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vendredi 9 janvier 2015




Éditorial : Patience et construction
Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com
Directeur de Publication : Eric TOLLENAERE Déposé en Préfecture de Meurthe et Moselle
Rédacteur en Chef : Jordan FERIOT
Années 2014-2015
N°55-56-57-58
3éme trimestre 2013
4éme trimestre 2013
1er semestre 2014
2ème semestre 2014


Sommaire
« Sans la République, le Socialisme est impuissant,
Sans le Socialisme, la République est vide » J. Jaurès
 ASSOCIATION REGIE PAR LA LOI
DU 1er  JUILLET 1901
Club fondé en 1997
EDITORIAL : Patience et construction
(Eric Tollénaère)
Discours de clôture de l'Université de rentrée
de Caen 2 / 5
9e cérémonie de remise du Prix de la laïcité
6 / 12
Contribution au débat du MRC 13 / 14
Les obédiences maçonniques françaises se sont
retrouvées place de la Laïcité le 9 décembre
2014.
Voeux du bureau de RS 15
Bulletin d'adhésion 16
Le Bulletin du Club
1
Éric TOLLENAERE, Président du club.
88
Selon le premier ministre de la France, Manuel VALLS, la ligne
libérale doit-être durcie. Alors que celle-ci ne crée que du
chômage, de la misère, déréglemente le code du travail (projet de
loi Macron), asphyxie les classes moyennes,
arrive en catimini le traité transatlantique où « tout marché doit
sauver le monde ».. capitaliste !
Il s'agit par tous les moyens pour l'impérialisme USA de
sauvegarder leur leadership mondial.
L'union Européenne à sa botte, accepte de tout faire rentrer dans
la sphère marchande : l'école, la culture, nos vies !
L'enjeu de la réforme des régions est grand : l'Europe des régions
doit remplacer les Nations, riches de leurs histoires.
L'Union Européenne s'acharne sur les peuples en cassant les
États-nations.
Le club République Sociale sait que le tableau est sombre mais
que le combat politique pour construire un projet Républicain
solide et cohérent pour la France est indispensable.
Personne ne le fera seul : notre club le mène au dans les partis,
dans les syndicats et les associations.
Patience et construction ! Le combat pour la défense des valeurs
Universelles, de Liberté-Égalité-Fraternité-Laïcité, verra des
citoyennes et citoyens d'origines diverses se rassembler :
République Sociale en sera.
Le bureau, le conseil d'administration et tous les membres vous
souhaitent une bonne fin d'année civile et vous présentent leurs
meilleurs voeux, pour l'année nouvelle 2015.
Vive la République Sociale. 23/12 2014
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen
par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,
dimanche 21 septembre 2014
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen
par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,
dimanche 21 septembre 2014
2
Me revient le plaisir de conclure notre productive université de rentrée que nous avons voulue centrer sur la nécessité
d’un sursaut républicain.
Je veux à mon tour remercier tous les intervenants qui ont permis de faire de cette université non seulement une
réussite, mais aussi un moment très utile. Utile pour la réflexion et l’action, pour jeter les bases d’un sursaut
républicain et donc d’un espoir d’une sortie de crise pour la France.
Notre université de rentrée est une réussite et il convient d’en remercier Pascal Blanchetier et Serge Lezement et audelà
d’eux, les militants du Calvados et de la région Basse-Normandie, mais aussi la direction nationale et Estéban
Piard, notre délégué général. Julien Landfried a présenté la synthèse des débats des ateliers et des tables-rondes.
Je veux toutefois insister sur la cohérence d’une analyse et d’une réflexion conduite par Jean-Pierre Chevènement
depuis des années qui nous donne une longueur d’avance.
,La table-ronde pour un programme de salut-public nous permet d’actualiser au nouveau contexte ce que nous avons
engagé en 2010 avant la présidentielle.
Mais, déjà en 2010 nous étions inquiets de l’état de la France. Je vous invite à relire notre « Programme de Salut
Public », furieusement actuel.
Quatre ans plus tard et la gauche au pouvoir, nous n’avons pas pour autant de raisons d’être réjouis.
La situation parle d’elle-même : une croissance égale à 0, une déflation qui menace, des économies budgétaires revues
à la hausse régulièrement, le dogme des 3% de déficit à tenir, tout en reconnaissant qu’on ne peut pas l’atteindre, un
saut aveugle dans une austérité maladive dans toute l’Europe qui est le résultat de la construction européenne et de la
création de l’euro.
Je suis allé le dire à La Rochelle, devant les socialistes et dirigeants des partis de gauche : tous les voyants sont au
rouge. La production industrielle a baissé de 4% au premier semestre 2014, les exportations se sont contractées de 15
milliards d’euros, l’investissement des entreprises s’est réduit de 0,8% au deuxième trimestre.
Il ne suffit pas de dire que nous sommes aujourd’hui au milieu d’une crise, il faut en avoir conscience, se battre contre
et le faire avec ardeur et détermination. Bref, il faut une volonté. Il faut le courage de décider.
Le tableau est sombre. Nous savons être lucides. Le tableau est sombre et l’heure est grave.
Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété depuis des années et plus récemment en 2012, au moment de la candidature
pédagogique de Jean-Pierre Chevènement.
Depuis deux ans, nous le disons à la majorité. En juin 2012 nous avons voté contre le TSCG en exposant point par
point nos convictions. Contrairement aux attentes des tenants de cette Europe, les résultats escomptés ne sont pas aux
rendez-vous. Nos convictions, elles, sont toujours là deux ans après. C’est notre force.
Sincères, n’ayant vacillé à aucun moment, nos convictions sont chevillées en nous et elles rencontrent la réalité.
Elles ont pourtant connu des épreuves depuis le début du quinquennat. Maintes fois nous les avons éprouvées,
sollicitées, malmenées parfois car la politique est aussi une question de rapports de force et de discussions.
Notre engagement dans la majorité - les yeux ouverts - est, évidemment, régulièrement en discussion. Il y a trois
semaines, Arnaud Montebourg a été évincé du gouvernement. Nous n’étions pas toujours d’accord mais il avait le
mérite de défendre le redressement industriel et productif du pays et de porter le débat sur l’euro trop cher. Le MRC a
déploré son éviction.
3
I. Le champ de ruine de l’austérité
Les politiques d’austérité conduites en Europe mènent la France et toute l’Europe dans le mur. François Hollande et
Manuel Valls font leur possible pour atténuer l’extrême dureté des « recommandations » de la Commission
européenne et de Madame Merkel que nous a rappelées Bastien Faudot hier. François Hollande vient de plaider
Pour l'introduction d'une flexibilité dans l'application des traités européens.
Je veux donc rappeler une évidence : la politique sans chances qui est menée depuis le début du quinquennat, lorsque
le traité européen a été ratifié contre le conseil du MRC, est aujourd’hui clairement une politique sans résultats. Il est
temps pour la majorité d’ouvrir les yeux. Et le plus tôt sera le mieux. François Hollande a demandé, lors de sa
conférence de presse, du temps. Nous savons que sa politique sera jugée sur le quinquennat.
Le Président enterre enfin les 3% quand il aurait fallu faire ce choix dès 2012, ça c’était un choix. Mais mieux vaut
tard que jamais. De même, quand le président de la République affirme sa conviction qu’on ne peut pas faire en même
temps le redressement des comptes et le soutien à la croissance. Nous allons donc continuer à l’encourager à
privilégier la croissance et l’emploi plutôt que l’équilibre à marche forcée des comptes. Car il n’y aura pas de résultats
dans le redressement de la croissance et l’emploi sans cette réorientation radicale de la construction européenne.
Nous allons continuer à dire ceci : à l’Allemagne, parlons franc ! Il ne faut pas hésiter à créer un rapport de force avec
la droite allemande qui ne peut continuer à dicter sa vision de l’Europe alors que celle-ci est un échec et conduit vers
l’abîme.
Nous n’avons pas voté pour la première fois la confiance. Le vote de confiance était d’abord un vote de convenance.
L’exécutif a fait une clarification au sein du gouvernement dans les derniers jours d’août. Les ministres ont défilé
pour abjurer tout esprit critique. Ca nous parle à nous, et surtout à Jean-Pierre Chevènement… L’exécutif a châtié les
fautifs, c’est la logique exécutive même si c’est une erreur de fond.
Quel besoin y avait-il à faire défiler tous les autres ? Et de renouveler l’opération au Parlement. Le Parlement n’est
pas une caserne où les députés devraient abjurer tout écrit séditieux, et jurer fidélité à la pensée unique de la seule
politique possible.
Nous nous sommes abstenus. Aurions-nous dû voter contre ? Manuel Valls était parmi nous l’an dernier, à
Coudekerque, nous pensons que, malgré les difficultés, malgré les désaccords de fond, nous devons maintenir le
dialogue même si parfois il tient à un fil. Il reste deux ans et demi à la gauche pour réussir. Doit-on se réjouir d’une
possible catastrophe historique ? D’une revanche de Sarkozy, ou pire ? Non. Car la droite n’offre pas une solution
alternative et aggraverait les choses.
Il nous faut continuer à travailler au sein de la majorité, au sein de la gauche et nous exprimer en fonction de ce que
nous pensons car il en va de l’avenir de la France.
Dans cette période de débat à gauche, beaucoup s’interrogent sur le cap, sur une politique alternative, sur l’idée de
conduire une autre politique. Tous ne sont pas d’accord sur cette autre politique à mener : politique de l’offre,
politique de la demande ; politique nationale seulement, politique nationale et européenne…
Dans cette période de débat à gauche, nous avons besoin de nous parler, favoriser le débat entre tous, à gauche, et audelà
en direction des républicains.
Ce qu’on vient de faire au travers des invitations diversifiées à cette université de rentrée, nous continuerons à le faire
dans les semaines et les mois qui viennent.
C’est dans l’échange que nous construirons, dans l’échange sans concession.
Pour penser et définir une autre politique, pour se donner des marges de manoeuvre, faut-il pour autant brader ce qui a
été fait en termes d’assainissement des finances publiques entre 2012 et 2014 ? Je ne le crois pas, car chacun mesure
qu’un effort est nécessaire pour redresser la situation de la France. Il fallait rééquilibrer le budget en recettes. C’est la
stratégie de la droite, partout, tout le temps, de couper les recettes pour pouvoir mettre les dépenses sous pression.
4
L’équilibre des finances publiques est meilleur. Le déficit structurel est meilleur et il aurait fallu retourner cet acquis
contre le TSCG. Même ça, la majorité a échoué à le faire. La soumission européenne est une soumission volontaire
qui commence à Bercy. Bercy, Bruxelles, Berlin.
Les exégètes ont beaucoup glosé, on les a vus à longueur de temps sur les plateaux de télé, pour savoir si nous
assistions à un tournant ou un virage ; est-il social-démocrate ou social-libéral ? Pour nous, il s’agit d’une même
politique que l’on connait depuis l’ouverture de la parenthèse libérale de 1983.
MRC, nous militons pour un demi-tour sans coup de frein qui permette de refermer cette parenthèse et de changer
l’Europe.
Nous devons en effet persévérer dans la proposition. Il n’appartient qu’à nous de hausser le ton pour expliquer nos
idées. Nous avons par exemple produit, il y a quelque temps, grâce à Marie-Françoise Bechtel, Patrick Quinqueton et
Thierry Rochefort un contre-projet au pacte de responsabilité. Nous ne sommes pas dans l’effet d’annonce mais dans
le réel, aux côtés des interrogations et des doutes des Français.
Ce contre-projet détaille les mesures qui nous paraissent répondre à l’urgence de la situation : changer l’euromonnaie-
unique en monnaie commune qui plombe la France et l’Europe, mener une réflexion globale sur notre
politique du travail, développer l’industrie, fer de lance de notre savoir-faire et donc de notre économie. C’est par
exemple la nécessité de consolider un fleuron industriel : la filière nucléaire qui préserve aussi des gaz à effet de serre
et produit une énergie à bon marché. Vous le savez, cette question fait l’objet d’un projet de loi sur la transition
énergétique.
II. La République pour le peuple
« Oui, la République a pour programme d’aider les faibles dans leur lutte contre les forts », disait Clemenceau. Nous
devons porter la voix du peuple, de ces Français déçus, comme nous, par ces deux années, car, comme nous, ils
attendaient autre chose. Nous voulions la traduction en actes du discours du Bourget. Quel écart, quand on le relit en
2014 !
Ce que nous devons bâtir dans les mois qui viennent, c’est ce lien indispensable avec nos concitoyens.
L’exercice de la République ne peut se faire sans cet échange permanent. Nous devons aller chercher, un par un, les
Français tentés par un vote protestataire ou l’abstention et expliquer, un par un, les travestissements d’une extrême
droite qui se camoufle derrière les grandes intentions. Et pour lutter contre l’extrême droite, il nous faut d’autant plus
mettre fin au terreau de la crise économique sur lequel elle prospère. C’est cette politique, la seule soit disant
possible, qui est conduite depuis 1983 par les gouvernements successifs, qu’il faut changer.
Pourquoi agite-t-on à outrance le « risque FN » ? Parce que la gauche a échoué à susciter l’envie, l’espoir et
l’émerveillement. Parce qu’elle s’est coupée de son électorat le plus important : les classes populaires, les ouvriers,
les fonctionnaires et les jeunes. Parce que depuis trente ans on dénigre la nation, creuset de l’universalisme, pour lui
substituer une Europe qui tourne le dos aux peuples des différentes nations.
Les Français ne parviennent plus à cultiver un idéal, fait de progressisme qui change la société et de récit collectif sur
lequel on s’appuie pour s’élever. Non pas qu’ils n’en veuillent plus ! Au contraire ! En sautant la tête la première, en
1992, dans l'Europe libérale et la monnaie unique, certains ont malmené cet idéal qui nous est propre.
Comme vous, je prends le temps d’échanger, chaque semaine, sur le terrain, avec nos concitoyens. Qu’en ressort-il ?
D’abord une incompréhension quant à la politique menée qui donne le sentiment qu’on écrase les plus pauvres pour
satisfaire le Medef. On ne peut pas blâmer un commerçant qui voit ses impôts augmenter mais pas son salaire.
Comment construit-on, dans ces conditions, le consentement à l’impôt qui donne force à l’Etat-nation ?
Et puis une demande de protection face à l’incertitude du lendemain. Cette incertitude grandissante dans toutes les
couches de la population, faite de peur qui conduit trop souvent au repli sur soi et au rejet des autres. J’y vois
néanmoins des moments d’espoir, comme disait Didier Motchane, car nous incarnons cette lueur dans l’obscurité. À
nous de la renforcer par notre action militante pour faire grandir cet espoir.
5
II. Le MRC, patience et construction
Je suis convaincu que le Mouvement Républicain et Citoyen, notre mouvement, a de l’avenir et a toute sa place dans
ce combat du quotidien.
Voilà deux jours que nous réfléchissons à un projet de sursaut républicain. Dans ces moments de troubles, la
République et ses principes restent intacts, phare dans la tempête. C’est en s’appuyant sur ce socle inébranlable que
nous proposerons un projet solide et cohérent pour la France. C’est ainsi que nous répondrons à la crise de la
démocratie qui est une crise de la souveraineté et de la parole publique.
La République, encore la République et toujours la République ; notre programme ne fera qu’amorcer politiquement
le sursaut enfoui en chaque Français. Nous tous, citoyens, nous partageons en effet les mêmes valeurs, une culture
commune de la raison, de l’ouverture, de la laïcité, de la solidarité, le même attachement à notre Histoire, à notre
nation.
En 2015 auront lieu des élections. Certes, on ne sait pas tout à fait quand, ni quelles formes auront nos collectivités,
mais elles auront lieu, sans doute en mars puis à l’hiver 2015. Certes, on ne sait pas si l’action politique de proximité
se fera à l’échelle d’un département comme le Territoire-de-Belfort, par exemple, ou d’une région Bourgogne-
Franche-Comté.
Néanmoins, je demande à chacun d’entre vous de porter davantage encore ces valeurs républicaines pour que la
frontière entre la politique et les citoyens ne se creuse pas un peu plus à cette occasion.
Nous avons échangé hier avec nos partenaires sur la crise de la politique. Je n’ai qu’un impératif : donner du sens à
notre engagement en ne reniant jamais nos convictions. C’est cet impératif qui guide mon propos aujourd’hui comme
il dirige mon engagement et, j’en suis sûr, le vôtre.
Patience et construction doivent être nos maîtres mots. Au lendemain des élections départementales, nous pourrions
tenir notre congrès qui sera l’occasion d’affirmer nos positions, notre projet et de tracer les perspectives de notre
action.
En attendant, je sais pouvoir compter sur chacun d’entre nous, dans nos fédérations respectives, pour être des piliers
du mouvement. Nous ne pourrons rien faire sans l’engagement de chacun, notre capacité à peser tient également dans
la camaraderie qui nous lie et qui a été forgée dans les combats communs, des combats parfois difficiles qui ont
conforté notre solidité collective et notre loyauté au MRC.
Je pense aussi aux jeunes, ils sont nombreux ce week-end et sont l’avenir de nos idées. Le comité jeunes vit, vous
avez découvert leurs affiches ce week-end. Nous devons les encourager car ils apportent un regard neuf et d’autres
Formes de militantismes qui nous sont précieux
Nous le savons, le tableau est sombre mais notre ténacité nous permettra de montrer la voie, de faire grandir la lueur
d’espoir. Celle de la République, du sursaut que nous appelons et nous construisons par notre expression, par la
force de nos idées pour que...
Vive la République, et vive la France !
Et en ce 21 septembre, vive la Nation !
Jean-luc LAURENT
Député-Maire
Président National du MRC
9e cérémonie de remise du 9e cérémonie de remise du P Prirxi xd de ela l ala lïacïictiét é
Anne HIDALGO
Maire de Paris
Jean GLAVANY
Ancien ministre
Député des Haute-Pyrénées
Président du jury
Patrick KLUGMAN
Adjoint à la Mairie de Paris
chargé des Relations internationales et de la Francophonie
Pierre BERGÉ
Fondateur du comité Laïcité République
Vous prient de bien vouloir assister à
la 9e cérémonie de remise du Prix de la laïcité
le lundi 27 octobre 2014 à 18 heures
dans les salons de l’Hôtel de Ville
Patrick KESSEL
Président du Comité Laïcité République
Cette invitation personnelle sera demandée à l'entrée Entrée : 3, rue de Lobau – Paris 4e
Le club RÉPUBLIQUE SOCIALE remercie le COMITÉ LAICITÉ RÉPUBLIQUE de son invitation et salue son
initiative : Liberté-Égalité-Fraternité-LAICITÉ
Le Président Fondateur
Eric TOLLENAERE
Le Vice-Président-Secrétaire Général
Alain REY-HARTMANN
Prix de la laïcité 2014. Discours de bienvenue, par Patrick Kessel (Paris, 27 oct. 14)
Président du Comité Laïcité République - 27 octobre
Mes premiers mots s’adressent au Maire de Paris, Anne Hidalgo, pour la remercier d’accueillir la 9e édition de la
cérémonie de remise des prix de la Laïcité, organisée par le Comité Laïcité République.
Patrick Kessel
6
Il y a un an, nous formulions des voeux. Aujourd’hui, c’est chose faite. Anne est maire de Paris, maire de la capitale
de la République laïque. Ce fut pour nous une grande joie. C’est aussi un grand espoir pour les principes et les valeurs
que nous partageons. C’est grâce à Anne Hidalgo que nous nous retrouvons à nouveau dans cette somptueuse salle
des fêtes de l’Hôtel de Ville de Paris pour cette manifestation qui constitue désormais un rendez-vous quasiinstitutionnel
de tous les laïques.
Nous nous connaissons depuis longtemps. Je sais que tu as toujours été une amie de la laïcité, de la liberté de
conscience, de l’égalité des droits. En témoigne le patronage laïque mis en place sous ta responsabilité dans le XVe
arrondissement avec notre ami disparu cette année, le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, auquel je souhaite
rendre un hommage empreint d’émotion.
Je souhaite également saluer la présence de Patrick Klugman, Adjoint à la Mairie de Paris, chargé des relations
internationales et de la Francophonie, Bruno Julliard, Adjoint à la mairie de Paris, chargé de la culture et de Pierre
Bergé, membre fondateur du CLR, toujours fidèle dans son engagement.
Je souhaite également remercier Jean Glavany, député, ancien ministre, ancien chef de cabinet du président
Mitterrand, défenseur de la laïcité dans un contexte pas toujours facile, qui a accepté cette année de présider le Jury
du Prix de la Laïcité.
A vous tous, chers amis, bienvenue.
Vous êtes 587 à vous être inscrits, parfois venus de loin, de nos régions métropolitaines et d’Outre-mer, de
Belgique, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Suisse, de Turquie, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Congo, du
Gabon, du Benin, du Québec, d’Haïti et même d’Afghanistan.
Ce qui témoigne s’il en était besoin que la laïcité n’est pas franco-française, qu’elle est porteuse de valeurs
universelles, même si elle peut prendre des formes juridiques diverses dans chaque pays.
Votre présence massive et diverse montre également que la France demeure de ce point de vue, non pas l’exemple que
nous voudrions imposer, mais la référence éthique qui a nourri les grands mouvements d’indépendance et se pose
aujourd’hui en alternative à la barbarie qui se développe sous nos yeux. Qui menace d’engager l’humanité dans une
terrible régression obscurantiste. Une barbarie nourrie de haine, pétrie d’obscurantisme qui désigne l’autre, l’alter - la
femme en premier lieu - comme l’ennemi à humilier, à souiller, à avilir, à torturer, à exterminer. Une barbarie en
légitimant une autre, il n’est cette fois pas exagéré de citer Brecht et de dire que "le ventre est encore fécond d’où est
sortie la bête immonde".
De nombreux élus sont présents ou excusés : Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat ; Christian Bataille, député,
président de la Fraternelle parlementaire ; Françoise Laborde, sénatrice ; Odile Saugues, députée ; Gérard Delfau,
ancien sénateur ; André Bellon, ancien député ; Michel Hannoun, ancien député.
Plusieurs anciens ministres sont également parmi nous ou nous ont adressé un message de solidarité : Jean-Michel
Baylet, Alain Vivien, Guy Lengagne, André Henry, Michel Charasse, Anicet Le Pors, Yvette Roudy, Dominique
Nimi-Madingou, ancien ministre du Congo, Prudent Victor Topanou, ancien Garde des Sceaux, Porte-parole du
gouvernement du Bénin, Anne-Marie Lizin, ancienne Présidente du Sénat de Belgique et ancien ministre, et Jacques
Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits à qui nous souhaitons bonne chance pour ses nouvelles et importantes
responsabilités.
Parmi vous ou excusés, plusieurs préfets et sous-préfets, recteurs et anciens recteurs, membres de cabinets
ministériels, conseillers du Président de la République, du Premier ministre et du Président de l’Assemblée Nationale.
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Je souhaite également la bienvenue à
Daniel Keller, Grand Maître du GODF, accompagné de Christophe Habas, Premier Grand Maître adjoint chargé de la
laïcité, et d’une importante délégation du Conseil de l’Ordre du GODF, et d’anciens conseillers ; des anciens Grands
Maîtres du GODF Gilbert Abergel, Guy Arcizet, Bernard Brandmeyer, Philippe Gugliemi, Jacques Lafouge, Jean-
Robert Ragache, Jean-Michel Quillardet, Bernard Brandmeyer et José Gulino ; Pierre-Henri Gouttière, ancien
Premier Grand Maître adjoint ; Jean Pierre Cordier et Jean-Pierre Catala qui président respectivement le Grand
Collège des Rites et le Grand Chapitre de France ; Michel Meley, Président du Droit Humain ; Catherine Jeannin-
Naltet, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, accompagnée de Denise Oberlin, ancienne
présidente ; de Jean Verdun, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France ; et aux représentants de nombreuses
autres obédiences maçonniques impliquées dans la défense de la laïcité que je ne peux toutes citer : la Grande Loge
Mixte de France, la Grande Loge Mixte Universelle, le Grand Orient latino-américain, le Grand Orient et Loges
réunies du Congo, la Grande Loge de Turquie, le Grand Orient du Portugal.
Parmi vous également, de nombreux responsables et militants des associations laïques et syndicales. Sont ainsi
représentés : les 25 associations laïques du Collectif des associations laïques ; la CNPL ; SOS Racisme ; Ni putes,
ni soumises ; la Ligue de l’Enseignement ; l’association Egales ; Regards de femmes ; Laïcité-Libertés ; Libres
Mariannes ; la Ligue du droit international des femmes ; l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives
communautaires ; le Comité 1905 ; le CAEDEL ; la Licra ; l’Unsa ; Force ouvrière ; le Comité d’action laïque de
Belgique ; la Libre Pensée ; l’UFAL ; le CNAFAL ; Solidarité laïque ; l’Association des Libres Penseurs de
France ; la Clef, coordination française pour le lobby européen des femmes ; l’association égalité-justice ; Europe et
Laïcité ; Agir pour l’Afrique ; République sociale ; le Cercle Ramadier ; le Centre d’action laïque de Bruxelles ;
l’association Fontenay-Laïcité ; le réseau féministe Ruptures ; l’Association pour le droit de mourir dans la dignité
(ADMD)...
Je souhaite enfin saluer ou présenter les excuses d’amis engagés sur nos chantiers communs : Louis Astre, Elisabeth
Badinter, George-Marc Benamou, Abdenour Bidar, Roland Castro, Charb, Eddy Khaldi, Guillaume Lecointre, Samuel
Mayol, Bernard Pignerol, Jean-Paul Scot, Malka Markovitch, Richard Malka, Albert Memmi, Gilles Schilnecht,
Malika Sorel, Alain Simon, Maya Surduts, Claude Vaillant, Linda Weil-Curiel.
Enfin, je souhaite tout particulièrement la bienvenue à trois grands comédiens : Jean-Claude Drouot, Pierre Santini et
Florence Roche, qui interprètent une formidable pièce de Bruno FuligniClemenceau-Jaurès, qui pose la question
"Quelle République voulons-nous ?" que je vous invite à visionner le lundi 10 novembre à 20h30 sur la chaine
parlementaire (LCP).
Enfin, en votre nom à tous, je souhaite saluer celle à qui, voilà deux ans, nous décernions le Prix national de la laïcité,
la courageuse directrice de la crèche Baby-Loup, Natalia Baleato.
L’an dernier, à cette tribune, Manuel Valls - devenu depuis Premier ministre - avait expliqué en quoi le destin de
Baby Loup constitue un symbole déterminant pour la laïcité. Après avoir emporté une première victoire juridique,
partielle mais réelle, avec la décision de la Cour d’appel de Paris, cet été, la bataille s’est déplacée sur le plan
politique puisque, vous le savez, la crèche laïque est désormais menacée financièrement, dès lors que la nouvelle
municipalité de Conflans-Saint-Honorine ne couvre pas les engagements pris par la précédente. Une réunion
importante aura lieu jeudi mais je lance à tous un nouvel appel à la solidarité financière pour permettre à Natalia et à
son équipe de faire vivre Baby Loup.
Il y un deux ans, ici même, nous faisions le triste constat d’une laïcité malmenée, vilipendée, détournée. Et ce, au
moment où le pays en a le plus besoin.
Nous avions mis en garde contre la montée des communautarismes qui, disions-nous, fragilisent la paix civile. La
volonté de quelques-uns, cet été, d’importer en France la guerre entre le Hamas et Israël, la banalisation de
l’antisémitisme et du racisme, montrent, s’il en était besoin, que nos inquiétudes étaient fondées.
Ce sont les principes de la citoyenneté républicaine qui sont attaqués et en tout premier lieu celui, fondateur, qui
affirme que toutes les femmes et tous les hommes, quels que soient leur origines, la couleur de leur peau, leurs
appartenances philosophiques, politiques, religieuses, sexuelles sont des citoyens libres et égaux en droits. Parler de
laïcité au coeur d’un certain tohu-bohu relève tout simplement de salubrité publique.
Il y a un an, nous dénoncions la très inquiétante tentative de hold-up de l’extrême-droite sur la laïcité. Nous avions
peut-être tort d’avoir raison trop tôt. L’actualité de l’année nous a malheureusement donné raison. Le Front national
est désormais le premier parti de France et se donne comme le meilleur défenseur de la citoyenneté et de la laïcité !
Ceci prêterait à rire si les choses n’étaient aussi graves.
Cela a été rendu possible parce que les républicains des deux rives ne se sont pas donnés les moyens de défendre ces
principes qui font la République, la laïcité en premier lieu. Parce que nous avons laissé s’installer la confusion dans
les têtes.
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Nous constations le lourd bilan du quinquennat précédent en matière de laïcité : le discours de Latran qui plaçait
l’instituteur en-dessous du prêtre, la loi Carle mettant en place la parité du financement public entre écoles publiques et
confessionnelles, quand il y a encore 500 communes en France sans école publique, les tentatives de révision de la loi de
1905... Arrêtons-la ce triste florilège.
L’an dernier, nous nous sommes félicités de la campagne présidentielle de François Hollande et de son discours du Bourget,
célébrant les retrouvailles de la gauche et de la Laïcité, alors que depuis des années, une partie de la gauche avait fait preuve
d’atermoiements coupables à l’égard du communautarisme et de peu d’intérêt pour une Laïcité pourtant inscrite dans son
histoire et sa culture.
Depuis, le président n’a pas manqué d’affirmer à plusieurs reprises son attachement à la laïcité. Des étapes importantes ont
été franchies avec le "mariage pour tous", la révision des lois bioéthiques, la réalisation d’une charte de la laïcité à l’école
publique - qui mérite d’être confortée -, la mise en place de l’Observatoire de la laïcité qui, je l’espère, montera en
puissance pour proposer des remèdes aux problèmes qui se posent à la laïcité en France.
Beaucoup reste à faire. D’abord pour s’assurer que la laïcité est réellement appliquée dans le service public, les écoles, les
hôpitaux, la police...
Ensuite, il faut prendre la mesure des risques que la montée des communautarismes religieux dans les entreprises privées fait
peser sur la paix civile. La loi ne prévoit pas que la laïcité doive s’y appliquer. Peut-on, parce que le sujet est délicat, refuser
de le poser et mettre la cendre sous le tapis au risque de l’enflammer ? Des entreprises, telle Paprec, dont je salue le
président, Jean-Luc Petithuguenin, ont pris des initiatives comme une charte de la laïcité, votée à l’unanimité des
collaborateurs.
Pour autant, cette méthode tiendrait-elle juridiquement si elle était attaquée ? Pas certain. Faut-il dès lors légiférer ou à tout
le moins adapter le code du travail ? Le débat doit être ouvert, sauf à laisser une nouvelle fois l’extrême droite se nourrir
des hésitations des républicains et mettre en place des syndicats "jaunes" comme ce fut le cas dans les années 1960.
Aussi le Comité Laïcité République organisera-t-il un colloque sur le thème "Laïcité et entreprises", qui se tiendra le samedi
13 décembre, toute la journée, à l’Assemblée nationale, et auquel je vous invite tous et vous demande de vous inscrire au
plus tôt auprès de la secrétaire générale.
La situation se dégrade également dans certaines universités et certains établissements d’enseignement supérieur. Que
faire ? La mission Laïcité de l’ancien Haut Conseil à l’Intégration (HCI) avait formulé 12 propositions, qui méritent d’être
analysées, débattues et non rejetées sans discussion.
Cette mission n’était en aucune sorte composée d’extrémistes et d’islamophobes comme certains veulent le faire croire.
Leurs propositions ne visaient pas à stigmatiser mais à assurer la paix sociale sur les lieux d’enseignement. Je souhaite
saluer l’animateur de cette commission Alain Seksig, injustement pris à parti cette année. Le Comité Laïcité République
organisera un second colloque sur “Laïcité et enseignement supérieur” au 1er semestre 2015, également à l’Assemblée
nationale.
Beaucoup reste à faire d’ici la fin du quinquennat. Je pense en particulier
au droit à mourir dans la dignité que souhaitent 85 % des Français,
à l’instauration d’une journée nationale de la laïcité permettant de faire connaître le sens de la Laïcité, qu’ignorent beaucoup
de nos concitoyens.
Nombre d’autres sujets mériteraient d’être étudiés que je ne peux tous citer.
Je pense au problème que pose le financement public d’associations qui se disent culturelles mais qui sont en vérité le fauxnez
d’associations cultuelles et communautaristes.
Je pense au Condordat pour lequel le collectif des associations laïques a proposé une transition concertée afin d’aller vers le
retour au droit commun.
Au coeur de la tourmente, chacun sent bien que si les questions économiques et sociales sont déterminantes, le lien social
doit se ressourcer aux principes républicains, en particulier à l’égalité et à la fraternité. La Laïcité constitue le meilleur
rempart contre l’extrême-droite et le racisme. Parce qu’elle fonde une communauté de destin, une Fraternité citoyenne. Ce
sont ces valeurs et ces principes que nous avons voulu honorer en créant ce prix de la Laïcité.
Le jury indépendant a été notamment présidé par Elisabeth Badinter, Pierre Bergé, Jean-Pierre Changeux, Odile Saugues,
Charb, et, l’an dernier, par Boualem Samsal, écrivain courageux. Cette année, c’est Jean Glavany qui a bien voulu assumer
cette responsabilité. On sait son engagement en faveur de la laïcité, à un moment où il faut convaincre ses adversaires mais
aussi, parfois, certains de ses propres amis. Qu’il en soit remercié ainsi que tous les membres du Jury.
Avant de laisser la parole à Jean, je souhaite remercier les personnels techniques de la Mairie, mes amis du CLR, en
particulier notre secrétaire générale Florence Sautereau. Vous le savez peut-être, tout ce travail a été réalisé bénévolement
puisque le CLR ne dispose d’aucune subvention et ne vit que des cotisations de ses membres.
Raison de plus, si vous le souhaitez, pour adhérer nombreux!! 9
10
Merci de votre présence. Et sans plus attendre, je cède la parole au Président du jury du Prix de la Laïcité 2014.
Une femme afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes, lauréats du Prix 2014 de la Laïcité
- 27 octobre
Une militante afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes sont les lauréats de la9e édition du Prix de la
Laïcité, décerné ce lundi 27 octobre 2014 à la Mairie de Paris, en présence de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, du
Président du jury, Jean Glavany, député et ancien ministre, et de Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République,
organisateur de la manifestation.
Jean Glavany
Le « Grand Prix international » a été attribué à Mme Shoukria Haïdar, présidente de l’association NEGAR de soutien
aux femmes afghanes, défenseure de la laïcité, de l’égalité entre hommes et femmes, de l’éducation pour tous, et en
particulier des filles, et des droits des femmes.
Le « Grand Prix national » a été décerné à M. Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4500
personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Cette charte a été adoptée par un vote à
l’unanimité des salariés et contribue à un réel vivre ensemble au travail.
Le jury a par ailleurs attribué deux prix spéciaux à deux philosophes pour la force de leur oeuvre en faveur de la laïcité. Il
s’agit de :
Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université Charles de Gaulle Lille III, Vice-Présidente de la Société
française de philosophie (dernier ouvrage paru :Penser la laïcité, Ed. Minerve 2014),
Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris (dernier ouvrage paru : Dictionnaire
amoureux de la Laïcité, ed Plon 2014).
Prix de la laïcité 2014. Discours de clôture, par Philippe Foussier (Paris, 27 oct. 14)
Président délégué du Comité Laïcité République - 27 octobre
Chers amis,
Finalement, les choix sont simples. Et nous sommes à un moment particulier, où il est peut-être encore temps d’éviter
dans les années qui viennent à notre pays une expérience politique funeste. Le 25 mai est passé par là, qui a placé le
Front national en tête des partis de France.
Comité Laïcité République
le 27 octobre 2014
Allons-nous laisser prospérer ceux qui exaltent encore et toujours les différences ?
Ceux qui veulent d’abord insister sur ce qui nous distingue les uns des autres ?
Ceux qui veulent toujours mettre en avant les soi-disant identités ?Ceux qui veulent toujours se définir ou définir les
autres par leur couleur de peau ? Par leur religion, réelle ou supposée ? Par leur origine ethnique ? Par leurs racines, par
les liens du sang, par leurs gênes, par leur héritage biologique ? Ceux qui pratiquent l’amalgame permanent, notamment
vis-à-vis de la religion musulmane ? Ceux qui postulent que parce qu’on a un nom à consonance arabe on est
nécessairement musulman et pire, on est obligatoirement croyant et pratiquant ?
11
Philippe Foussier
Mais n’a t-on pas le droit aussi dans cette tradition d’être agnostique, d’être athée, d’être critique vis-à-vis des religions,
y compris la sienne, de blasphémer ? Il faut croire que non, et l’enfermement communautaire, l’assignation identitaire,
ils sont certes l’oeuvre de l’extrême droite - qui en douterait, toute son histoire le démontre ! - mais ils sont aussi l’oeuvre
de courants différentialistes, essentialistes, communautaristes, « multiculturalistes » disent-ils pour faire « joli », qu’on
trouve tout autant à gauche, à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite.
Oui, il faut le dire nettement parce que nous sommes à une période importante en termes de choix de société. Certains
préparent le terrain pour l’extrême droite en accréditant ses thèses différentialistes, certains légitiment son discours en
postulant une prétendue irréductible différence entre les hommes de culture, de religion ou d’ethnies distinctes.
Rappelons-nous, cela n’a pas été inventé par les Afrikaners du régime d’apartheid, cela n’est pas né au Club de
l’Horloge, au GRECE ou au FN : il y a précisément 3 ans, au printemps 2011, une Fondation distinguée qui, dit-on,
aurait une influence dans certains courants de gauche, proposait d’édifier en France une « citoyenneté musulmane ».
Rien moins.
Mais les mots ont un sens ! Une citoyenneté musulmane pour les musulmans de France, c’est donc logiquement une
citoyenneté protestante, juive, catholique, orthodoxe pour tous les croyants de notre pays ! Pourquoi certains et pas
d’autres ? Et que fait-on des agnostiques et des athées ? J’arrête là tant nous voyons bien que la confusion des principes
gagne y compris –et peut être surtout- certaines de nos élites intellectuelles et médiatiques.
Face à cela, qu’avons-nous à dire ? Tout simplement que nous refusons cette logique de l’exaltation des différences, de
la mise en exergue des distinctions, du port en bandoulière de son appartenance à tel ou tel groupe. Voulons-nous être
des citoyens ou des membres d’une communauté, astreints à l’assignation identitaire ?
Nous avons choisi ! Nous voulons être des citoyens, dans l’esprit défini par la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen à laquelle se réfèrent tous ceux qui dans le monde savent ce qu’elle signifie, et qui le paient parfois très cher.
Nous ne sommes pas sots. Nous savons que l’héritage des Lumières est contesté bien au-delà des courants réactionnaires.
Pour nous, les choses sont claires. Nous refusons l’apartheid, qu’il soit pensé par des théoriciens de la Nouvelle droite ou
par ceux d’une hypothétique Nouvelle gauche. Nous refusons l’assignation identitaire, le postulat selon lequel parce que
nous avons tel ou tel héritage culturel ou cultuel nous y serions cantonnés pour l’existence entière. Nous voulons être des
femmes et des hommes libres et égaux en droits. Il y a pour cela des principes intemporels et simples à comprendre et à
défendre, sauf pour ceux qui y sont opposés, bien sûr.
Ils ont pour nom Humanisme, Universalisme et Laïcité.
Merci au CLR et à son Président
Le président du club RS
12
Contribution Contribution a ua ud édbéabta td ud uM MRRCC
Chers camarades,
Le Comité de l'Union Régionale Lorraine du MRC s'est tenu le samedi 21 juin le matin en commun avec le
MUP de Robert Hue et a abordé de nombreuses questions dans ses travaux.
Le Conseil National s'est réuni le dimanche 29 juin 2014.
Je voudrais revenir sur les trois points suivants :
- La situation internationale à travers la question de l'Ukraine et celle de la Thaïlande.
- La situation nationale à travers les réformes de la SNCF et des territoires régionaux.
- L'avenir de notre mouvement, comment répondre à la crise politique ?
Premier point :
Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la police
ukrainienne dans des opérations contre les séparatistes pro-russe, affirme le journal allemand Bild am Sonntag
(BamS). Selon des informations, basées sur des communications radio entre des centres de commandement de
l'armée russe, interceptées par agence de surveillance américain coordonnent et dirigent des opérations de
guérilla contre les séparatistes pro-russes autour de l'enclave de Slaviansk.
En Thaïlande, les USA via leur ambassade ont nourri la crise depuis le mois d'octobre qui a vu les élections
législatives de novembre invalidées et la destitution de la première ministre.
Après le coup d'État, il y a certains groupes, qui perdent leur avantages, veulent créer des troubles pour
disqualifier les militaires. Ils essaient d' harceler et de séduire, ou même financer ceux qui manifestent contre le
coup d'État. La majorité des Thaïs soutient la prise du pouvoir par la junte militaire.
1. La prise du pouvoir est selon eux, la première étape de développement de la démocratie en Thaïlande, la paix
et l'ordre public. Alors la plupart des Thaïs sont d'accord avec l'armée Thaïlandaise qui a décrété la loi martiale.
2. Des soldats militaires ont été déployés dans le centre de Bangkok pour restaurer la paix et l'ordre public sans
le système thaksin.
Il me semble que le MRC sur ce sujet a quelque chose à dire : la question nationale et l'indépendance des
nations est ici posée en Thaïlande, comme en Ukraine.
Deuxième point : Première partie.
Nous avons dit en votant à l'Assemblée Nationale, la réforme ferroviaire : La nouvelle SNCF ne réussira que si
elle est libérée de la dette ferroviaire.
En Lorraine, la suppression de la dette passe par celles de lignes inter-régionales, et une diminution des
connexions entre Paris et Metz ou Nancy, une quasi-condamnation de la desserte de Lyon par Dijon, un passage
par Strasbourg ou Paris. Les habitants d'Épinal iraient à Lyon en passant par Nancy, Cheminot et Strasbourg, ou
par Lunéville et Sarrebourg qui serait desservi par TER et non plus par TGV… les liaisons rails vers
L'Allemagne seraient diminuées, vers Paris via Reims également...
Notre pays a besoin d’un service public ferroviaire fret et voyageurs de qualité, dans le respect du
développement durable, et sur l’ensemble du territoire. L’ouverture à la concurrence privée et la recherche de la
rentabilité financière ne le permettra pas.
Les questions du désendettement et du financement de ces transports doivent être effectivement traitées mais de
manière à permettre le développement nécessaire du système ferroviaire tout en assurant la qualité et la sécurité
du réseau dans une logique de service public.
13
Deuxième point : Deuxième partie.
C'est un projet de loi qui met la République en danger : la réforme territoriale des régions.
"Depuis la Révolution française, la République s’est construite sur le triptyque commune / département /
État.
On veut lui substituer un autre triptyque : intercommunalités / métropoles / grandes régions".
Selon le magazine Marianne :
« Avec de super-régions, de super-intercommunalités la nouvelle architecture institutionnelle s’annonce
déflagratrice pour la République. Sous couvert de clarification, de simplification et d’économies à réaliser, la
réforme territoriale s’attaque en réalité aux fondements mêmes de l’organisation républicaine de notre pays,
héritée de la Révolution française et de notre histoire démocratique. C’est la mort programmée des communes
et des départements, au profit d’une organisation dictée par la vision économique libérale et une mise en
concurrence conforme aux dogmes qui guident l’Union européenne.
Alors que la question essentielle est celle de l’aménagement du territoire, les disparités vont encore s’accroître
au prix d’une compétition toujours plus féroce entre territoires et d’une déstabilisation des services de
proximité. C’est une France des territoires à plusieurs vitesses qui se dessine.
Avec des régions « de taille européenne » disposant du pouvoir réglementaire d’adapter les normes au plan
local, cette landerisation rampante répond clairement à la volonté de la Commission européenne d’affaiblir
encore un peu plus l’échelon étatique pour entretenir des liens directs avec les régions. C’est un sinistre pas vers
l’Europe des régions. »
L’organisation du territoire est un des éléments du pacte républicain qui se trouve ainsi remis en cause, l’État
n’étant plus en mesure de garantir l’égalité républicaine et l’égalité territoriale par la loi ou la redistribution.
Tous les républicains, quelles que soient leurs sensibilités, devraient s’en alarmer :
La réforme menace à terme l’unité et l’indivisibilité de la République Alors qu’il y aurait urgence à répondre à
la gravité de la crise politique, le big bang annoncé ne fera que l’amplifier et l’aggraver.
Les enjeux dépassent largement la seule refonte de la carte régionale. Le problème n’est pas technique mais
éminemment politique : qu’il soit donc permis de s’interroger sur la véritable portée de ce qui est proposé et de
prendre le temps d’une réflexion aussi approfondie que concertée.
Troisième point :
Les élections municipales et européennes ont ouvert en France une situation de crise politique. L'abstention
massive et l'implosion du bipartisme révèlent un rejet de l'Union européenne telle qu'elle se construit et, plus
généralement, une grande défiance vis-à-vis de l'action politique.
Chômage, inégalités, perte de pouvoir d'achat, etc : la crise s'approfondit et nos conditions de vie et de travail
continuent à se dégrader.
Dans ce contexte, la politique gouvernementale suscite à gauche des questionnements, de l'incertitude, de
l'indignation voire de la colère. Aujourd'hui, 'est l'avenir de la gauche et des fondements de notre modèle social
et républicain qui sont mis en question.
J'entends que la Gauche et la Droite seraient des concepts dépassés.
Qui sommes nous vraiment ? Il me semble que nous sommes, certes pas tout seul, à la foi la Gauche et la
République.
Nous allons insister plus sur la question sociale : Nous sommes donc la Gauche Républicaine et Sociale.
Pourquoi opposer les deux ?
Allions à la fois le vote et l'engagement, les résultats concrets et l'action globale, n'opposons pas la République
au social.
Je terminerai mon propos en citant Jean Jaurès «Sans la République, le socialisme est impuissant » MAIS «
sans le Socialisme, la République est vide »
Pour ma part, je pense que ce que nous avons à reconstruire, c'est la GAUCHE RÉPUBLICAINE.
Le 29 juin 2014
Éric TOLLÉNAERE
Premier Secrétaire suppléant Régional
Membre du Conseil National du MRC
14
15
Michel Meley, président de la Fédération Française du Droit Humain, a pris la
parole au nom des obédiences présentes.
JOURNEE DE LA LAÏCITE
En ce 9 décembre 2014, date anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905), les obédiences
maçonniques sont appelées à se réunir Place de la Laïcité à Paris 15ème à 11h30.
Les obédiences réaffirmeront que la laïcité est un des fondements de la République et de la paix sociale,
l’espace public devant être soustrait à tout choix confessionnel.
Elles rappelleront que la laïcité, principe d’actualité et d’avenir, est le fondement majeur d’un vivre ensemble
apaisé et harmonieux.
Les obédiences maçonniques réunies Place de la Laïcité oeuvreront aux côtés de toutes les forces républicaines,
mais en toute indépendance à l’égard des partis, pour que la liberté individuelle de conscience et de culte
s’accorde avec la neutralité rigoureuse de toutes les institutions publiques.
Fédération Française du Droit Humain, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Traditionnelle et
Symbolique OPERA, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm, Grande Loge
Mixte Universelle, Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, Grande Loge des Cultures et de la
Spiritualité, Grand Orient de France
Les obédiences maçonniques française se sont retrouvées place
de la Laïcité le 9 décembre 2014.
Les obédiences maçonniques française se sont retrouvées place
de la Laïcité le 9 décembre 2014.
Le Vice-Président-Secrétaire Général
Alain REY-HARTMANN
Le Président Fondateur
Eric TOLLENAERE
vous présentent au nom du bureau du club République Sociale
leurs meilleurs voeux pour l'année 2015
ADHESION AU CLUB REPUBLIQUE SOCIALEÉditorial : Patience et construction
Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com
Directeur de Publication : Eric TOLLENAERE Déposé en Préfecture de Meurthe et Moselle
Rédacteur en Chef : Jordan FERIOT
Années 2014-2015
N°55-56-57-58
3éme trimestre 2013
4éme trimestre 2013
1er semestre 2014
2ème semestre 2014
Sommaire
« Sans la République, le Socialisme est impuissant,
Sans le Socialisme, la République est vide » J. Jaurès
ASSOCIATION REGIE PAR LA LOI
DU 1er JUILLET 1901
Club fondé en 1997
EDITORIAL : Patience et construction
(Eric Tollénaère)
Discours de clôture de l'Université de rentrée
de Caen 2 / 5
9e cérémonie de remise du Prix de la laïcité
6 / 12
Contribution au débat du MRC 13 / 14
Les obédiences maçonniques françaises se sont
retrouvées place de la Laïcité le 9 décembre
2014.
Voeux du bureau de RS 15
Bulletin d'adhésion 16
Le Bulletin du Club
1
Éric TOLLENAERE, Président du club.
88 € €
Selon le premier ministre de la France, Manuel VALLS, la ligne
libérale doit-être durcie. Alors que celle-ci ne crée que du
chômage, de la misère, déréglemente le code du travail (projet de
loi Macron), asphyxie les classes moyennes,
arrive en catimini le traité transatlantique où « tout marché doit
sauver le monde ».. capitaliste !
Il s'agit par tous les moyens pour l'impérialisme USA de
sauvegarder leur leadership mondial.
L'union Européenne à sa botte, accepte de tout faire rentrer dans
la sphère marchande : l'école, la culture, nos vies !
L'enjeu de la réforme des régions est grand : l'Europe des régions
doit remplacer les Nations, riches de leurs histoires.
L'Union Européenne s'acharne sur les peuples en cassant les
États-nations.
Le club République Sociale sait que le tableau est sombre mais
que le combat politique pour construire un projet Républicain
solide et cohérent pour la France est indispensable.
Personne ne le fera seul : notre club le mène au dans les partis,
dans les syndicats et les associations.
Patience et construction ! Le combat pour la défense des valeurs
Universelles, de Liberté-Égalité-Fraternité-Laïcité, verra des
citoyennes et citoyens d'origines diverses se rassembler :
République Sociale en sera.
Le bureau, le conseil d'administration et tous les membres vous
souhaitent une bonne fin d'année civile et vous présentent leurs
meilleurs voeux, pour l'année nouvelle 2015.
Vive la République Sociale. 23/12 2014
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen
par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,
dimanche 21 septembre 2014
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen
par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,
dimanche 21 septembre 2014
2
Me revient le plaisir de conclure notre productive université de rentrée que nous avons voulue centrer sur la nécessité
d’un sursaut républicain.
Je veux à mon tour remercier tous les intervenants qui ont permis de faire de cette université non seulement une
réussite, mais aussi un moment très utile. Utile pour la réflexion et l’action, pour jeter les bases d’un sursaut
républicain et donc d’un espoir d’une sortie de crise pour la France.
Notre université de rentrée est une réussite et il convient d’en remercier Pascal Blanchetier et Serge Lezement et audelà
d’eux, les militants du Calvados et de la région Basse-Normandie, mais aussi la direction nationale et Estéban
Piard, notre délégué général. Julien Landfried a présenté la synthèse des débats des ateliers et des tables-rondes.
Je veux toutefois insister sur la cohérence d’une analyse et d’une réflexion conduite par Jean-Pierre Chevènement
depuis des années qui nous donne une longueur d’avance.
,La table-ronde pour un programme de salut-public nous permet d’actualiser au nouveau contexte ce que nous avons
engagé en 2010 avant la présidentielle.
Mais, déjà en 2010 nous étions inquiets de l’état de la France. Je vous invite à relire notre « Programme de Salut
Public », furieusement actuel.
Quatre ans plus tard et la gauche au pouvoir, nous n’avons pas pour autant de raisons d’être réjouis.
La situation parle d’elle-même : une croissance égale à 0, une déflation qui menace, des économies budgétaires revues
à la hausse régulièrement, le dogme des 3% de déficit à tenir, tout en reconnaissant qu’on ne peut pas l’atteindre, un
saut aveugle dans une austérité maladive dans toute l’Europe qui est le résultat de la construction européenne et de la
création de l’euro.
Je suis allé le dire à La Rochelle, devant les socialistes et dirigeants des partis de gauche : tous les voyants sont au
rouge. La production industrielle a baissé de 4% au premier semestre 2014, les exportations se sont contractées de 15
milliards d’euros, l’investissement des entreprises s’est réduit de 0,8% au deuxième trimestre.
Il ne suffit pas de dire que nous sommes aujourd’hui au milieu d’une crise, il faut en avoir conscience, se battre contre
et le faire avec ardeur et détermination. Bref, il faut une volonté. Il faut le courage de décider.
Le tableau est sombre. Nous savons être lucides. Le tableau est sombre et l’heure est grave.
Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété depuis des années et plus récemment en 2012, au moment de la candidature
pédagogique de Jean-Pierre Chevènement.
Depuis deux ans, nous le disons à la majorité. En juin 2012 nous avons voté contre le TSCG en exposant point par
point nos convictions. Contrairement aux attentes des tenants de cette Europe, les résultats escomptés ne sont pas aux
rendez-vous. Nos convictions, elles, sont toujours là deux ans après. C’est notre force.
Sincères, n’ayant vacillé à aucun moment, nos convictions sont chevillées en nous et elles rencontrent la réalité.
Elles ont pourtant connu des épreuves depuis le début du quinquennat. Maintes fois nous les avons éprouvées,
sollicitées, malmenées parfois car la politique est aussi une question de rapports de force et de discussions.
Notre engagement dans la majorité - les yeux ouverts - est, évidemment, régulièrement en discussion. Il y a trois
semaines, Arnaud Montebourg a été évincé du gouvernement. Nous n’étions pas toujours d’accord mais il avait le
mérite de défendre le redressement industriel et productif du pays et de porter le débat sur l’euro trop cher. Le MRC a
déploré son éviction.
3
I. Le champ de ruine de l’austérité
Les politiques d’austérité conduites en Europe mènent la France et toute l’Europe dans le mur. François Hollande et
Manuel Valls font leur possible pour atténuer l’extrême dureté des « recommandations » de la Commission
européenne et de Madame Merkel que nous a rappelées Bastien Faudot hier. François Hollande vient de plaider
Pour l'introduction d'une flexibilité dans l'application des traités européens.
Je veux donc rappeler une évidence : la politique sans chances qui est menée depuis le début du quinquennat, lorsque
le traité européen a été ratifié contre le conseil du MRC, est aujourd’hui clairement une politique sans résultats. Il est
temps pour la majorité d’ouvrir les yeux. Et le plus tôt sera le mieux. François Hollande a demandé, lors de sa
conférence de presse, du temps. Nous savons que sa politique sera jugée sur le quinquennat.
Le Président enterre enfin les 3% quand il aurait fallu faire ce choix dès 2012, ça c’était un choix. Mais mieux vaut
tard que jamais. De même, quand le président de la République affirme sa conviction qu’on ne peut pas faire en même
temps le redressement des comptes et le soutien à la croissance. Nous allons donc continuer à l’encourager à
privilégier la croissance et l’emploi plutôt que l’équilibre à marche forcée des comptes. Car il n’y aura pas de résultats
dans le redressement de la croissance et l’emploi sans cette réorientation radicale de la construction européenne.
Nous allons continuer à dire ceci : à l’Allemagne, parlons franc ! Il ne faut pas hésiter à créer un rapport de force avec
la droite allemande qui ne peut continuer à dicter sa vision de l’Europe alors que celle-ci est un échec et conduit vers
l’abîme.
Nous n’avons pas voté pour la première fois la confiance. Le vote de confiance était d’abord un vote de convenance.
L’exécutif a fait une clarification au sein du gouvernement dans les derniers jours d’août. Les ministres ont défilé
pour abjurer tout esprit critique. Ca nous parle à nous, et surtout à Jean-Pierre Chevènement… L’exécutif a châtié les
fautifs, c’est la logique exécutive même si c’est une erreur de fond.
Quel besoin y avait-il à faire défiler tous les autres ? Et de renouveler l’opération au Parlement. Le Parlement n’est
pas une caserne où les députés devraient abjurer tout écrit séditieux, et jurer fidélité à la pensée unique de la seule
politique possible.
Nous nous sommes abstenus. Aurions-nous dû voter contre ? Manuel Valls était parmi nous l’an dernier, à
Coudekerque, nous pensons que, malgré les difficultés, malgré les désaccords de fond, nous devons maintenir le
dialogue même si parfois il tient à un fil. Il reste deux ans et demi à la gauche pour réussir. Doit-on se réjouir d’une
possible catastrophe historique ? D’une revanche de Sarkozy, ou pire ? Non. Car la droite n’offre pas une solution
alternative et aggraverait les choses.
Il nous faut continuer à travailler au sein de la majorité, au sein de la gauche et nous exprimer en fonction de ce que
nous pensons car il en va de l’avenir de la France.
Dans cette période de débat à gauche, beaucoup s’interrogent sur le cap, sur une politique alternative, sur l’idée de
conduire une autre politique. Tous ne sont pas d’accord sur cette autre politique à mener : politique de l’offre,
politique de la demande ; politique nationale seulement, politique nationale et européenne…
Dans cette période de débat à gauche, nous avons besoin de nous parler, favoriser le débat entre tous, à gauche, et audelà
en direction des républicains.
Ce qu’on vient de faire au travers des invitations diversifiées à cette université de rentrée, nous continuerons à le faire
dans les semaines et les mois qui viennent.
C’est dans l’échange que nous construirons, dans l’échange sans concession.
Pour penser et définir une autre politique, pour se donner des marges de manoeuvre, faut-il pour autant brader ce qui a
été fait en termes d’assainissement des finances publiques entre 2012 et 2014 ? Je ne le crois pas, car chacun mesure
qu’un effort est nécessaire pour redresser la situation de la France. Il fallait rééquilibrer le budget en recettes. C’est la
stratégie de la droite, partout, tout le temps, de couper les recettes pour pouvoir mettre les dépenses sous pression.
4
L’équilibre des finances publiques est meilleur. Le déficit structurel est meilleur et il aurait fallu retourner cet acquis
contre le TSCG. Même ça, la majorité a échoué à le faire. La soumission européenne est une soumission volontaire
qui commence à Bercy. Bercy, Bruxelles, Berlin.
Les exégètes ont beaucoup glosé, on les a vus à longueur de temps sur les plateaux de télé, pour savoir si nous
assistions à un tournant ou un virage ; est-il social-démocrate ou social-libéral ? Pour nous, il s’agit d’une même
politique que l’on connait depuis l’ouverture de la parenthèse libérale de 1983.
MRC, nous militons pour un demi-tour sans coup de frein qui permette de refermer cette parenthèse et de changer
l’Europe.
Nous devons en effet persévérer dans la proposition. Il n’appartient qu’à nous de hausser le ton pour expliquer nos
idées. Nous avons par exemple produit, il y a quelque temps, grâce à Marie-Françoise Bechtel, Patrick Quinqueton et
Thierry Rochefort un contre-projet au pacte de responsabilité. Nous ne sommes pas dans l’effet d’annonce mais dans
le réel, aux côtés des interrogations et des doutes des Français.
Ce contre-projet détaille les mesures qui nous paraissent répondre à l’urgence de la situation : changer l’euromonnaie-
unique en monnaie commune qui plombe la France et l’Europe, mener une réflexion globale sur notre
politique du travail, développer l’industrie, fer de lance de notre savoir-faire et donc de notre économie. C’est par
exemple la nécessité de consolider un fleuron industriel : la filière nucléaire qui préserve aussi des gaz à effet de serre
et produit une énergie à bon marché. Vous le savez, cette question fait l’objet d’un projet de loi sur la transition
énergétique.
II. La République pour le peuple
« Oui, la République a pour programme d’aider les faibles dans leur lutte contre les forts », disait Clemenceau. Nous
devons porter la voix du peuple, de ces Français déçus, comme nous, par ces deux années, car, comme nous, ils
attendaient autre chose. Nous voulions la traduction en actes du discours du Bourget. Quel écart, quand on le relit en
2014 !
Ce que nous devons bâtir dans les mois qui viennent, c’est ce lien indispensable avec nos concitoyens.
L’exercice de la République ne peut se faire sans cet échange permanent. Nous devons aller chercher, un par un, les
Français tentés par un vote protestataire ou l’abstention et expliquer, un par un, les travestissements d’une extrême
droite qui se camoufle derrière les grandes intentions. Et pour lutter contre l’extrême droite, il nous faut d’autant plus
mettre fin au terreau de la crise économique sur lequel elle prospère. C’est cette politique, la seule soit disant
possible, qui est conduite depuis 1983 par les gouvernements successifs, qu’il faut changer.
Pourquoi agite-t-on à outrance le « risque FN » ? Parce que la gauche a échoué à susciter l’envie, l’espoir et
l’émerveillement. Parce qu’elle s’est coupée de son électorat le plus important : les classes populaires, les ouvriers,
les fonctionnaires et les jeunes. Parce que depuis trente ans on dénigre la nation, creuset de l’universalisme, pour lui
substituer une Europe qui tourne le dos aux peuples des différentes nations.
Les Français ne parviennent plus à cultiver un idéal, fait de progressisme qui change la société et de récit collectif sur
lequel on s’appuie pour s’élever. Non pas qu’ils n’en veuillent plus ! Au contraire ! En sautant la tête la première, en
1992, dans l'Europe libérale et la monnaie unique, certains ont malmené cet idéal qui nous est propre.
Comme vous, je prends le temps d’échanger, chaque semaine, sur le terrain, avec nos concitoyens. Qu’en ressort-il ?
D’abord une incompréhension quant à la politique menée qui donne le sentiment qu’on écrase les plus pauvres pour
satisfaire le Medef. On ne peut pas blâmer un commerçant qui voit ses impôts augmenter mais pas son salaire.
Comment construit-on, dans ces conditions, le consentement à l’impôt qui donne force à l’Etat-nation ?
Et puis une demande de protection face à l’incertitude du lendemain. Cette incertitude grandissante dans toutes les
couches de la population, faite de peur qui conduit trop souvent au repli sur soi et au rejet des autres. J’y vois
néanmoins des moments d’espoir, comme disait Didier Motchane, car nous incarnons cette lueur dans l’obscurité. À
nous de la renforcer par notre action militante pour faire grandir cet espoir.
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II. Le MRC, patience et construction
Je suis convaincu que le Mouvement Républicain et Citoyen, notre mouvement, a de l’avenir et a toute sa place dans
ce combat du quotidien.
Voilà deux jours que nous réfléchissons à un projet de sursaut républicain. Dans ces moments de troubles, la
République et ses principes restent intacts, phare dans la tempête. C’est en s’appuyant sur ce socle inébranlable que
nous proposerons un projet solide et cohérent pour la France. C’est ainsi que nous répondrons à la crise de la
démocratie qui est une crise de la souveraineté et de la parole publique.
La République, encore la République et toujours la République ; notre programme ne fera qu’amorcer politiquement
le sursaut enfoui en chaque Français. Nous tous, citoyens, nous partageons en effet les mêmes valeurs, une culture
commune de la raison, de l’ouverture, de la laïcité, de la solidarité, le même attachement à notre Histoire, à notre
nation.
En 2015 auront lieu des élections. Certes, on ne sait pas tout à fait quand, ni quelles formes auront nos collectivités,
mais elles auront lieu, sans doute en mars puis à l’hiver 2015. Certes, on ne sait pas si l’action politique de proximité
se fera à l’échelle d’un département comme le Territoire-de-Belfort, par exemple, ou d’une région Bourgogne-
Franche-Comté.
Néanmoins, je demande à chacun d’entre vous de porter davantage encore ces valeurs républicaines pour que la
frontière entre la politique et les citoyens ne se creuse pas un peu plus à cette occasion.
Nous avons échangé hier avec nos partenaires sur la crise de la politique. Je n’ai qu’un impératif : donner du sens à
notre engagement en ne reniant jamais nos convictions. C’est cet impératif qui guide mon propos aujourd’hui comme
il dirige mon engagement et, j’en suis sûr, le vôtre.
Patience et construction doivent être nos maîtres mots. Au lendemain des élections départementales, nous pourrions
tenir notre congrès qui sera l’occasion d’affirmer nos positions, notre projet et de tracer les perspectives de notre
action.
En attendant, je sais pouvoir compter sur chacun d’entre nous, dans nos fédérations respectives, pour être des piliers
du mouvement. Nous ne pourrons rien faire sans l’engagement de chacun, notre capacité à peser tient également dans
la camaraderie qui nous lie et qui a été forgée dans les combats communs, des combats parfois difficiles qui ont
conforté notre solidité collective et notre loyauté au MRC.
Je pense aussi aux jeunes, ils sont nombreux ce week-end et sont l’avenir de nos idées. Le comité jeunes vit, vous
avez découvert leurs affiches ce week-end. Nous devons les encourager car ils apportent un regard neuf et d’autres
Formes de militantismes qui nous sont précieux
Nous le savons, le tableau est sombre mais notre ténacité nous permettra de montrer la voie, de faire grandir la lueur
d’espoir. Celle de la République, du sursaut que nous appelons et nous construisons par notre expression, par la
force de nos idées pour que...
Vive la République, et vive la France !
Et en ce 21 septembre, vive la Nation !
Jean-luc LAURENT
Député-Maire
Président National du MRC
9e cérémonie de remise du 9e cérémonie de remise du P Prirxi xd de ela l ala lïacïictiét é
Anne HIDALGO
Maire de Paris
Jean GLAVANY
Ancien ministre
Député des Haute-Pyrénées
Président du jury
Patrick KLUGMAN
Adjoint à la Mairie de Paris
chargé des Relations internationales et de la Francophonie
Pierre BERGÉ
Fondateur du comité Laïcité République
Vous prient de bien vouloir assister à
la 9e cérémonie de remise du Prix de la laïcité
le lundi 27 octobre 2014 à 18 heures
dans les salons de l’Hôtel de Ville
Patrick KESSEL
Président du Comité Laïcité République
Cette invitation personnelle sera demandée à l'entrée Entrée : 3, rue de Lobau – Paris 4e
Le club RÉPUBLIQUE SOCIALE remercie le COMITÉ LAICITÉ RÉPUBLIQUE de son invitation et salue son
initiative : Liberté-Égalité-Fraternité-LAICITÉ
Le Président Fondateur
Eric TOLLENAERE
Le Vice-Président-Secrétaire Général
Alain REY-HARTMANN
Prix de la laïcité 2014. Discours de bienvenue, par Patrick Kessel (Paris, 27 oct. 14)
Président du Comité Laïcité République - 27 octobre
Mes premiers mots s’adressent au Maire de Paris, Anne Hidalgo, pour la remercier d’accueillir la 9e édition de la
cérémonie de remise des prix de la Laïcité, organisée par le Comité Laïcité République.
Patrick Kessel
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Il y a un an, nous formulions des voeux. Aujourd’hui, c’est chose faite. Anne est maire de Paris, maire de la capitale
de la République laïque. Ce fut pour nous une grande joie. C’est aussi un grand espoir pour les principes et les valeurs
que nous partageons. C’est grâce à Anne Hidalgo que nous nous retrouvons à nouveau dans cette somptueuse salle
des fêtes de l’Hôtel de Ville de Paris pour cette manifestation qui constitue désormais un rendez-vous quasiinstitutionnel
de tous les laïques.
Nous nous connaissons depuis longtemps. Je sais que tu as toujours été une amie de la laïcité, de la liberté de
conscience, de l’égalité des droits. En témoigne le patronage laïque mis en place sous ta responsabilité dans le XVe
arrondissement avec notre ami disparu cette année, le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, auquel je souhaite
rendre un hommage empreint d’émotion.
Je souhaite également saluer la présence de Patrick Klugman, Adjoint à la Mairie de Paris, chargé des relations
internationales et de la Francophonie, Bruno Julliard, Adjoint à la mairie de Paris, chargé de la culture et de Pierre
Bergé, membre fondateur du CLR, toujours fidèle dans son engagement.
Je souhaite également remercier Jean Glavany, député, ancien ministre, ancien chef de cabinet du président
Mitterrand, défenseur de la laïcité dans un contexte pas toujours facile, qui a accepté cette année de présider le Jury
du Prix de la Laïcité.
A vous tous, chers amis, bienvenue.
Vous êtes 587 à vous être inscrits, parfois venus de loin, de nos régions métropolitaines et d’Outre-mer, de
Belgique, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Suisse, de Turquie, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Congo, du
Gabon, du Benin, du Québec, d’Haïti et même d’Afghanistan.
Ce qui témoigne s’il en était besoin que la laïcité n’est pas franco-française, qu’elle est porteuse de valeurs
universelles, même si elle peut prendre des formes juridiques diverses dans chaque pays.
Votre présence massive et diverse montre également que la France demeure de ce point de vue, non pas l’exemple que
nous voudrions imposer, mais la référence éthique qui a nourri les grands mouvements d’indépendance et se pose
aujourd’hui en alternative à la barbarie qui se développe sous nos yeux. Qui menace d’engager l’humanité dans une
terrible régression obscurantiste. Une barbarie nourrie de haine, pétrie d’obscurantisme qui désigne l’autre, l’alter - la
femme en premier lieu - comme l’ennemi à humilier, à souiller, à avilir, à torturer, à exterminer. Une barbarie en
légitimant une autre, il n’est cette fois pas exagéré de citer Brecht et de dire que "le ventre est encore fécond d’où est
sortie la bête immonde".
De nombreux élus sont présents ou excusés : Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat ; Christian Bataille, député,
président de la Fraternelle parlementaire ; Françoise Laborde, sénatrice ; Odile Saugues, députée ; Gérard Delfau,
ancien sénateur ; André Bellon, ancien député ; Michel Hannoun, ancien député.
Plusieurs anciens ministres sont également parmi nous ou nous ont adressé un message de solidarité : Jean-Michel
Baylet, Alain Vivien, Guy Lengagne, André Henry, Michel Charasse, Anicet Le Pors, Yvette Roudy, Dominique
Nimi-Madingou, ancien ministre du Congo, Prudent Victor Topanou, ancien Garde des Sceaux, Porte-parole du
gouvernement du Bénin, Anne-Marie Lizin, ancienne Présidente du Sénat de Belgique et ancien ministre, et Jacques
Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits à qui nous souhaitons bonne chance pour ses nouvelles et importantes
responsabilités.
Parmi vous ou excusés, plusieurs préfets et sous-préfets, recteurs et anciens recteurs, membres de cabinets
ministériels, conseillers du Président de la République, du Premier ministre et du Président de l’Assemblée Nationale.
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Je souhaite également la bienvenue à
Daniel Keller, Grand Maître du GODF, accompagné de Christophe Habas, Premier Grand Maître adjoint chargé de la
laïcité, et d’une importante délégation du Conseil de l’Ordre du GODF, et d’anciens conseillers ; des anciens Grands
Maîtres du GODF Gilbert Abergel, Guy Arcizet, Bernard Brandmeyer, Philippe Gugliemi, Jacques Lafouge, Jean-
Robert Ragache, Jean-Michel Quillardet, Bernard Brandmeyer et José Gulino ; Pierre-Henri Gouttière, ancien
Premier Grand Maître adjoint ; Jean Pierre Cordier et Jean-Pierre Catala qui président respectivement le Grand
Collège des Rites et le Grand Chapitre de France ; Michel Meley, Président du Droit Humain ; Catherine Jeannin-
Naltet, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, accompagnée de Denise Oberlin, ancienne
présidente ; de Jean Verdun, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France ; et aux représentants de nombreuses
autres obédiences maçonniques impliquées dans la défense de la laïcité que je ne peux toutes citer : la Grande Loge
Mixte de France, la Grande Loge Mixte Universelle, le Grand Orient latino-américain, le Grand Orient et Loges
réunies du Congo, la Grande Loge de Turquie, le Grand Orient du Portugal.
Parmi vous également, de nombreux responsables et militants des associations laïques et syndicales. Sont ainsi
représentés : les 25 associations laïques du Collectif des associations laïques ; la CNPL ; SOS Racisme ; Ni putes,
ni soumises ; la Ligue de l’Enseignement ; l’association Egales ; Regards de femmes ; Laïcité-Libertés ; Libres
Mariannes ; la Ligue du droit international des femmes ; l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives
communautaires ; le Comité 1905 ; le CAEDEL ; la Licra ; l’Unsa ; Force ouvrière ; le Comité d’action laïque de
Belgique ; la Libre Pensée ; l’UFAL ; le CNAFAL ; Solidarité laïque ; l’Association des Libres Penseurs de
France ; la Clef, coordination française pour le lobby européen des femmes ; l’association égalité-justice ; Europe et
Laïcité ; Agir pour l’Afrique ; République sociale ; le Cercle Ramadier ; le Centre d’action laïque de Bruxelles ;
l’association Fontenay-Laïcité ; le réseau féministe Ruptures ; l’Association pour le droit de mourir dans la dignité
(ADMD)...
Je souhaite enfin saluer ou présenter les excuses d’amis engagés sur nos chantiers communs : Louis Astre, Elisabeth
Badinter, George-Marc Benamou, Abdenour Bidar, Roland Castro, Charb, Eddy Khaldi, Guillaume Lecointre, Samuel
Mayol, Bernard Pignerol, Jean-Paul Scot, Malka Markovitch, Richard Malka, Albert Memmi, Gilles Schilnecht,
Malika Sorel, Alain Simon, Maya Surduts, Claude Vaillant, Linda Weil-Curiel.
Enfin, je souhaite tout particulièrement la bienvenue à trois grands comédiens : Jean-Claude Drouot, Pierre Santini et
Florence Roche, qui interprètent une formidable pièce de Bruno FuligniClemenceau-Jaurès, qui pose la question
"Quelle République voulons-nous ?" que je vous invite à visionner le lundi 10 novembre à 20h30 sur la chaine
parlementaire (LCP).
Enfin, en votre nom à tous, je souhaite saluer celle à qui, voilà deux ans, nous décernions le Prix national de la laïcité,
la courageuse directrice de la crèche Baby-Loup, Natalia Baleato.
L’an dernier, à cette tribune, Manuel Valls - devenu depuis Premier ministre - avait expliqué en quoi le destin de
Baby Loup constitue un symbole déterminant pour la laïcité. Après avoir emporté une première victoire juridique,
partielle mais réelle, avec la décision de la Cour d’appel de Paris, cet été, la bataille s’est déplacée sur le plan
politique puisque, vous le savez, la crèche laïque est désormais menacée financièrement, dès lors que la nouvelle
municipalité de Conflans-Saint-Honorine ne couvre pas les engagements pris par la précédente. Une réunion
importante aura lieu jeudi mais je lance à tous un nouvel appel à la solidarité financière pour permettre à Natalia et à
son équipe de faire vivre Baby Loup.
Il y un deux ans, ici même, nous faisions le triste constat d’une laïcité malmenée, vilipendée, détournée. Et ce, au
moment où le pays en a le plus besoin.
Nous avions mis en garde contre la montée des communautarismes qui, disions-nous, fragilisent la paix civile. La
volonté de quelques-uns, cet été, d’importer en France la guerre entre le Hamas et Israël, la banalisation de
l’antisémitisme et du racisme, montrent, s’il en était besoin, que nos inquiétudes étaient fondées.
Ce sont les principes de la citoyenneté républicaine qui sont attaqués et en tout premier lieu celui, fondateur, qui
affirme que toutes les femmes et tous les hommes, quels que soient leur origines, la couleur de leur peau, leurs
appartenances philosophiques, politiques, religieuses, sexuelles sont des citoyens libres et égaux en droits. Parler de
laïcité au coeur d’un certain tohu-bohu relève tout simplement de salubrité publique.
Il y a un an, nous dénoncions la très inquiétante tentative de hold-up de l’extrême-droite sur la laïcité. Nous avions
peut-être tort d’avoir raison trop tôt. L’actualité de l’année nous a malheureusement donné raison. Le Front national
est désormais le premier parti de France et se donne comme le meilleur défenseur de la citoyenneté et de la laïcité !
Ceci prêterait à rire si les choses n’étaient aussi graves.
Cela a été rendu possible parce que les républicains des deux rives ne se sont pas donnés les moyens de défendre ces
principes qui font la République, la laïcité en premier lieu. Parce que nous avons laissé s’installer la confusion dans
les têtes.
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Nous constations le lourd bilan du quinquennat précédent en matière de laïcité : le discours de Latran qui plaçait
l’instituteur en-dessous du prêtre, la loi Carle mettant en place la parité du financement public entre écoles publiques et
confessionnelles, quand il y a encore 500 communes en France sans école publique, les tentatives de révision de la loi de
1905... Arrêtons-la ce triste florilège.
L’an dernier, nous nous sommes félicités de la campagne présidentielle de François Hollande et de son discours du Bourget,
célébrant les retrouvailles de la gauche et de la Laïcité, alors que depuis des années, une partie de la gauche avait fait preuve
d’atermoiements coupables à l’égard du communautarisme et de peu d’intérêt pour une Laïcité pourtant inscrite dans son
histoire et sa culture.
Depuis, le président n’a pas manqué d’affirmer à plusieurs reprises son attachement à la laïcité. Des étapes importantes ont
été franchies avec le "mariage pour tous", la révision des lois bioéthiques, la réalisation d’une charte de la laïcité à l’école
publique - qui mérite d’être confortée -, la mise en place de l’Observatoire de la laïcité qui, je l’espère, montera en
puissance pour proposer des remèdes aux problèmes qui se posent à la laïcité en France.
Beaucoup reste à faire. D’abord pour s’assurer que la laïcité est réellement appliquée dans le service public, les écoles, les
hôpitaux, la police...
Ensuite, il faut prendre la mesure des risques que la montée des communautarismes religieux dans les entreprises privées fait
peser sur la paix civile. La loi ne prévoit pas que la laïcité doive s’y appliquer. Peut-on, parce que le sujet est délicat, refuser
de le poser et mettre la cendre sous le tapis au risque de l’enflammer ? Des entreprises, telle Paprec, dont je salue le
président, Jean-Luc Petithuguenin, ont pris des initiatives comme une charte de la laïcité, votée à l’unanimité des
collaborateurs.
Pour autant, cette méthode tiendrait-elle juridiquement si elle était attaquée ? Pas certain. Faut-il dès lors légiférer ou à tout
le moins adapter le code du travail ? Le débat doit être ouvert, sauf à laisser une nouvelle fois l’extrême droite se nourrir
des hésitations des républicains et mettre en place des syndicats "jaunes" comme ce fut le cas dans les années 1960.
Aussi le Comité Laïcité République organisera-t-il un colloque sur le thème "Laïcité et entreprises", qui se tiendra le samedi
13 décembre, toute la journée, à l’Assemblée nationale, et auquel je vous invite tous et vous demande de vous inscrire au
plus tôt auprès de la secrétaire générale.
La situation se dégrade également dans certaines universités et certains établissements d’enseignement supérieur. Que
faire ? La mission Laïcité de l’ancien Haut Conseil à l’Intégration (HCI) avait formulé 12 propositions, qui méritent d’être
analysées, débattues et non rejetées sans discussion.
Cette mission n’était en aucune sorte composée d’extrémistes et d’islamophobes comme certains veulent le faire croire.
Leurs propositions ne visaient pas à stigmatiser mais à assurer la paix sociale sur les lieux d’enseignement. Je souhaite
saluer l’animateur de cette commission Alain Seksig, injustement pris à parti cette année. Le Comité Laïcité République
organisera un second colloque sur “Laïcité et enseignement supérieur” au 1er semestre 2015, également à l’Assemblée
nationale.
Beaucoup reste à faire d’ici la fin du quinquennat. Je pense en particulier
au droit à mourir dans la dignité que souhaitent 85 % des Français,
à l’instauration d’une journée nationale de la laïcité permettant de faire connaître le sens de la Laïcité, qu’ignorent beaucoup
de nos concitoyens.
Nombre d’autres sujets mériteraient d’être étudiés que je ne peux tous citer.
Je pense au problème que pose le financement public d’associations qui se disent culturelles mais qui sont en vérité le fauxnez
d’associations cultuelles et communautaristes.
Je pense au Condordat pour lequel le collectif des associations laïques a proposé une transition concertée afin d’aller vers le
retour au droit commun.
Au coeur de la tourmente, chacun sent bien que si les questions économiques et sociales sont déterminantes, le lien social
doit se ressourcer aux principes républicains, en particulier à l’égalité et à la fraternité. La Laïcité constitue le meilleur
rempart contre l’extrême-droite et le racisme. Parce qu’elle fonde une communauté de destin, une Fraternité citoyenne. Ce
sont ces valeurs et ces principes que nous avons voulu honorer en créant ce prix de la Laïcité.
Le jury indépendant a été notamment présidé par Elisabeth Badinter, Pierre Bergé, Jean-Pierre Changeux, Odile Saugues,
Charb, et, l’an dernier, par Boualem Samsal, écrivain courageux. Cette année, c’est Jean Glavany qui a bien voulu assumer
cette responsabilité. On sait son engagement en faveur de la laïcité, à un moment où il faut convaincre ses adversaires mais
aussi, parfois, certains de ses propres amis. Qu’il en soit remercié ainsi que tous les membres du Jury.
Avant de laisser la parole à Jean, je souhaite remercier les personnels techniques de la Mairie, mes amis du CLR, en
particulier notre secrétaire générale Florence Sautereau. Vous le savez peut-être, tout ce travail a été réalisé bénévolement
puisque le CLR ne dispose d’aucune subvention et ne vit que des cotisations de ses membres.
Raison de plus, si vous le souhaitez, pour adhérer nombreux!! 9
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Merci de votre présence. Et sans plus attendre, je cède la parole au Président du jury du Prix de la Laïcité 2014.
Une femme afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes, lauréats du Prix 2014 de la Laïcité
- 27 octobre
Une militante afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes sont les lauréats de la9e édition du Prix de la
Laïcité, décerné ce lundi 27 octobre 2014 à la Mairie de Paris, en présence de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, du
Président du jury, Jean Glavany, député et ancien ministre, et de Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République,
organisateur de la manifestation.
Jean Glavany
Le « Grand Prix international » a été attribué à Mme Shoukria Haïdar, présidente de l’association NEGAR de soutien
aux femmes afghanes, défenseure de la laïcité, de l’égalité entre hommes et femmes, de l’éducation pour tous, et en
particulier des filles, et des droits des femmes.
Le « Grand Prix national » a été décerné à M. Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4500
personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Cette charte a été adoptée par un vote à
l’unanimité des salariés et contribue à un réel vivre ensemble au travail.
Le jury a par ailleurs attribué deux prix spéciaux à deux philosophes pour la force de leur oeuvre en faveur de la laïcité. Il
s’agit de :
Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université Charles de Gaulle Lille III, Vice-Présidente de la Société
française de philosophie (dernier ouvrage paru :Penser la laïcité, Ed. Minerve 2014),
Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris (dernier ouvrage paru : Dictionnaire
amoureux de la Laïcité, ed Plon 2014).
Prix de la laïcité 2014. Discours de clôture, par Philippe Foussier (Paris, 27 oct. 14)
Président délégué du Comité Laïcité République - 27 octobre
Chers amis,
Finalement, les choix sont simples. Et nous sommes à un moment particulier, où il est peut-être encore temps d’éviter
dans les années qui viennent à notre pays une expérience politique funeste. Le 25 mai est passé par là, qui a placé le
Front national en tête des partis de France.
Comité Laïcité République
le 27 octobre 2014
Allons-nous laisser prospérer ceux qui exaltent encore et toujours les différences ?
Ceux qui veulent d’abord insister sur ce qui nous distingue les uns des autres ?
Ceux qui veulent toujours mettre en avant les soi-disant identités ?Ceux qui veulent toujours se définir ou définir les
autres par leur couleur de peau ? Par leur religion, réelle ou supposée ? Par leur origine ethnique ? Par leurs racines, par
les liens du sang, par leurs gênes, par leur héritage biologique ? Ceux qui pratiquent l’amalgame permanent, notamment
vis-à-vis de la religion musulmane ? Ceux qui postulent que parce qu’on a un nom à consonance arabe on est
nécessairement musulman et pire, on est obligatoirement croyant et pratiquant ?
11
Philippe Foussier
Mais n’a t-on pas le droit aussi dans cette tradition d’être agnostique, d’être athée, d’être critique vis-à-vis des religions,
y compris la sienne, de blasphémer ? Il faut croire que non, et l’enfermement communautaire, l’assignation identitaire,
ils sont certes l’oeuvre de l’extrême droite - qui en douterait, toute son histoire le démontre ! - mais ils sont aussi l’oeuvre
de courants différentialistes, essentialistes, communautaristes, « multiculturalistes » disent-ils pour faire « joli », qu’on
trouve tout autant à gauche, à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite.
Oui, il faut le dire nettement parce que nous sommes à une période importante en termes de choix de société. Certains
préparent le terrain pour l’extrême droite en accréditant ses thèses différentialistes, certains légitiment son discours en
postulant une prétendue irréductible différence entre les hommes de culture, de religion ou d’ethnies distinctes.
Rappelons-nous, cela n’a pas été inventé par les Afrikaners du régime d’apartheid, cela n’est pas né au Club de
l’Horloge, au GRECE ou au FN : il y a précisément 3 ans, au printemps 2011, une Fondation distinguée qui, dit-on,
aurait une influence dans certains courants de gauche, proposait d’édifier en France une « citoyenneté musulmane ».
Rien moins.
Mais les mots ont un sens ! Une citoyenneté musulmane pour les musulmans de France, c’est donc logiquement une
citoyenneté protestante, juive, catholique, orthodoxe pour tous les croyants de notre pays ! Pourquoi certains et pas
d’autres ? Et que fait-on des agnostiques et des athées ? J’arrête là tant nous voyons bien que la confusion des principes
gagne y compris –et peut être surtout- certaines de nos élites intellectuelles et médiatiques.
Face à cela, qu’avons-nous à dire ? Tout simplement que nous refusons cette logique de l’exaltation des différences, de
la mise en exergue des distinctions, du port en bandoulière de son appartenance à tel ou tel groupe. Voulons-nous être
des citoyens ou des membres d’une communauté, astreints à l’assignation identitaire ?
Nous avons choisi ! Nous voulons être des citoyens, dans l’esprit défini par la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen à laquelle se réfèrent tous ceux qui dans le monde savent ce qu’elle signifie, et qui le paient parfois très cher.
Nous ne sommes pas sots. Nous savons que l’héritage des Lumières est contesté bien au-delà des courants réactionnaires.
Pour nous, les choses sont claires. Nous refusons l’apartheid, qu’il soit pensé par des théoriciens de la Nouvelle droite ou
par ceux d’une hypothétique Nouvelle gauche. Nous refusons l’assignation identitaire, le postulat selon lequel parce que
nous avons tel ou tel héritage culturel ou cultuel nous y serions cantonnés pour l’existence entière. Nous voulons être des
femmes et des hommes libres et égaux en droits. Il y a pour cela des principes intemporels et simples à comprendre et à
défendre, sauf pour ceux qui y sont opposés, bien sûr.
Ils ont pour nom Humanisme, Universalisme et Laïcité.
Merci au CLR et à son Président
Le président du club RS
12
Contribution Contribution a ua ud édbéabta td ud uM MRRCC
Chers camarades,
Le Comité de l'Union Régionale Lorraine du MRC s'est tenu le samedi 21 juin le matin en commun avec le
MUP de Robert Hue et a abordé de nombreuses questions dans ses travaux.
Le Conseil National s'est réuni le dimanche 29 juin 2014.
Je voudrais revenir sur les trois points suivants :
- La situation internationale à travers la question de l'Ukraine et celle de la Thaïlande.
- La situation nationale à travers les réformes de la SNCF et des territoires régionaux.
- L'avenir de notre mouvement, comment répondre à la crise politique ?
Premier point :
Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la police
ukrainienne dans des opérations contre les séparatistes pro-russe, affirme le journal allemand Bild am Sonntag
(BamS). Selon des informations, basées sur des communications radio entre des centres de commandement de
l'armée russe, interceptées par agence de surveillance américain coordonnent et dirigent des opérations de
guérilla contre les séparatistes pro-russes autour de l'enclave de Slaviansk.
En Thaïlande, les USA via leur ambassade ont nourri la crise depuis le mois d'octobre qui a vu les élections
législatives de novembre invalidées et la destitution de la première ministre.
Après le coup d'État, il y a certains groupes, qui perdent leur avantages, veulent créer des troubles pour
disqualifier les militaires. Ils essaient d' harceler et de séduire, ou même financer ceux qui manifestent contre le
coup d'État. La majorité des Thaïs soutient la prise du pouvoir par la junte militaire.
1. La prise du pouvoir est selon eux, la première étape de développement de la démocratie en Thaïlande, la paix
et l'ordre public. Alors la plupart des Thaïs sont d'accord avec l'armée Thaïlandaise qui a décrété la loi martiale.
2. Des soldats militaires ont été déployés dans le centre de Bangkok pour restaurer la paix et l'ordre public sans
le système thaksin.
Il me semble que le MRC sur ce sujet a quelque chose à dire : la question nationale et l'indépendance des
nations est ici posée en Thaïlande, comme en Ukraine.
Deuxième point : Première partie.
Nous avons dit en votant à l'Assemblée Nationale, la réforme ferroviaire : La nouvelle SNCF ne réussira que si
elle est libérée de la dette ferroviaire.
En Lorraine, la suppression de la dette passe par celles de lignes inter-régionales, et une diminution des
connexions entre Paris et Metz ou Nancy, une quasi-condamnation de la desserte de Lyon par Dijon, un passage
par Strasbourg ou Paris. Les habitants d'Épinal iraient à Lyon en passant par Nancy, Cheminot et Strasbourg, ou
par Lunéville et Sarrebourg qui serait desservi par TER et non plus par TGV… les liaisons rails vers
L'Allemagne seraient diminuées, vers Paris via Reims également...
Notre pays a besoin d’un service public ferroviaire fret et voyageurs de qualité, dans le respect du
développement durable, et sur l’ensemble du territoire. L’ouverture à la concurrence privée et la recherche de la
rentabilité financière ne le permettra pas.
Les questions du désendettement et du financement de ces transports doivent être effectivement traitées mais de
manière à permettre le développement nécessaire du système ferroviaire tout en assurant la qualité et la sécurité
du réseau dans une logique de service public.
13
Deuxième point : Deuxième partie.
C'est un projet de loi qui met la République en danger : la réforme territoriale des régions.
"Depuis la Révolution française, la République s’est construite sur le triptyque commune / département /
État.
On veut lui substituer un autre triptyque : intercommunalités / métropoles / grandes régions".
Selon le magazine Marianne :
« Avec de super-régions, de super-intercommunalités la nouvelle architecture institutionnelle s’annonce
déflagratrice pour la République. Sous couvert de clarification, de simplification et d’économies à réaliser, la
réforme territoriale s’attaque en réalité aux fondements mêmes de l’organisation républicaine de notre pays,
héritée de la Révolution française et de notre histoire démocratique. C’est la mort programmée des communes
et des départements, au profit d’une organisation dictée par la vision économique libérale et une mise en
concurrence conforme aux dogmes qui guident l’Union européenne.
Alors que la question essentielle est celle de l’aménagement du territoire, les disparités vont encore s’accroître
au prix d’une compétition toujours plus féroce entre territoires et d’une déstabilisation des services de
proximité. C’est une France des territoires à plusieurs vitesses qui se dessine.
Avec des régions « de taille européenne » disposant du pouvoir réglementaire d’adapter les normes au plan
local, cette landerisation rampante répond clairement à la volonté de la Commission européenne d’affaiblir
encore un peu plus l’échelon étatique pour entretenir des liens directs avec les régions. C’est un sinistre pas vers
l’Europe des régions. »
L’organisation du territoire est un des éléments du pacte républicain qui se trouve ainsi remis en cause, l’État
n’étant plus en mesure de garantir l’égalité républicaine et l’égalité territoriale par la loi ou la redistribution.
Tous les républicains, quelles que soient leurs sensibilités, devraient s’en alarmer :
La réforme menace à terme l’unité et l’indivisibilité de la République Alors qu’il y aurait urgence à répondre à
la gravité de la crise politique, le big bang annoncé ne fera que l’amplifier et l’aggraver.
Les enjeux dépassent largement la seule refonte de la carte régionale. Le problème n’est pas technique mais
éminemment politique : qu’il soit donc permis de s’interroger sur la véritable portée de ce qui est proposé et de
prendre le temps d’une réflexion aussi approfondie que concertée.
Troisième point :
Les élections municipales et européennes ont ouvert en France une situation de crise politique. L'abstention
massive et l'implosion du bipartisme révèlent un rejet de l'Union européenne telle qu'elle se construit et, plus
généralement, une grande défiance vis-à-vis de l'action politique.
Chômage, inégalités, perte de pouvoir d'achat, etc : la crise s'approfondit et nos conditions de vie et de travail
continuent à se dégrader.
Dans ce contexte, la politique gouvernementale suscite à gauche des questionnements, de l'incertitude, de
l'indignation voire de la colère. Aujourd'hui, 'est l'avenir de la gauche et des fondements de notre modèle social
et républicain qui sont mis en question.
J'entends que la Gauche et la Droite seraient des concepts dépassés.
Qui sommes nous vraiment ? Il me semble que nous sommes, certes pas tout seul, à la foi la Gauche et la
République.
Nous allons insister plus sur la question sociale : Nous sommes donc la Gauche Républicaine et Sociale.
Pourquoi opposer les deux ?
Allions à la fois le vote et l'engagement, les résultats concrets et l'action globale, n'opposons pas la République
au social.
Je terminerai mon propos en citant Jean Jaurès «Sans la République, le socialisme est impuissant » MAIS «
sans le Socialisme, la République est vide »
Pour ma part, je pense que ce que nous avons à reconstruire, c'est la GAUCHE RÉPUBLICAINE.
Le 29 juin 2014
Éric TOLLÉNAERE
Premier Secrétaire suppléant Régional
Membre du Conseil National du MRC
14
15
Michel Meley, président de la Fédération Française du Droit Humain, a pris la
parole au nom des obédiences présentes.
JOURNEE DE LA LAÏCITE
En ce 9 décembre 2014, date anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905), les obédiences
maçonniques sont appelées à se réunir Place de la Laïcité à Paris 15ème à 11h30.
Les obédiences réaffirmeront que la laïcité est un des fondements de la République et de la paix sociale,
l’espace public devant être soustrait à tout choix confessionnel.
Elles rappelleront que la laïcité, principe d’actualité et d’avenir, est le fondement majeur d’un vivre ensemble
apaisé et harmonieux.
Les obédiences maçonniques réunies Place de la Laïcité oeuvreront aux côtés de toutes les forces républicaines,
mais en toute indépendance à l’égard des partis, pour que la liberté individuelle de conscience et de culte
s’accorde avec la neutralité rigoureuse de toutes les institutions publiques.
Fédération Française du Droit Humain, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Traditionnelle et
Symbolique OPERA, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm, Grande Loge
Mixte Universelle, Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, Grande Loge des Cultures et de la
Spiritualité, Grand Orient de France
Les obédiences maçonniques française se sont retrouvées place
de la Laïcité le 9 décembre 2014.
Les obédiences maçonniques française se sont retrouvées place
de la Laïcité le 9 décembre 2014.
Le Vice-Président-Secrétaire Général
Alain REY-HARTMANN
Le Président Fondateur
Eric TOLLENAERE
vous présentent au nom du bureau du club République Sociale
leurs meilleurs voeux pour l'année 2015
ADHESION AU CLUB REPUBLIQUE SOCIALE
Nom……………………………………………… Prénom…………………………………………
N°………… Rue……………………………….. Ville ………………….. Code postal…………..
Adresse e-mail………………………………….. Tel..................................
Souhaite adhérer au club REPUBLIQUE SOCIALE
Cotisation annuelle : 30 € - Jeunes, chômeurs : 10 €
UNIQUEMENT L’ABONNEMENT AU BULLETIN REPUBLIQUE SOCIALE
Nom……………………………………………… Prénom…………………………………………
N°………… Rue……………………………….. Ville ………………….. Code postal…………..
Adresse e-mail…………………………………..
Souhaite s’abonner au BULLETIN
Montant : 20 €
« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé,
aucun remords pour le présent,
et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Jean Jaurès
Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com
16Éditorial : Patience et construction
Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com
Directeur de Publication : Eric TOLLENAERE Déposé en Préfecture de Meurthe et Moselle
Rédacteur en Chef : Jordan FERIOT
Années 2014-2015
N°55-56-57-58
3éme trimestre 2013
4éme trimestre 2013
1er semestre 2014
2ème semestre 2014
Sommaire
« Sans la République, le Socialisme est impuissant,
Sans le Socialisme, la République est vide » J. Jaurès
 ASSOCIATION REGIE PAR LA LOI
DU 1er  JUILLET 1901
Club fondé en 1997
EDITORIAL : Patience et construction
(Eric Tollénaère)
Discours de clôture de l'Université de rentrée
de Caen 2 / 5
9e cérémonie de remise du Prix de la laïcité
6 / 12
Contribution au débat du MRC 13 / 14
Les obédiences maçonniques françaises se sont
retrouvées place de la Laïcité le 9 décembre
2014.
Voeux du bureau de RS 15
Bulletin d'adhésion 16
Le Bulletin du Club
1
Éric TOLLENAERE, Président du club.
88
Selon le premier ministre de la France, Manuel VALLS, la ligne
libérale doit-être durcie. Alors que celle-ci ne crée que du
chômage, de la misère, déréglemente le code du travail (projet de
loi Macron), asphyxie les classes moyennes,
arrive en catimini le traité transatlantique où « tout marché doit
sauver le monde ».. capitaliste !
Il s'agit par tous les moyens pour l'impérialisme USA de
sauvegarder leur leadership mondial.
L'union Européenne à sa botte, accepte de tout faire rentrer dans
la sphère marchande : l'école, la culture, nos vies !
L'enjeu de la réforme des régions est grand : l'Europe des régions
doit remplacer les Nations, riches de leurs histoires.
L'Union Européenne s'acharne sur les peuples en cassant les
États-nations.
Le club République Sociale sait que le tableau est sombre mais
que le combat politique pour construire un projet Républicain
solide et cohérent pour la France est indispensable.
Personne ne le fera seul : notre club le mène au dans les partis,
dans les syndicats et les associations.
Patience et construction ! Le combat pour la défense des valeurs
Universelles, de Liberté-Égalité-Fraternité-Laïcité, verra des
citoyennes et citoyens d'origines diverses se rassembler :
République Sociale en sera.
Le bureau, le conseil d'administration et tous les membres vous
souhaitent une bonne fin d'année civile et vous présentent leurs
meilleurs voeux, pour l'année nouvelle 2015.
Vive la République Sociale. 23/12 2014
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen
par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,
dimanche 21 septembre 2014
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen
par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,
dimanche 21 septembre 2014
2
Me revient le plaisir de conclure notre productive université de rentrée que nous avons voulue centrer sur la nécessité
d’un sursaut républicain.
Je veux à mon tour remercier tous les intervenants qui ont permis de faire de cette université non seulement une
réussite, mais aussi un moment très utile. Utile pour la réflexion et l’action, pour jeter les bases d’un sursaut
républicain et donc d’un espoir d’une sortie de crise pour la France.
Notre université de rentrée est une réussite et il convient d’en remercier Pascal Blanchetier et Serge Lezement et audelà
d’eux, les militants du Calvados et de la région Basse-Normandie, mais aussi la direction nationale et Estéban
Piard, notre délégué général. Julien Landfried a présenté la synthèse des débats des ateliers et des tables-rondes.
Je veux toutefois insister sur la cohérence d’une analyse et d’une réflexion conduite par Jean-Pierre Chevènement
depuis des années qui nous donne une longueur d’avance.
,La table-ronde pour un programme de salut-public nous permet d’actualiser au nouveau contexte ce que nous avons
engagé en 2010 avant la présidentielle.
Mais, déjà en 2010 nous étions inquiets de l’état de la France. Je vous invite à relire notre « Programme de Salut
Public », furieusement actuel.
Quatre ans plus tard et la gauche au pouvoir, nous n’avons pas pour autant de raisons d’être réjouis.
La situation parle d’elle-même : une croissance égale à 0, une déflation qui menace, des économies budgétaires revues
à la hausse régulièrement, le dogme des 3% de déficit à tenir, tout en reconnaissant qu’on ne peut pas l’atteindre, un
saut aveugle dans une austérité maladive dans toute l’Europe qui est le résultat de la construction européenne et de la
création de l’euro.
Je suis allé le dire à La Rochelle, devant les socialistes et dirigeants des partis de gauche : tous les voyants sont au
rouge. La production industrielle a baissé de 4% au premier semestre 2014, les exportations se sont contractées de 15
milliards d’euros, l’investissement des entreprises s’est réduit de 0,8% au deuxième trimestre.
Il ne suffit pas de dire que nous sommes aujourd’hui au milieu d’une crise, il faut en avoir conscience, se battre contre
et le faire avec ardeur et détermination. Bref, il faut une volonté. Il faut le courage de décider.
Le tableau est sombre. Nous savons être lucides. Le tableau est sombre et l’heure est grave.
Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété depuis des années et plus récemment en 2012, au moment de la candidature
pédagogique de Jean-Pierre Chevènement.
Depuis deux ans, nous le disons à la majorité. En juin 2012 nous avons voté contre le TSCG en exposant point par
point nos convictions. Contrairement aux attentes des tenants de cette Europe, les résultats escomptés ne sont pas aux
rendez-vous. Nos convictions, elles, sont toujours là deux ans après. C’est notre force.
Sincères, n’ayant vacillé à aucun moment, nos convictions sont chevillées en nous et elles rencontrent la réalité.
Elles ont pourtant connu des épreuves depuis le début du quinquennat. Maintes fois nous les avons éprouvées,
sollicitées, malmenées parfois car la politique est aussi une question de rapports de force et de discussions.
Notre engagement dans la majorité - les yeux ouverts - est, évidemment, régulièrement en discussion. Il y a trois
semaines, Arnaud Montebourg a été évincé du gouvernement. Nous n’étions pas toujours d’accord mais il avait le
mérite de défendre le redressement industriel et productif du pays et de porter le débat sur l’euro trop cher. Le MRC a
déploré son éviction.
3
I. Le champ de ruine de l’austérité
Les politiques d’austérité conduites en Europe mènent la France et toute l’Europe dans le mur. François Hollande et
Manuel Valls font leur possible pour atténuer l’extrême dureté des « recommandations » de la Commission
européenne et de Madame Merkel que nous a rappelées Bastien Faudot hier. François Hollande vient de plaider
Pour l'introduction d'une flexibilité dans l'application des traités européens.
Je veux donc rappeler une évidence : la politique sans chances qui est menée depuis le début du quinquennat, lorsque
le traité européen a été ratifié contre le conseil du MRC, est aujourd’hui clairement une politique sans résultats. Il est
temps pour la majorité d’ouvrir les yeux. Et le plus tôt sera le mieux. François Hollande a demandé, lors de sa
conférence de presse, du temps. Nous savons que sa politique sera jugée sur le quinquennat.
Le Président enterre enfin les 3% quand il aurait fallu faire ce choix dès 2012, ça c’était un choix. Mais mieux vaut
tard que jamais. De même, quand le président de la République affirme sa conviction qu’on ne peut pas faire en même
temps le redressement des comptes et le soutien à la croissance. Nous allons donc continuer à l’encourager à
privilégier la croissance et l’emploi plutôt que l’équilibre à marche forcée des comptes. Car il n’y aura pas de résultats
dans le redressement de la croissance et l’emploi sans cette réorientation radicale de la construction européenne.
Nous allons continuer à dire ceci : à l’Allemagne, parlons franc ! Il ne faut pas hésiter à créer un rapport de force avec
la droite allemande qui ne peut continuer à dicter sa vision de l’Europe alors que celle-ci est un échec et conduit vers
l’abîme.
Nous n’avons pas voté pour la première fois la confiance. Le vote de confiance était d’abord un vote de convenance.
L’exécutif a fait une clarification au sein du gouvernement dans les derniers jours d’août. Les ministres ont défilé
pour abjurer tout esprit critique. Ca nous parle à nous, et surtout à Jean-Pierre Chevènement… L’exécutif a châtié les
fautifs, c’est la logique exécutive même si c’est une erreur de fond.
Quel besoin y avait-il à faire défiler tous les autres ? Et de renouveler l’opération au Parlement. Le Parlement n’est
pas une caserne où les députés devraient abjurer tout écrit séditieux, et jurer fidélité à la pensée unique de la seule
politique possible.
Nous nous sommes abstenus. Aurions-nous dû voter contre ? Manuel Valls était parmi nous l’an dernier, à
Coudekerque, nous pensons que, malgré les difficultés, malgré les désaccords de fond, nous devons maintenir le
dialogue même si parfois il tient à un fil. Il reste deux ans et demi à la gauche pour réussir. Doit-on se réjouir d’une
possible catastrophe historique ? D’une revanche de Sarkozy, ou pire ? Non. Car la droite n’offre pas une solution
alternative et aggraverait les choses.
Il nous faut continuer à travailler au sein de la majorité, au sein de la gauche et nous exprimer en fonction de ce que
nous pensons car il en va de l’avenir de la France.
Dans cette période de débat à gauche, beaucoup s’interrogent sur le cap, sur une politique alternative, sur l’idée de
conduire une autre politique. Tous ne sont pas d’accord sur cette autre politique à mener : politique de l’offre,
politique de la demande ; politique nationale seulement, politique nationale et européenne…
Dans cette période de débat à gauche, nous avons besoin de nous parler, favoriser le débat entre tous, à gauche, et audelà
en direction des républicains.
Ce qu’on vient de faire au travers des invitations diversifiées à cette université de rentrée, nous continuerons à le faire
dans les semaines et les mois qui viennent.
C’est dans l’échange que nous construirons, dans l’échange sans concession.
Pour penser et définir une autre politique, pour se donner des marges de manoeuvre, faut-il pour autant brader ce qui a
été fait en termes d’assainissement des finances publiques entre 2012 et 2014 ? Je ne le crois pas, car chacun mesure
qu’un effort est nécessaire pour redresser la situation de la France. Il fallait rééquilibrer le budget en recettes. C’est la
stratégie de la droite, partout, tout le temps, de couper les recettes pour pouvoir mettre les dépenses sous pression.
4
L’équilibre des finances publiques est meilleur. Le déficit structurel est meilleur et il aurait fallu retourner cet acquis
contre le TSCG. Même ça, la majorité a échoué à le faire. La soumission européenne est une soumission volontaire
qui commence à Bercy. Bercy, Bruxelles, Berlin.
Les exégètes ont beaucoup glosé, on les a vus à longueur de temps sur les plateaux de télé, pour savoir si nous
assistions à un tournant ou un virage ; est-il social-démocrate ou social-libéral ? Pour nous, il s’agit d’une même
politique que l’on connait depuis l’ouverture de la parenthèse libérale de 1983.
MRC, nous militons pour un demi-tour sans coup de frein qui permette de refermer cette parenthèse et de changer
l’Europe.
Nous devons en effet persévérer dans la proposition. Il n’appartient qu’à nous de hausser le ton pour expliquer nos
idées. Nous avons par exemple produit, il y a quelque temps, grâce à Marie-Françoise Bechtel, Patrick Quinqueton et
Thierry Rochefort un contre-projet au pacte de responsabilité. Nous ne sommes pas dans l’effet d’annonce mais dans
le réel, aux côtés des interrogations et des doutes des Français.
Ce contre-projet détaille les mesures qui nous paraissent répondre à l’urgence de la situation : changer l’euromonnaie-
unique en monnaie commune qui plombe la France et l’Europe, mener une réflexion globale sur notre
politique du travail, développer l’industrie, fer de lance de notre savoir-faire et donc de notre économie. C’est par
exemple la nécessité de consolider un fleuron industriel : la filière nucléaire qui préserve aussi des gaz à effet de serre
et produit une énergie à bon marché. Vous le savez, cette question fait l’objet d’un projet de loi sur la transition
énergétique.
II. La République pour le peuple
« Oui, la République a pour programme d’aider les faibles dans leur lutte contre les forts », disait Clemenceau. Nous
devons porter la voix du peuple, de ces Français déçus, comme nous, par ces deux années, car, comme nous, ils
attendaient autre chose. Nous voulions la traduction en actes du discours du Bourget. Quel écart, quand on le relit en
2014 !
Ce que nous devons bâtir dans les mois qui viennent, c’est ce lien indispensable avec nos concitoyens.
L’exercice de la République ne peut se faire sans cet échange permanent. Nous devons aller chercher, un par un, les
Français tentés par un vote protestataire ou l’abstention et expliquer, un par un, les travestissements d’une extrême
droite qui se camoufle derrière les grandes intentions. Et pour lutter contre l’extrême droite, il nous faut d’autant plus
mettre fin au terreau de la crise économique sur lequel elle prospère. C’est cette politique, la seule soit disant
possible, qui est conduite depuis 1983 par les gouvernements successifs, qu’il faut changer.
Pourquoi agite-t-on à outrance le « risque FN » ? Parce que la gauche a échoué à susciter l’envie, l’espoir et
l’émerveillement. Parce qu’elle s’est coupée de son électorat le plus important : les classes populaires, les ouvriers,
les fonctionnaires et les jeunes. Parce que depuis trente ans on dénigre la nation, creuset de l’universalisme, pour lui
substituer une Europe qui tourne le dos aux peuples des différentes nations.
Les Français ne parviennent plus à cultiver un idéal, fait de progressisme qui change la société et de récit collectif sur
lequel on s’appuie pour s’élever. Non pas qu’ils n’en veuillent plus ! Au contraire ! En sautant la tête la première, en
1992, dans l'Europe libérale et la monnaie unique, certains ont malmené cet idéal qui nous est propre.
Comme vous, je prends le temps d’échanger, chaque semaine, sur le terrain, avec nos concitoyens. Qu’en ressort-il ?
D’abord une incompréhension quant à la politique menée qui donne le sentiment qu’on écrase les plus pauvres pour
satisfaire le Medef. On ne peut pas blâmer un commerçant qui voit ses impôts augmenter mais pas son salaire.
Comment construit-on, dans ces conditions, le consentement à l’impôt qui donne force à l’Etat-nation ?
Et puis une demande de protection face à l’incertitude du lendemain. Cette incertitude grandissante dans toutes les
couches de la population, faite de peur qui conduit trop souvent au repli sur soi et au rejet des autres. J’y vois
néanmoins des moments d’espoir, comme disait Didier Motchane, car nous incarnons cette lueur dans l’obscurité. À
nous de la renforcer par notre action militante pour faire grandir cet espoir.
5
II. Le MRC, patience et construction
Je suis convaincu que le Mouvement Républicain et Citoyen, notre mouvement, a de l’avenir et a toute sa place dans
ce combat du quotidien.
Voilà deux jours que nous réfléchissons à un projet de sursaut républicain. Dans ces moments de troubles, la
République et ses principes restent intacts, phare dans la tempête. C’est en s’appuyant sur ce socle inébranlable que
nous proposerons un projet solide et cohérent pour la France. C’est ainsi que nous répondrons à la crise de la
démocratie qui est une crise de la souveraineté et de la parole publique.
La République, encore la République et toujours la République ; notre programme ne fera qu’amorcer politiquement
le sursaut enfoui en chaque Français. Nous tous, citoyens, nous partageons en effet les mêmes valeurs, une culture
commune de la raison, de l’ouverture, de la laïcité, de la solidarité, le même attachement à notre Histoire, à notre
nation.
En 2015 auront lieu des élections. Certes, on ne sait pas tout à fait quand, ni quelles formes auront nos collectivités,
mais elles auront lieu, sans doute en mars puis à l’hiver 2015. Certes, on ne sait pas si l’action politique de proximité
se fera à l’échelle d’un département comme le Territoire-de-Belfort, par exemple, ou d’une région Bourgogne-
Franche-Comté.
Néanmoins, je demande à chacun d’entre vous de porter davantage encore ces valeurs républicaines pour que la
frontière entre la politique et les citoyens ne se creuse pas un peu plus à cette occasion.
Nous avons échangé hier avec nos partenaires sur la crise de la politique. Je n’ai qu’un impératif : donner du sens à
notre engagement en ne reniant jamais nos convictions. C’est cet impératif qui guide mon propos aujourd’hui comme
il dirige mon engagement et, j’en suis sûr, le vôtre.
Patience et construction doivent être nos maîtres mots. Au lendemain des élections départementales, nous pourrions
tenir notre congrès qui sera l’occasion d’affirmer nos positions, notre projet et de tracer les perspectives de notre
action.
En attendant, je sais pouvoir compter sur chacun d’entre nous, dans nos fédérations respectives, pour être des piliers
du mouvement. Nous ne pourrons rien faire sans l’engagement de chacun, notre capacité à peser tient également dans
la camaraderie qui nous lie et qui a été forgée dans les combats communs, des combats parfois difficiles qui ont
conforté notre solidité collective et notre loyauté au MRC.
Je pense aussi aux jeunes, ils sont nombreux ce week-end et sont l’avenir de nos idées. Le comité jeunes vit, vous
avez découvert leurs affiches ce week-end. Nous devons les encourager car ils apportent un regard neuf et d’autres
Formes de militantismes qui nous sont précieux
Nous le savons, le tableau est sombre mais notre ténacité nous permettra de montrer la voie, de faire grandir la lueur
d’espoir. Celle de la République, du sursaut que nous appelons et nous construisons par notre expression, par la
force de nos idées pour que...
Vive la République, et vive la France !
Et en ce 21 septembre, vive la Nation !
Jean-luc LAURENT
Député-Maire
Président National du MRC
9e cérémonie de remise du 9e cérémonie de remise du P Prirxi xd de ela l ala lïacïictiét é
Anne HIDALGO
Maire de Paris
Jean GLAVANY
Ancien ministre
Député des Haute-Pyrénées
Président du jury
Patrick KLUGMAN
Adjoint à la Mairie de Paris
chargé des Relations internationales et de la Francophonie
Pierre BERGÉ
Fondateur du comité Laïcité République
Vous prient de bien vouloir assister à
la 9e cérémonie de remise du Prix de la laïcité
le lundi 27 octobre 2014 à 18 heures
dans les salons de l’Hôtel de Ville
Patrick KESSEL
Président du Comité Laïcité République
Cette invitation personnelle sera demandée à l'entrée Entrée : 3, rue de Lobau – Paris 4e
Le club RÉPUBLIQUE SOCIALE remercie le COMITÉ LAICITÉ RÉPUBLIQUE de son invitation et salue son
initiative : Liberté-Égalité-Fraternité-LAICITÉ
Le Président Fondateur
Eric TOLLENAERE
Le Vice-Président-Secrétaire Général
Alain REY-HARTMANN
Prix de la laïcité 2014. Discours de bienvenue, par Patrick Kessel (Paris, 27 oct. 14)
Président du Comité Laïcité République - 27 octobre
Mes premiers mots s’adressent au Maire de Paris, Anne Hidalgo, pour la remercier d’accueillir la 9e édition de la
cérémonie de remise des prix de la Laïcité, organisée par le Comité Laïcité République.
Patrick Kessel
6
Il y a un an, nous formulions des voeux. Aujourd’hui, c’est chose faite. Anne est maire de Paris, maire de la capitale
de la République laïque. Ce fut pour nous une grande joie. C’est aussi un grand espoir pour les principes et les valeurs
que nous partageons. C’est grâce à Anne Hidalgo que nous nous retrouvons à nouveau dans cette somptueuse salle
des fêtes de l’Hôtel de Ville de Paris pour cette manifestation qui constitue désormais un rendez-vous quasiinstitutionnel
de tous les laïques.
Nous nous connaissons depuis longtemps. Je sais que tu as toujours été une amie de la laïcité, de la liberté de
conscience, de l’égalité des droits. En témoigne le patronage laïque mis en place sous ta responsabilité dans le XVe
arrondissement avec notre ami disparu cette année, le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, auquel je souhaite
rendre un hommage empreint d’émotion.
Je souhaite également saluer la présence de Patrick Klugman, Adjoint à la Mairie de Paris, chargé des relations
internationales et de la Francophonie, Bruno Julliard, Adjoint à la mairie de Paris, chargé de la culture et de Pierre
Bergé, membre fondateur du CLR, toujours fidèle dans son engagement.
Je souhaite également remercier Jean Glavany, député, ancien ministre, ancien chef de cabinet du président
Mitterrand, défenseur de la laïcité dans un contexte pas toujours facile, qui a accepté cette année de présider le Jury
du Prix de la Laïcité.
A vous tous, chers amis, bienvenue.
Vous êtes 587 à vous être inscrits, parfois venus de loin, de nos régions métropolitaines et d’Outre-mer, de
Belgique, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Suisse, de Turquie, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Congo, du
Gabon, du Benin, du Québec, d’Haïti et même d’Afghanistan.
Ce qui témoigne s’il en était besoin que la laïcité n’est pas franco-française, qu’elle est porteuse de valeurs
universelles, même si elle peut prendre des formes juridiques diverses dans chaque pays.
Votre présence massive et diverse montre également que la France demeure de ce point de vue, non pas l’exemple que
nous voudrions imposer, mais la référence éthique qui a nourri les grands mouvements d’indépendance et se pose
aujourd’hui en alternative à la barbarie qui se développe sous nos yeux. Qui menace d’engager l’humanité dans une
terrible régression obscurantiste. Une barbarie nourrie de haine, pétrie d’obscurantisme qui désigne l’autre, l’alter - la
femme en premier lieu - comme l’ennemi à humilier, à souiller, à avilir, à torturer, à exterminer. Une barbarie en
légitimant une autre, il n’est cette fois pas exagéré de citer Brecht et de dire que "le ventre est encore fécond d’où est
sortie la bête immonde".
De nombreux élus sont présents ou excusés : Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat ; Christian Bataille, député,
président de la Fraternelle parlementaire ; Françoise Laborde, sénatrice ; Odile Saugues, députée ; Gérard Delfau,
ancien sénateur ; André Bellon, ancien député ; Michel Hannoun, ancien député.
Plusieurs anciens ministres sont également parmi nous ou nous ont adressé un message de solidarité : Jean-Michel
Baylet, Alain Vivien, Guy Lengagne, André Henry, Michel Charasse, Anicet Le Pors, Yvette Roudy, Dominique
Nimi-Madingou, ancien ministre du Congo, Prudent Victor Topanou, ancien Garde des Sceaux, Porte-parole du
gouvernement du Bénin, Anne-Marie Lizin, ancienne Présidente du Sénat de Belgique et ancien ministre, et Jacques
Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits à qui nous souhaitons bonne chance pour ses nouvelles et importantes
responsabilités.
Parmi vous ou excusés, plusieurs préfets et sous-préfets, recteurs et anciens recteurs, membres de cabinets
ministériels, conseillers du Président de la République, du Premier ministre et du Président de l’Assemblée Nationale.
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Je souhaite également la bienvenue à
Daniel Keller, Grand Maître du GODF, accompagné de Christophe Habas, Premier Grand Maître adjoint chargé de la
laïcité, et d’une importante délégation du Conseil de l’Ordre du GODF, et d’anciens conseillers ; des anciens Grands
Maîtres du GODF Gilbert Abergel, Guy Arcizet, Bernard Brandmeyer, Philippe Gugliemi, Jacques Lafouge, Jean-
Robert Ragache, Jean-Michel Quillardet, Bernard Brandmeyer et José Gulino ; Pierre-Henri Gouttière, ancien
Premier Grand Maître adjoint ; Jean Pierre Cordier et Jean-Pierre Catala qui président respectivement le Grand
Collège des Rites et le Grand Chapitre de France ; Michel Meley, Président du Droit Humain ; Catherine Jeannin-
Naltet, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, accompagnée de Denise Oberlin, ancienne
présidente ; de Jean Verdun, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France ; et aux représentants de nombreuses
autres obédiences maçonniques impliquées dans la défense de la laïcité que je ne peux toutes citer : la Grande Loge
Mixte de France, la Grande Loge Mixte Universelle, le Grand Orient latino-américain, le Grand Orient et Loges
réunies du Congo, la Grande Loge de Turquie, le Grand Orient du Portugal.
Parmi vous également, de nombreux responsables et militants des associations laïques et syndicales. Sont ainsi
représentés : les 25 associations laïques du Collectif des associations laïques ; la CNPL ; SOS Racisme ; Ni putes,
ni soumises ; la Ligue de l’Enseignement ; l’association Egales ; Regards de femmes ; Laïcité-Libertés ; Libres
Mariannes ; la Ligue du droit international des femmes ; l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives
communautaires ; le Comité 1905 ; le CAEDEL ; la Licra ; l’Unsa ; Force ouvrière ; le Comité d’action laïque de
Belgique ; la Libre Pensée ; l’UFAL ; le CNAFAL ; Solidarité laïque ; l’Association des Libres Penseurs de
France ; la Clef, coordination française pour le lobby européen des femmes ; l’association égalité-justice ; Europe et
Laïcité ; Agir pour l’Afrique ; République sociale ; le Cercle Ramadier ; le Centre d’action laïque de Bruxelles ;
l’association Fontenay-Laïcité ; le réseau féministe Ruptures ; l’Association pour le droit de mourir dans la dignité
(ADMD)...
Je souhaite enfin saluer ou présenter les excuses d’amis engagés sur nos chantiers communs : Louis Astre, Elisabeth
Badinter, George-Marc Benamou, Abdenour Bidar, Roland Castro, Charb, Eddy Khaldi, Guillaume Lecointre, Samuel
Mayol, Bernard Pignerol, Jean-Paul Scot, Malka Markovitch, Richard Malka, Albert Memmi, Gilles Schilnecht,
Malika Sorel, Alain Simon, Maya Surduts, Claude Vaillant, Linda Weil-Curiel.
Enfin, je souhaite tout particulièrement la bienvenue à trois grands comédiens : Jean-Claude Drouot, Pierre Santini et
Florence Roche, qui interprètent une formidable pièce de Bruno FuligniClemenceau-Jaurès, qui pose la question
"Quelle République voulons-nous ?" que je vous invite à visionner le lundi 10 novembre à 20h30 sur la chaine
parlementaire (LCP).
Enfin, en votre nom à tous, je souhaite saluer celle à qui, voilà deux ans, nous décernions le Prix national de la laïcité,
la courageuse directrice de la crèche Baby-Loup, Natalia Baleato.
L’an dernier, à cette tribune, Manuel Valls - devenu depuis Premier ministre - avait expliqué en quoi le destin de
Baby Loup constitue un symbole déterminant pour la laïcité. Après avoir emporté une première victoire juridique,
partielle mais réelle, avec la décision de la Cour d’appel de Paris, cet été, la bataille s’est déplacée sur le plan
politique puisque, vous le savez, la crèche laïque est désormais menacée financièrement, dès lors que la nouvelle
municipalité de Conflans-Saint-Honorine ne couvre pas les engagements pris par la précédente. Une réunion
importante aura lieu jeudi mais je lance à tous un nouvel appel à la solidarité financière pour permettre à Natalia et à
son équipe de faire vivre Baby Loup.
Il y un deux ans, ici même, nous faisions le triste constat d’une laïcité malmenée, vilipendée, détournée. Et ce, au
moment où le pays en a le plus besoin.
Nous avions mis en garde contre la montée des communautarismes qui, disions-nous, fragilisent la paix civile. La
volonté de quelques-uns, cet été, d’importer en France la guerre entre le Hamas et Israël, la banalisation de
l’antisémitisme et du racisme, montrent, s’il en était besoin, que nos inquiétudes étaient fondées.
Ce sont les principes de la citoyenneté républicaine qui sont attaqués et en tout premier lieu celui, fondateur, qui
affirme que toutes les femmes et tous les hommes, quels que soient leur origines, la couleur de leur peau, leurs
appartenances philosophiques, politiques, religieuses, sexuelles sont des citoyens libres et égaux en droits. Parler de
laïcité au coeur d’un certain tohu-bohu relève tout simplement de salubrité publique.
Il y a un an, nous dénoncions la très inquiétante tentative de hold-up de l’extrême-droite sur la laïcité. Nous avions
peut-être tort d’avoir raison trop tôt. L’actualité de l’année nous a malheureusement donné raison. Le Front national
est désormais le premier parti de France et se donne comme le meilleur défenseur de la citoyenneté et de la laïcité !
Ceci prêterait à rire si les choses n’étaient aussi graves.
Cela a été rendu possible parce que les républicains des deux rives ne se sont pas donnés les moyens de défendre ces
principes qui font la République, la laïcité en premier lieu. Parce que nous avons laissé s’installer la confusion dans
les têtes.
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Nous constations le lourd bilan du quinquennat précédent en matière de laïcité : le discours de Latran qui plaçait
l’instituteur en-dessous du prêtre, la loi Carle mettant en place la parité du financement public entre écoles publiques et
confessionnelles, quand il y a encore 500 communes en France sans école publique, les tentatives de révision de la loi de
1905... Arrêtons-la ce triste florilège.
L’an dernier, nous nous sommes félicités de la campagne présidentielle de François Hollande et de son discours du Bourget,
célébrant les retrouvailles de la gauche et de la Laïcité, alors que depuis des années, une partie de la gauche avait fait preuve
d’atermoiements coupables à l’égard du communautarisme et de peu d’intérêt pour une Laïcité pourtant inscrite dans son
histoire et sa culture.
Depuis, le président n’a pas manqué d’affirmer à plusieurs reprises son attachement à la laïcité. Des étapes importantes ont
été franchies avec le "mariage pour tous", la révision des lois bioéthiques, la réalisation d’une charte de la laïcité à l’école
publique - qui mérite d’être confortée -, la mise en place de l’Observatoire de la laïcité qui, je l’espère, montera en
puissance pour proposer des remèdes aux problèmes qui se posent à la laïcité en France.
Beaucoup reste à faire. D’abord pour s’assurer que la laïcité est réellement appliquée dans le service public, les écoles, les
hôpitaux, la police...
Ensuite, il faut prendre la mesure des risques que la montée des communautarismes religieux dans les entreprises privées fait
peser sur la paix civile. La loi ne prévoit pas que la laïcité doive s’y appliquer. Peut-on, parce que le sujet est délicat, refuser
de le poser et mettre la cendre sous le tapis au risque de l’enflammer ? Des entreprises, telle Paprec, dont je salue le
président, Jean-Luc Petithuguenin, ont pris des initiatives comme une charte de la laïcité, votée à l’unanimité des
collaborateurs.
Pour autant, cette méthode tiendrait-elle juridiquement si elle était attaquée ? Pas certain. Faut-il dès lors légiférer ou à tout
le moins adapter le code du travail ? Le débat doit être ouvert, sauf à laisser une nouvelle fois l’extrême droite se nourrir
des hésitations des républicains et mettre en place des syndicats "jaunes" comme ce fut le cas dans les années 1960.
Aussi le Comité Laïcité République organisera-t-il un colloque sur le thème "Laïcité et entreprises", qui se tiendra le samedi
13 décembre, toute la journée, à l’Assemblée nationale, et auquel je vous invite tous et vous demande de vous inscrire au
plus tôt auprès de la secrétaire générale.
La situation se dégrade également dans certaines universités et certains établissements d’enseignement supérieur. Que
faire ? La mission Laïcité de l’ancien Haut Conseil à l’Intégration (HCI) avait formulé 12 propositions, qui méritent d’être
analysées, débattues et non rejetées sans discussion.
Cette mission n’était en aucune sorte composée d’extrémistes et d’islamophobes comme certains veulent le faire croire.
Leurs propositions ne visaient pas à stigmatiser mais à assurer la paix sociale sur les lieux d’enseignement. Je souhaite
saluer l’animateur de cette commission Alain Seksig, injustement pris à parti cette année. Le Comité Laïcité République
organisera un second colloque sur “Laïcité et enseignement supérieur” au 1er semestre 2015, également à l’Assemblée
nationale.
Beaucoup reste à faire d’ici la fin du quinquennat. Je pense en particulier
au droit à mourir dans la dignité que souhaitent 85 % des Français,
à l’instauration d’une journée nationale de la laïcité permettant de faire connaître le sens de la Laïcité, qu’ignorent beaucoup
de nos concitoyens.
Nombre d’autres sujets mériteraient d’être étudiés que je ne peux tous citer.
Je pense au problème que pose le financement public d’associations qui se disent culturelles mais qui sont en vérité le fauxnez
d’associations cultuelles et communautaristes.
Je pense au Condordat pour lequel le collectif des associations laïques a proposé une transition concertée afin d’aller vers le
retour au droit commun.
Au coeur de la tourmente, chacun sent bien que si les questions économiques et sociales sont déterminantes, le lien social
doit se ressourcer aux principes républicains, en particulier à l’égalité et à la fraternité. La Laïcité constitue le meilleur
rempart contre l’extrême-droite et le racisme. Parce qu’elle fonde une communauté de destin, une Fraternité citoyenne. Ce
sont ces valeurs et ces principes que nous avons voulu honorer en créant ce prix de la Laïcité.
Le jury indépendant a été notamment présidé par Elisabeth Badinter, Pierre Bergé, Jean-Pierre Changeux, Odile Saugues,
Charb, et, l’an dernier, par Boualem Samsal, écrivain courageux. Cette année, c’est Jean Glavany qui a bien voulu assumer
cette responsabilité. On sait son engagement en faveur de la laïcité, à un moment où il faut convaincre ses adversaires mais
aussi, parfois, certains de ses propres amis. Qu’il en soit remercié ainsi que tous les membres du Jury.
Avant de laisser la parole à Jean, je souhaite remercier les personnels techniques de la Mairie, mes amis du CLR, en
particulier notre secrétaire générale Florence Sautereau. Vous le savez peut-être, tout ce travail a été réalisé bénévolement
puisque le CLR ne dispose d’aucune subvention et ne vit que des cotisations de ses membres.
Raison de plus, si vous le souhaitez, pour adhérer nombreux!! 9
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Merci de votre présence. Et sans plus attendre, je cède la parole au Président du jury du Prix de la Laïcité 2014.
Une femme afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes, lauréats du Prix 2014 de la Laïcité
- 27 octobre
Une militante afghane, un chef d’entreprise français et deux philosophes sont les lauréats de la9e édition du Prix de la
Laïcité, décerné ce lundi 27 octobre 2014 à la Mairie de Paris, en présence de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, du
Président du jury, Jean Glavany, député et ancien ministre, et de Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République,
organisateur de la manifestation.
Jean Glavany
Le « Grand Prix international » a été attribué à Mme Shoukria Haïdar, présidente de l’association NEGAR de soutien
aux femmes afghanes, défenseure de la laïcité, de l’égalité entre hommes et femmes, de l’éducation pour tous, et en
particulier des filles, et des droits des femmes.
Le « Grand Prix national » a été décerné à M. Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4500
personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Cette charte a été adoptée par un vote à
l’unanimité des salariés et contribue à un réel vivre ensemble au travail.
Le jury a par ailleurs attribué deux prix spéciaux à deux philosophes pour la force de leur oeuvre en faveur de la laïcité. Il
s’agit de :
Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université Charles de Gaulle Lille III, Vice-Présidente de la Société
française de philosophie (dernier ouvrage paru :Penser la laïcité, Ed. Minerve 2014),
Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris (dernier ouvrage paru : Dictionnaire
amoureux de la Laïcité, ed Plon 2014).
Prix de la laïcité 2014. Discours de clôture, par Philippe Foussier (Paris, 27 oct. 14)
Président délégué du Comité Laïcité République - 27 octobre
Chers amis,
Finalement, les choix sont simples. Et nous sommes à un moment particulier, où il est peut-être encore temps d’éviter
dans les années qui viennent à notre pays une expérience politique funeste. Le 25 mai est passé par là, qui a placé le
Front national en tête des partis de France.
Comité Laïcité République
le 27 octobre 2014
Allons-nous laisser prospérer ceux qui exaltent encore et toujours les différences ?
Ceux qui veulent d’abord insister sur ce qui nous distingue les uns des autres ?
Ceux qui veulent toujours mettre en avant les soi-disant identités ?Ceux qui veulent toujours se définir ou définir les
autres par leur couleur de peau ? Par leur religion, réelle ou supposée ? Par leur origine ethnique ? Par leurs racines, par
les liens du sang, par leurs gênes, par leur héritage biologique ? Ceux qui pratiquent l’amalgame permanent, notamment
vis-à-vis de la religion musulmane ? Ceux qui postulent que parce qu’on a un nom à consonance arabe on est
nécessairement musulman et pire, on est obligatoirement croyant et pratiquant ?
11
Philippe Foussier
Mais n’a t-on pas le droit aussi dans cette tradition d’être agnostique, d’être athée, d’être critique vis-à-vis des religions,
y compris la sienne, de blasphémer ? Il faut croire que non, et l’enfermement communautaire, l’assignation identitaire,
ils sont certes l’oeuvre de l’extrême droite - qui en douterait, toute son histoire le démontre ! - mais ils sont aussi l’oeuvre
de courants différentialistes, essentialistes, communautaristes, « multiculturalistes » disent-ils pour faire « joli », qu’on
trouve tout autant à gauche, à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite.
Oui, il faut le dire nettement parce que nous sommes à une période importante en termes de choix de société. Certains
préparent le terrain pour l’extrême droite en accréditant ses thèses différentialistes, certains légitiment son discours en
postulant une prétendue irréductible différence entre les hommes de culture, de religion ou d’ethnies distinctes.
Rappelons-nous, cela n’a pas été inventé par les Afrikaners du régime d’apartheid, cela n’est pas né au Club de
l’Horloge, au GRECE ou au FN : il y a précisément 3 ans, au printemps 2011, une Fondation distinguée qui, dit-on,
aurait une influence dans certains courants de gauche, proposait d’édifier en France une « citoyenneté musulmane ».
Rien moins.
Mais les mots ont un sens ! Une citoyenneté musulmane pour les musulmans de France, c’est donc logiquement une
citoyenneté protestante, juive, catholique, orthodoxe pour tous les croyants de notre pays ! Pourquoi certains et pas
d’autres ? Et que fait-on des agnostiques et des athées ? J’arrête là tant nous voyons bien que la confusion des principes
gagne y compris –et peut être surtout- certaines de nos élites intellectuelles et médiatiques.
Face à cela, qu’avons-nous à dire ? Tout simplement que nous refusons cette logique de l’exaltation des différences, de
la mise en exergue des distinctions, du port en bandoulière de son appartenance à tel ou tel groupe. Voulons-nous être
des citoyens ou des membres d’une communauté, astreints à l’assignation identitaire ?
Nous avons choisi ! Nous voulons être des citoyens, dans l’esprit défini par la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen à laquelle se réfèrent tous ceux qui dans le monde savent ce qu’elle signifie, et qui le paient parfois très cher.
Nous ne sommes pas sots. Nous savons que l’héritage des Lumières est contesté bien au-delà des courants réactionnaires.
Pour nous, les choses sont claires. Nous refusons l’apartheid, qu’il soit pensé par des théoriciens de la Nouvelle droite ou
par ceux d’une hypothétique Nouvelle gauche. Nous refusons l’assignation identitaire, le postulat selon lequel parce que
nous avons tel ou tel héritage culturel ou cultuel nous y serions cantonnés pour l’existence entière. Nous voulons être des
femmes et des hommes libres et égaux en droits. Il y a pour cela des principes intemporels et simples à comprendre et à
défendre, sauf pour ceux qui y sont opposés, bien sûr.
Ils ont pour nom Humanisme, Universalisme et Laïcité.
Merci au CLR et à son Président
Le président du club RS
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Contribution Contribution a ua ud édbéabta td ud uM MRRCC
Chers camarades,
Le Comité de l'Union Régionale Lorraine du MRC s'est tenu le samedi 21 juin le matin en commun avec le
MUP de Robert Hue et a abordé de nombreuses questions dans ses travaux.
Le Conseil National s'est réuni le dimanche 29 juin 2014.
Je voudrais revenir sur les trois points suivants :
- La situation internationale à travers la question de l'Ukraine et celle de la Thaïlande.
- La situation nationale à travers les réformes de la SNCF et des territoires régionaux.
- L'avenir de notre mouvement, comment répondre à la crise politique ?
Premier point :
Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la police
ukrainienne dans des opérations contre les séparatistes pro-russe, affirme le journal allemand Bild am Sonntag
(BamS). Selon des informations, basées sur des communications radio entre des centres de commandement de
l'armée russe, interceptées par agence de surveillance américain coordonnent et dirigent des opérations de
guérilla contre les séparatistes pro-russes autour de l'enclave de Slaviansk.
En Thaïlande, les USA via leur ambassade ont nourri la crise depuis le mois d'octobre qui a vu les élections
législatives de novembre invalidées et la destitution de la première ministre.
Après le coup d'État, il y a certains groupes, qui perdent leur avantages, veulent créer des troubles pour
disqualifier les militaires. Ils essaient d' harceler et de séduire, ou même financer ceux qui manifestent contre le
coup d'État. La majorité des Thaïs soutient la prise du pouvoir par la junte militaire.
1. La prise du pouvoir est selon eux, la première étape de développement de la démocratie en Thaïlande, la paix
et l'ordre public. Alors la plupart des Thaïs sont d'accord avec l'armée Thaïlandaise qui a décrété la loi martiale.
2. Des soldats militaires ont été déployés dans le centre de Bangkok pour restaurer la paix et l'ordre public sans
le système thaksin.
Il me semble que le MRC sur ce sujet a quelque chose à dire : la question nationale et l'indépendance des
nations est ici posée en Thaïlande, comme en Ukraine.
Deuxième point : Première partie.
Nous avons dit en votant à l'Assemblée Nationale, la réforme ferroviaire : La nouvelle SNCF ne réussira que si
elle est libérée de la dette ferroviaire.
En Lorraine, la suppression de la dette passe par celles de lignes inter-régionales, et une diminution des
connexions entre Paris et Metz ou Nancy, une quasi-condamnation de la desserte de Lyon par Dijon, un passage
par Strasbourg ou Paris. Les habitants d'Épinal iraient à Lyon en passant par Nancy, Cheminot et Strasbourg, ou
par Lunéville et Sarrebourg qui serait desservi par TER et non plus par TGV… les liaisons rails vers
L'Allemagne seraient diminuées, vers Paris via Reims également...
Notre pays a besoin d’un service public ferroviaire fret et voyageurs de qualité, dans le respect du
développement durable, et sur l’ensemble du territoire. L’ouverture à la concurrence privée et la recherche de la
rentabilité financière ne le permettra pas.
Les questions du désendettement et du financement de ces transports doivent être effectivement traitées mais de
manière à permettre le développement nécessaire du système ferroviaire tout en assurant la qualité et la sécurité
du réseau dans une logique de service public.
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Deuxième point : Deuxième partie.
C'est un projet de loi qui met la République en danger : la réforme territoriale des régions.
"Depuis la Révolution française, la République s’est construite sur le triptyque commune / département /
État.
On veut lui substituer un autre triptyque : intercommunalités / métropoles / grandes régions".
Selon le magazine Marianne :
« Avec de super-régions, de super-intercommunalités la nouvelle architecture institutionnelle s’annonce
déflagratrice pour la République. Sous couvert de clarification, de simplification et d’économies à réaliser, la
réforme territoriale s’attaque en réalité aux fondements mêmes de l’organisation républicaine de notre pays,
héritée de la Révolution française et de notre histoire démocratique. C’est la mort programmée des communes
et des départements, au profit d’une organisation dictée par la vision économique libérale et une mise en
concurrence conforme aux dogmes qui guident l’Union européenne.
Alors que la question essentielle est celle de l’aménagement du territoire, les disparités vont encore s’accroître
au prix d’une compétition toujours plus féroce entre territoires et d’une déstabilisation des services de
proximité. C’est une France des territoires à plusieurs vitesses qui se dessine.
Avec des régions « de taille européenne » disposant du pouvoir réglementaire d’adapter les normes au plan
local, cette landerisation rampante répond clairement à la volonté de la Commission européenne d’affaiblir
encore un peu plus l’échelon étatique pour entretenir des liens directs avec les régions. C’est un sinistre pas vers
l’Europe des régions. »
L’organisation du territoire est un des éléments du pacte républicain qui se trouve ainsi remis en cause, l’État
n’étant plus en mesure de garantir l’égalité républicaine et l’égalité territoriale par la loi ou la redistribution.
Tous les républicains, quelles que soient leurs sensibilités, devraient s’en alarmer :
La réforme menace à terme l’unité et l’indivisibilité de la République Alors qu’il y aurait urgence à répondre à
la gravité de la crise politique, le big bang annoncé ne fera que l’amplifier et l’aggraver.
Les enjeux dépassent largement la seule refonte de la carte régionale. Le problème n’est pas technique mais
éminemment politique : qu’il soit donc permis de s’interroger sur la véritable portée de ce qui est proposé et de
prendre le temps d’une réflexion aussi approfondie que concertée.
Troisième point :
Les élections municipales et européennes ont ouvert en France une situation de crise politique. L'abstention
massive et l'implosion du bipartisme révèlent un rejet de l'Union européenne telle qu'elle se construit et, plus
généralement, une grande défiance vis-à-vis de l'action politique.
Chômage, inégalités, perte de pouvoir d'achat, etc : la crise s'approfondit et nos conditions de vie et de travail
continuent à se dégrader.
Dans ce contexte, la politique gouvernementale suscite à gauche des questionnements, de l'incertitude, de
l'indignation voire de la colère. Aujourd'hui, 'est l'avenir de la gauche et des fondements de notre modèle social
et républicain qui sont mis en question.
J'entends que la Gauche et la Droite seraient des concepts dépassés.
Qui sommes nous vraiment ? Il me semble que nous sommes, certes pas tout seul, à la foi la Gauche et la
République.
Nous allons insister plus sur la question sociale : Nous sommes donc la Gauche Républicaine et Sociale.
Pourquoi opposer les deux ?
Allions à la fois le vote et l'engagement, les résultats concrets et l'action globale, n'opposons pas la République
au social.
Je terminerai mon propos en citant Jean Jaurès «Sans la République, le socialisme est impuissant » MAIS «
sans le Socialisme, la République est vide »
Pour ma part, je pense que ce que nous avons à reconstruire, c'est la GAUCHE RÉPUBLICAINE.
Le 29 juin 2014
Éric TOLLÉNAERE
Premier Secrétaire suppléant Régional
Membre du Conseil National du MRC
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Michel Meley, président de la Fédération Française du Droit Humain, a pris la
parole au nom des obédiences présentes.
JOURNEE DE LA LAÏCITE
En ce 9 décembre 2014, date anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905), les obédiences
maçonniques sont appelées à se réunir Place de la Laïcité à Paris 15ème à 11h30.
Les obédiences réaffirmeront que la laïcité est un des fondements de la République et de la paix sociale,
l’espace public devant être soustrait à tout choix confessionnel.
Elles rappelleront que la laïcité, principe d’actualité et d’avenir, est le fondement majeur d’un vivre ensemble
apaisé et harmonieux.
Les obédiences maçonniques réunies Place de la Laïcité oeuvreront aux côtés de toutes les forces républicaines,
mais en toute indépendance à l’égard des partis, pour que la liberté individuelle de conscience et de culte
s’accorde avec la neutralité rigoureuse de toutes les institutions publiques.
Fédération Française du Droit Humain, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Traditionnelle et
Symbolique OPERA, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte de Memphis Misraïm, Grande Loge
Mixte Universelle, Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, Grande Loge des Cultures et de la
Spiritualité, Grand Orient de France
Les obédiences maçonniques française se sont retrouvées place
de la Laïcité le 9 décembre 2014.
Les obédiences maçonniques française se sont retrouvées place
de la Laïcité le 9 décembre 2014.
Le Vice-Président-Secrétaire Général
Alain REY-HARTMANN
Le Président Fondateur
Eric TOLLENAERE
vous présentent au nom du bureau du club République Sociale
leurs meilleurs voeux pour l'année 2015
ADHESION AU CLUB REPUBLIQUE SOCIALE
Nom……………………………………………… Prénom…………………………………………
N°………… Rue……………………………….. Ville ………………….. Code postal…………..
Adresse e-mail………………………………….. Tel..................................
Souhaite adhérer au club REPUBLIQUE SOCIALE
Cotisation annuelle : 30 € - Jeunes, chômeurs : 10 €
UNIQUEMENT L’ABONNEMENT AU BULLETIN REPUBLIQUE SOCIALE
Nom……………………………………………… Prénom…………………………………………
N°………… Rue……………………………….. Ville ………………….. Code postal…………..
Adresse e-mail…………………………………..
Souhaite s’abonner au BULLETIN
Montant : 20 €
« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé,
aucun remords pour le présent,
et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Jean Jaurès
Club RÉPUBLIQUE SOCIALE 4, Rue Maurice Barrès – 54220 MALZÉVILLE
Mail : clubrepubliquesociale@yahoo.fr Blog : http//erictollenaerealainreyhartmann.blogspot.com
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Nom……………………………………………… Prénom…………………………………………
N°………… Rue……………………………….. Ville ………………….. Code postal…………..
Adresse e-mail………………………………….. Tel..................................
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aucun remords pour le présent,
et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Jean Jaurès
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