aucune, de les critiquer
toutes. Elle a besoin de République et la République a besoin de solidarité pour donner
sens à la Fraternité. C'est cela aussi la laïcité.

Au lendemain d'une bérésina électorale historique, le moment est venu de prendre la
mesure du message adressé par les électeurs. Mécontentements liés à la fracture sociale,
à la mondialisation économique, à la communication médiatique qui transforme la politique
en mauvais spectacle. Mais la crise est aussi de l'ordre de la déchirure culturelle, de la
perte de repères communs, du repli sur des identités différencialistes.

Nos concitoyens ont besoin de repères et de valeurs communes, d'une représentation
imaginaire de la société qui fasse sens, d'un projet qui porte l'envie de faire Nation
ensemble, avec nos différences mais dans l'égalité des droits et des devoirs. Tel est
l'enjeu du ressourcement aux valeurs républicaines que nous appelons de nos voeux.

La Gauche, tout particulièrement, a rendez-vous avec sa mémoire, son projet, son
identité, sa raison d'être. Combien savent encore que Jean Jaurès n'avait pas d'état d'âme
pour affirmer que "le socialisme c'est la République jusqu'au bout" ? 

Mais peut-être, pour certains, cette citation est-elle devenue politiquement incorrecte?

Au milieu du quinquennat, la Laïcité constitue un enjeu essentiel pour notre démocratie,
pour la paix civile. Elle en est la clé de voûte, le ciment, en même temps qu'elle constitue
un des meilleurs outils pour lutter contre toutes les formes de discrimination et de racisme,
pour lutter contre la banalisation de l'extrême-droite.

 Les chantiers ne manquent pas pour une République plus sociale et plus laïque.
Paraphrasant Danton, souhaitons au Premier ministre de l'audace, encore de l'audace,
toujours de l'audace !

Patrick Kessel,
Président du Comité Laïcité République
Avril 2014
Alain Rey-Hartmann, Vice-président et secrétaire général du Club République sociale, photographiant Monsieur Manuel Valls, lors de la remise du Prix Laïcité  du CLR à des responsables de la Crèche Baby Loup
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dimanche 3 novembre 2013

Remise, en l'Hôtel de Ville de Paris, du Prix Laïcité 2013 du Comité Laïcité République


Octobre 2013

Au nom du Club République Sociale, Alain REY-HARTMANN et moi-même remercions Patrick KESSEL, Président du Ccomité Laïcité République, ancien grand maitre du GODF, d'avoir invité le Club République Sociale à cette cérémonie qui réunissait toutes les forces Laïques de France. Eric TOLLENAERE.

- LIEN pour le site du Comité Laïcité République : http://www.laicite-republique.org/#&panel1-2

VIDÉOS DE LA CÉRÉMONIE EN L'HÔTEL DE VILLE DE PARIS :

Lien pour la vidéo du discours de Madame Jeannette Bougrab 
- Lien pour la vidéo du discours de Monsieur Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur et des Cultes

Communiqué du CLR

Le Prix national et le Prix international de la Laïcité, décernés pour sa 8em édition, par le Comité Laïcité République, ont été remis à Jeannette Bougrab et Jürgen Wertheimer, lundi 21 octobre 2013, à la Mairie de Paris, devant plus de 400 personnes.
Le jury indépendant, présidé cette année par Boualem Sansal, écrivain algérien, en honorant Jeannette Bougrab, a voulu distinguer le combat d'une femme courageuse, fille d'immigrés devenue maître des requêtes au Conseil d'Etat, ancienne ministre dont les convictions ont parfois heurté le gouvernement auquel elle appartenait, qui eut à mener des batailles difficiles comme présidente de la HALDE, toujours fidèle au combat de l'équipe de la crèche Baby Loup et qui, dans son livre paru il y a quelques mois "Ma République se meurt", dénonce le communautarisme religieux et plaide avec passion et raison pour le respect des principes républicains et laïques".
Il a également voulu distinguer Jürgen Wertheimer pour son engagement pour la démocratie, la laïcité et la coopération internationale qui s’est concrétisé dans le projet « Wertewelten » (Valeurs, en français), un réseau mondial de chercheurs dans divers domaines, arts, littérature, droit, etc, provenant de différentes parties du monde, qui se réunissent en cercles de
discussion où sont abordées des thématiques variées avec pour objectif de développer un regard différencié sur le sujet complexe des « valeurs ». Ces travaux sont diffusés à travers le réseau et donnent lieu à des publications universitaires et à destination du public.
Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire, a souligné l'importance de la laïcité au coeur du vivre ensemble. Patrick Kessel, président du CLR, a déclaré que la laïcité constitue le meilleur rempart contre l'extrême droite, laquelle se nourrit des faiblesses de la République, en particulier face aux communautarismes. Concernant la question des crèches, il a souligné que, dans l'hypothèse ou la Cour d'appel ne rendrait pas une décision favorable à Baby Loup, le CLR et le Collectif des associations laïques prônaient une loi afin de garantir à la petite enfance la même liberté de conscience que pour les enfants de l'école publique. Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a souligné l'importance de la laïcité dans la lutte contre l'extrême droite. Engagé depuis le début en faveur de la crèche Baby Loup, il a indiqué que ce dossier avait valeur de symbole national.
Le Comité Laïcité République
23 octobre 2013